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mercredi 25 janvier 2012

Trophées B-More Tough ! (2/5)




1/5 : trophée le parpaing d'or : les déceptions de l'année 2011
2/5 : trophée la truelle d'or : ces équipes qui sont chaque année dans une phrase de reconstruction et qui le seront encore pendant longtemps.
3/5 : trophée espoir de l'année : les petits débuts feront (peut-être) de grands moments.
4/5 : trophée le poil dans la main : ces équipes qui ont fait le boulot, sans génie, sans passion.
5/5 : trophée bon père de famille : les valeurs sures de l'année. 


La truelle d'or.

Avant-Propos : La dernière fois, j'avais évoqué que ce classement serait dominé par des équipes de la NFC. Force est de constater que je me suis un peu trop vite enflammé. En me replongeant dans mes notes et dans mes stats, j'ai décidé de bouleverser mon classement et de proposer aujourd'hui ce qui représente pour moi le top 3 des équipes dont le chantier est des plus conséquents et semble, année après année, ne pas avancer ! 











3ème Oakland Raiders (8- 8)

L'oeil de LauLau : Sur ce coup-là, je ne vais pas me fouler. On va prendre pour postulat de départ ce vieil article que j'avais écris il y a quasiment un an. Cela me fait bizarre de le relire; je ne vois que des maladresses sur la forme. B-More tough a été lancé en Août 2011, ce qui m'a permis d'évoluer dans mon style d'écriture. Enfin bref, revenons à nos moutons. 


  

Les Raiders, c'était la chose d'Al Davis. Le proprio fantasque voulait atteindre son dernier rêve : revoir les Raiders au SuperBowl. Se sachant en fin de vie, Davis a manœuvré pour avoir une équipe qui pourrait avoir des résultats de suite. Il fallait sauter l'étape d'une reconstruction de la franchise via des rookies, ce qui aurait été trop long pour lui. C'est pour cela qu'il a retenu, par exemple, un Stanford Routt (CB) à prix d'or. Il avait même planifié le scénario d'une éviction possible de Hue Jackson pour mauvais résultats : Al Saunders aurait pris la relève. 

La disparition de Davis a généré beaucoup de pathos dans une franchise qui ne faisait pas dans les sentiments : on a vu Hue Jackson verser sa petite larme au bord du terrain, scène émouvante au demeurant. Mais, surtout, nous en sommes arrivés à une situation ubuesque où Jackson, en étant le dernier head coach choisi par Davis, pensait que lui revenait de droit d'incarner le prolongement des valeurs défendus par le proprio. Par exemple, il est de source certaine que Hue Jackson voulait avoir un droit de regard sur la nomination du nouveau GM. Il n'était d'ailleurs pas rare de le voir se lâcher en conférence de presse : "Je serais la voix qui portera le plus au sein de cette organisation. Je vais régler ce qui ne va pas." Dans son approche, Jackson fait une erreur majeure : d'entrée, il discrédite Mark Davis. Il place le fiston dans une optique où celui-ci est obligé de réagir de la façon suivante : "hey mec, tu es le head coach, tu dois faire ce pourquoi tu es payé. Pas autre chose."  

En 2008, dans une séance de brainstorming, Al Davis se demande à quel poste le 1er tour de la Draft doit-il être consacré. Il fait un rapide tour de table : "Mark, tu en penses quoi ?" "Moi, je verrais bien un WR.", répondit le fils Davis. Ce qui provoque un gloussement général sur ces "jeunes" en dehors des réalités, attirés par tout ce qui est flashy.  

Citer cette anecdote m'amène au point suivant : il faut comprendre ce que la franchise représente pour Mark Davis. En voix-off, durant les conférences de presse, il confie aux journalistes qu'il est là pour déléguer. Il n'a pas la passion qui anime son père. Il ne sera pas, par exemple, l'équivalent d'un  Jerry Jones (Cowboys) qui interfère énormément sur l'avenir de sa franchise. Le GM aura tout le pouvoir. Et le fameux GM en question, Reggie McKenzie, veut tourner une page des Raiders qui s'écrira sans Hue Jackson. La première rencontre entre McKenzie & Jackson est brutale au possible : "Nous n'avons plus besoin de tes services."  



Mark Davis à gauche, Reggie McKenzie, le nouveau GM à droite.



En soit, ce fut un peu la raison du succès des Packers : cette capacité à laisser faire un GM qui travaille de concert avec son head coach. Mais quelle est la compétence réelle de McKenzie ? Seul le temps le dira. Au-delà de cela, on a trop tendance à croire que changer des têtes peut suffire à ramener des bons résultats. Mais Oakland doit encore digérer les décisions du passé. Je pense notamment à la venue de Carson Palmer qui a coûté horriblement cher. Un nouveau GM veut un nouveau coach qui veut un nouveau QB; la ritournelle est bien connue. McKenzie a  indiqué que Palmer serait le prochain QB des Raiders, à condition qu'il n'y ait pas un bon joueur qui le pousse dehors. Mais est-ce que Palmer souhaiterait rester dans une ambiance où il ne se sentirait pas désiré ? On a vu comment ça s'est terminé avec les Bengals. Bref, à tout point de vue, la situation des Raiders n'appelle pas à l'optimisme. 
   

Bust & Winning ! : Horohoro, fraîchement converti au foot US, a rejoint la Raiders Nation et nous donne son avis de fan : 

"Cette saison des Raiders me laisse un sentiment très mitigé. Presque toutes les victoires ont été à l'arrache (pas plus de 10 points d'écarts). Par contre, il y a eu plusieurs grosses défaites qui ont joué sur le moral, notamment contre les Chiefs avec l'humiliation 28 à 0, les Packers qui ont gagné 46 a 16, voir même, contre Miami,  qui a mis un 34 a 14.

McFadden s'est à nouveau blessé et a raté la moitié de la saison. Déjà 4 saisons en NFL et encore aucune avec 16 matchs. C'est à se demander si son corps va suivre le rythme un jour. D'un autre côté, Bush, qui est arrivé la même année que McFadden, profite de ses blessures pour s'imposer de plus en plus et a réussit cette année sa meilleure saison, autant sur les rush qu'en réception. Je me demanderais presque si je ne préférerais pas le voir devenir starter l'année prochaine. Il a l'air beaucoup plus fiable que son comparse.


(Note de LauLau : Il est toujours très difficile de juger le poste de RB. A force d'observer la NFL, j'ai acquis la conviction - je ne dis pas qu'il s'agit d'une vérité; c'est juste mon opinion - RB est un poste particulièrement exposé. Énormément de contacts, de coups. C'est un poste où l'on ne dure pas. A de rares exceptions. Toute l'optique d'un RB durant ses premières années sera de se battre comme jamais pour décrocher un contrat fort rémunérateur à l'issue de son contrat de rookie. Un RB est motivé par cela, conditionné pour cela. Une fois atteint, il n'est pas rare de le voir s'installer dans une certaine forme de confort. Ses performances s'en font nettement ressentir : s'il se trouve au sein d'une franchise qui n'a quasiment aucune chance d'aller au SuperBowl, que lui reste-t-il pour se battre ? Quelle sera sa motivation ? Elle ne sera pas financière puisqu'il a déjà son contrat en poche. Ceci permet de mieux comprendre pourquoi les franchises sont généralement réticentes à l'idée de devoir bourse délier. Chris Johnson en fut le parfait exemple en début de saison. La crise autour de Peyton Hillis et sa blessure diplomatique est également symptomatique.) 

Au niveau des QBs, Campbell commençait bien sa saison mais s'est blessé. Vraiment dommage ! Cette franchise a l'air maudite avec toutes ces blessures. Ou ils devraient cesser de prendre des "injury prone". Kyle Boller est arrivé et j'ai pleuré. 

Note de LauLau : Rions avec Kyle Boller :






 Peu après, je découvrais un nouveau QB, un ancien qui n'est pas mauvais mais dont on ne sait pas vraiment ce qu'il amène à Oakland. Enfin, ça sera toujours mieux que Boller. Forcé de jouer beaucoup trop tôt sans avoir bien pu apprendre tout les plays, Carson Palmer lance 3 interceptions dès le premier match. Renversant ! Il va tout de même sortir quelques bons matchs, tout en alternant le médiocre. Ça se voit à ses stats : après 10 match, plus d'interceptions (16) que de touchdowns (13). Je reste perplexe, surtout quand je vois ce qu'il a coûté au niveau des places de Draft.

"Au niveau des WR, deux joueurs que j'apprécie sont Jacoby Jones et Denarius Moore. Ce ne sont pas de grands WRs mais ils se sont battus. La défense me plaît également. Il y a de nombreux jeunes et certains montrent du potentiel."


L'actualité : Greg Allen a donc été choisi par Reggie McKenzie pour devenir le nouveau Head Coach des Raiders. Avant de s'y intéresser, on va s'arrêter un instant sur une anecdote qui interpelle.

McKenzie pensait à plusieurs anciens de la maison Packers pour occuper le poste. Au fil des jours qui sont passés, la liste du GM des Raiders s'est réduite à deux noms : Winston Moss (assistant Head Coach, coach des ILB chez les Packers) & Greg Allen (coordinateur défensif des Broncos). McKenzie a rencontré une seconde fois Moss. C'était lors de la journée qui avait précédé la défaite des Packers contre les Giants. Or, selon le règlement de la NFL (page 8 de la "Anti-Tampering Policy"), "les franchises, qui ont des bye-weeks durant la wild-card, doivent mener à bien les entretiens avec les coachs avant la fin des matchs de wild-card." En clair, Oakland aurait du s'entretenir six jours plus tôt avec Moss, ce qu'elle ne pouvait pas faire puisque Hue Jackson était encore le Head Coach. Les Raiders se retrouvent donc en violation du règlement de la NFL. Vraiment ? Pas tout à fait. Greg Aiello, le porte-parole de la NFL, s'est chargé d'éteindre l'incendie : "La structure mise en place pour les entretiens a pour but de minimiser les conflits entre employeurs et employés, tout en laissant toutefois une fenêtre pour des opportunités. Le règlement impose une structure mais n'est pas rédhibitoire."

En d'autres mots, la Ligue permet à ce que des franchises (ici, les Packers) fassent des faveurs à d'autres (ici, les Raiders). Soit. Mais si la Ligue autorise les franchises à ne pas suivre le règlement, elle devrait donc le modifier.

Pour ce qui est maintenant de la nomination d'Allen, il est intéressant de voir que McKenzie, dans son processus de décision, a tout d'abord enlevé de sa liste tout les coordinateurs avec un background offensif. Ainsi, Mike Tice (Bears) & Marty Morhinweg (Eagles) ont été éliminés. Le dernier Head Coach, à avoir eu une approche défensive, se nommait John Madden.  





Que penser maintenant de la nomination d'Allen ? La réaction qui revient régulièrement, c'est : "un bon choix. Il a fait un excellent boulot en transformant la défense des Broncos." Certes. Mais Steve Spagnuolo était également un excellent coordinateur. Cela ne l'a pas empêché de mener St-Louis au bord du gouffre. Etre un bon coordinateur n'est pas une garantie à de futurs succès en tant qu'Head Coach. Je préfère donc retenir la réaction de Kate Longworth, qui m'a bien amusé : "Si vous ne pouvez pas les battre, allez leur piquer leur coach." Longworth fait évidemment référence aux Broncos.



Richard Seymour & Kate Longworth (CSN Bay Area).





















2ème Chicago Bears (8- 8)

L'oeil de LauLau : 2009 & 2010 furent une farce grotesque et un tournant décisif dans l'histoire de Chicago. A-t-on accordé trop de crédits à Coach Lovie Smith après ses débuts en fanfare (2004- 2006) ou la franchise abritait-elle en son sein les raisons de sa déchéance ? La question mérite réflexion. Le malheur finalement pour Lovie Smith, c'est d'avoir atteint le SuperBowl trop tôt (2006). Il aurait fallut que la franchise continue à travailler, à se développer. Au contraire, elle ne s'est pas remise en question, bercée par l'euphorie d'un tel résultat.  Elle n'a pas renouvelé la génération des joueurs emblématiques de la franchise (Urlacher, Briggs, Tommie Harris...) à de rares exceptions (Matt Forte). Une perte d'identité qui se traduit par de lourds investissements fort dommageables afin de tenter de rattraper le temps perdu (la perte du 1er tour de Draft en 2009 & 2010 pour l'acquisition de Jay Cutler sans oublier les 100M $ investis en une journée pour aller chercher Julius Pepper, Chester Taylor & Brandon Manumaleuna) pour retrouver le lustre d'antan. Mais on n'achète pas les bons résultats; on les cultive. Allez dire cela à Jerry Angelo, le désormais ancien GM qui a géré les Bears comme une entreprise.





Jerry Angelo est à mon sens largement responsable d'une telle dérive. A la fin des années 1980, le nom d'Angelo - qui était alors directeur du personnel de Tampa Bay - est déjà associé à des erreurs de management, mais également aux nombreuses divisions qui ont agité le front office des Bucs. Lorsqu'il est nommé GM des Bears en 2001, sa première décision est de virer Coach Dick Jauron (actuel coordinateur défensif des Browns). La quête d'un successeur est symbolique : alors que tout les médias donnent Nick Saban (actuel coach d'Alabama) favori, Angelo prend tout le monde à contre-pied en choisissant Lovie Smith. Ce dernier présentait l'avantage d'être malléable, alors que l’irascibilité de Saban le rendait difficilement contrôlable et aurait pu mettre en danger le poste d'Angelo (d'autant plus que Saban n'avait pas caché son intérêt pour la double étiquette GM - head coach).   

Il y a un détail qui est tout de même fort amusant : en 2007, Angelo est dans une optique "free agency begins at home". Il n'a alors pas d'intérêt pour les gros noms de la free agency et se concentre sur l'optique de sécuriser les joueurs présents dans l'équipe (de nouveaux contrats pour LanceBriggs, Tommie Harris & Kyle Orton entre autres ). En 2010 & 2011, au contraire, il se focalise sur la free agency et fait la quasi-sourde oreille aux demandes de nouveaux contrats de ses joueurs. Etre une girouette n'est jamais compatible avec le sens des affaires.

Angelo a d'autres casseroles à son actif. En 2008, il utilise le 14ème tour de la Draft pour un joueur - Chris Williams - dont le staff médical des Bears connaissait la nature de la blessure (un disque endommagé dans la colonne vertébrale) suite à un "individual workout". Le 2 Avril 2009, Chicago dut se résoudre à aller chercher le vieillissant Orlando Pace (la légende des Rams) pour pallier les insuffisances de Chris Williams. Aujourd'hui, le joueur a été replacé LG par Mike Tice et n'est pas franchement ce que l'on peut appeler "un foudre de guerre". 




Lors de la Draft 2011, le QG des Bears est en ébullition : Angelo a coché le nom de Gabe Carimi (T). Mais il craint de voir le rookie partir du côté d'Indianapolis. Il prend alors contact avec les Ravens : l'optique est d'avancer dans la Draft et de sélectionner avant les Colts. Un accord est pris avec son alter-égo de Baltimore. Cependant, cet accord doit être validé par un commissaire de la NFL. Les deux GM doivent donc le contacter. L'info tombe soudainement : les Colts ne vont pas sur Carimi mais sur Castonzo. Angelo respire. Les Bears n'ont plus besoin de bouger dans cette Draft. Mais comment faire ? Angelo s'est pourtant engagé auprès d'Ozzie Newsome pour céder son premier tour de Draft notamment. Le GM prétextera un problème de téléphone qui l'aurait empêché de prendre contact avec le commissaire  de la NFL. Le mal est fait : le corbeau s'était transformé en dindon et Baltimore perdit une place dans la Draft.

Le manque de classe d'Angelo se retrouve dans la gestion des hommes. Très visible dans la gestion des dossiers Greg Olsen, Olin Kreutz, voir même Matt Forte, Angelo ne s'embarrasse pas avec les sentiments, quitte à blesser la susceptibilité des plus anciens, ceux qui ont défendu fièrement les couleurs de Chicago. Appliquer un management d'entreprise dans le domaine sportif est d'une belle gageure.   

On le sait depuis : les Bears ont viré Jerry Angelo & Mike Martz (coordinateur offensif), ce qui est probablement la meilleure initiative de la franchise depuis bien des années. Même si le départ d'Angelo est un réel espoir pour Chicago, il faut garder à l'esprit que le roster est vieillissant. Par exemple, Brian Urlacher, capitaine courage, va sur ses 34 ans. La reconstruction risque d'être très longue. 


Bust :   

Malgré des résultats en dents de scie, Chicago avait une réelle opportunité de retourner en playoffs. Perdre sur blessure Jay Culter & Matt Forte sonna le glas dans les espoirs de la franchise. 

Autre bust : J'Marcus Webb, le LT, est le symbole d'une franchise en souffrance en terme de détection de talent à la Draft.

Winning ! : L'expérience des vieux grognards fait plaisir à voir. Mené par capitaine courage, Brian Urlacher, la défense a été rough et par moment intraitable, comme on sait l'apprécier sur le blog.  






L'actualité : Avant d'aborder les dernières news qui ont un lien direct avec l'évolution de la franchise, on va faire un petit retour sur "Real Sport with Bryant Grumbel". L'émission a livré l'autre jour un reportage assez édifiant sur la fameuse "potion magique" qui masque la douleur. On l'appelle le toradol. Ce n'est pas un narcotique; on n'en devient pas dépendant et son usage est parfaitement légal. Ce qui fait qu'une quantité inimaginable de joueurs l'utilisent. Ainsi, l'ancien Center des 49ers, Jeremy Newberry, expliquait durant l'émission qu'il a "vu de 20 à 30 joueurs en rang qui attendait leur dose à chaque rencontre.

Les joueurs ne connaissent généralement pas les risques encourus d'un excès de ce produit, à savoir la possibilité d'hémorragie dans l'estomac ou des reins totalement bousillés. Brian Urlacher, un grand consommateur de toradol, a confirmé cet état de fait en découvrant sous l’oeil de la caméra les risques générés par ce produit. En prendra-t-il de nouveau à l'avenir ? "Même en connaissant désormais les risques, je continuerais probablement à prendre des doses.

C'est la ritournelle habituelle : les joueurs de foot veulent jouer au foot. Urlacher l'a d'ailleurs confirmé durant l'émission; il lui est arrivé de cacher un traumatisme pour pouvoir continuer à être sur le terrain. Le blog a toujours affiché clairement ses convictions concernant la santé des joueurs (notamment ce qui concerne les casques en avant qui entraînent des traumatismes) : des hommes et des femmes prennent parfois des risques beaucoup plus graves au quotidien dans des métiers qui sont bien moins rémunérés. Que les joueurs assument les risques en entrant sur un terrain ne me dérange pas. Par contre, là où cela pose problème, c'est lorsque les joueurs en question prennent leur retraite et constatent à 40 ou 50 ans les ravages d'années d'excès en médication. La NFL est actuellement poursuivie sur le motif que le toradol exacerbe les symptômes de traumatisme. Et c'est pour cela que la NFL & la NFLPA doivent se réunir autour d'une table et accoucher d'un document que chaque joueur, commençant une carrière pro, devra signer : il confirme avoir conscience que jouer au football et prendre de la médication qui permet de jouer au football entraîne des risques que le joueur se doit d'accepter.

Ceci dit, retournons à nos moutons. Ou plutôt à nos oursons. Difficile d'avoir beaucoup de contenu sur le sujet : nous sommes encore très tôt dans la recherche du bon candidat au poste de GM. Il ne demeure que deux hommes en piste.

Le premier, le favori et le plus motivé (il déclare à qui veut l'entendre qu'il veut le poste) se nomme Phil Emery. L'homme avait débuté sa carrière de scout chez les Bears avant de travailler pour Thomas Dimitroff (un ancien Patriots) à Atlanta. Il travaille actuellement pour Scott Pioli (GM des Chiefs). L'entourage d'Emery dit de lui qu'il s'agit de quelqu'un d'acharné car il a une passion invraisemblable pour la détection de joueurs.

Le second, c'est Jason Licht qui travaille actuellement sous les ordres de Bill Bellichik. Lui aussi a travaillé dans le passé avec Pioli. Licht offre l'avantage d'une personnalité attachante qui séduit les joueurs. Un sacré changement après Angelo. 

Licht étant un membre des Patriots, les Bears doivent désormais accélérer le pas pour le second entretien qui interviendra selon toute vraisemblance en fin de semaine.


Phil Emery
  
Il est à noter que Phil Emery offre l'avantage d'avoir déjà travaillé avec Tim Ruskell (directeur du personnel des Bears et 3ème choix pour le poste de GM. Ruskell a été éliminé de la course en début de semaine).  
 





















1er Miami Dolphins (6- 10)


L'oeil de LauLau : ah, quelle ironie du sort ! Stephen Ross, le proprio des Dolphins, avait pris soudainement conscience de la nécessité d'en venir à un QB de franchise (pour rappel, il s'était opposé à la venue de Kyle Orton pour suppléer Chad Henne, ne considérant pas l'ancien Broncos comme un joueur capable d'avoir une quelconque valeur ajoutée). Miami était alors en bonne position pour remporter le challenge "Suck 4 Luck". En vain, Coach Tony Sparano trouvait enfin le moyen d'unifier son équipe en se victimisant. Les Dolphins terminaient la saison avec 6 victoires pour 3 défaites. Adieu donc Andrew Luck ! Dans une franchise qui n'a pas encore coupé le cordon ombilical avec son passé, le QB de Stanford ne sera pas le nouveau Dan Marino :







 Et adieu toute bonne place à la Draft qui aurait pu accélérer le processus de reconstruction. A défaut de laisser son empreinte dans l'histoire des Dolphins, un Coach Tony Sparano, qui se savait de toute façon condamné, peut se réjouir d'avoir eu un impact sur l'avenir de la franchise : ces victoires décrochées à l'arraché placent son ancien employeur dans l'expectative, ce qui est d'autant plus appréciable au vu de sa nouvelle fonction : coordinateur offensif des Jets :



     

L'ironie ne s'arrête pas là. Le 13 Décembre 2011, le Miami Herald titrait : 




Le 5 Janvier 2011, Ross rencontrait bel et bien Jim Harbaugh, malgré les dénégations du proprio. On sait que Harbaugh a finit chez les 49ers. Question d'argent. L'offre du côté de San Francisco était trop alléchante. Ross n'avait alors pas encore pris conscience qu'il était impératif d'investir sur un Coach "haut de gamme". 

Outre le manque d'anticipation et de réalisme de Ross (nous allons y revenir), Miami ferait bien d'avoir enfin du "flair". On sait que Joe Philbin est le nouveau Head Coach. Mais observons un détail : Reggie McKenzie, ancien directeur du personnel des Packers, est donc devenu le GM des Raiders. Pour le poste de Head Coach à Oakland, McKenzie a songé à Winston Moss (assistant head coach des Packers) ou encore Darren Perry (coach de la secondary), mais pas à Philbin (coordinateur offensif). Qui mieux que McKenzie pour savoir qui a la compétence nécessaire chez ses anciens collègues des Packers pour devenir Head Coach ? Si Miami veut renouer avec sa "légende", les Dolphins feraient bien de penser comme l'ancien champion (Packers). 

Ce "flair" doit être cultivé et se développer par l'intermédiaire des bonnes personnes. Il y a cette blague qui tourne en ce moment et qui en dit long sur la façon dont l'organigramme des Dolphins est perçu par les fans :










Ross montre encore une fois une réelle incapacité à prendre les bonnes décisions en temps et en heure. Pour lui, la structure de la franchise est mieux gérée avec la présence d'un GM tel que Jeff Ireland. C'est sa façon de travailler, sa façon d'appréhender le monde du football et de s'organiser en conséquence. Une anecdote en disait long en début de saison : un Coach Tony Sparano mécontent, pointait du doigt un roster avec de trop rares talents. Il avait alors utilisé l'argument des 7M $ de réserve sous le salary cap comme la preuve que Ireland était plus intéressé à se faire bien voir de Ross en épargnant de l'argent, plutôt que de se montrer compétitif sur le terrain. 

Aboutissons à l'essentiel : Miami ne représentait de toute façon pas une opportunité pour un "coach star" (Jeff Fisher parti chez les Rams) ou un "jeune Don Shula". Ireland a la main mise sur certaines prérogatives qu'un Head Coach jugerait  essentiel (recrutement...). Sans oublier le fait qu'en ayant reculé dans la Draft, la franchise n'offre pas le potentiel d'une reconstruction en profondeur comme certains de ses concurrents (St-Louis, Tampa Bay...). Seul un coach de second choix pouvait accepter de coacher une franchise qui est actuellement de seconde zone. Ouvrir le porte-monnaie pour recruter un "coach star" ne suffit pas; il faut encore que Ross prenne conscience que le rapport qu'il se fait de la fonction de GM doit évoluer. Il y viendra certainement, mais dans un an ou deux, après de nouvelles et amères désillusions pour la franchise. Difficile d'être optimiste aujourd'hui sur le sort de la franchise de Miami.   


Scoop ! : cliché de Verchain, un fidèle fan des Dolphins, en Janvier 2013 !

Bust & Winning ! : Miami était branché sur le courant alternatif cette saison. A l'image de Vontae Davis, de Reggie Bush ou encore de Brandon Marshall qui ont alterné le bon et le médiocre, Miami souffre d'un trop grand nombre de joueurs peu fiables, au comportement indolent et qui abandonnent vite lorsque tout va mal. J'ai réellement du mal à voir ces gars investis et unis dans le dépassement de soi & la combativité. L'absence d'un réel leader, d'un mec capable de tirer ses coéquipiers vers le haut y est certainement pour quelque chose : au lieu de claironner dans les médias qu'il est le meilleur ILB de la NFL, bien meilleur que Ray Lewis & Brian Urlacher, Karlos Dansby ferait mieux de s'occuper de son équipe et de prendre exemple sur ces vétérans qui sont des exemples de professionnalisme et de leadership. Quant à l'optique de voir Reggie Bush comme un leader, cela faisait sourire avant le début de la saison. Je ne vois rien qui ait changé aujourd'hui.


L'actualité : Miami s’intéresse à Mike Sherman pour le poste de coordinateur offensif. Tout fraîchement viré des Aggies (Texas A&M) avec un record peu glorieux de 25- 25 en quatre ans, l'homme avait également été viré le 2 Janvier 2006 des Packers, après avoir laissé Green Bay en proie à un terrible 4- 12, soit le premier record négatif de la franchise en 15 ans.  


Sur cette photo, Sherman a un petit côté Lionel Jospin.

Si Sherman était signé, il tomberait sous le sens de voir Miami drafter Ryan Tannehill. Pour la petite histoire, le QB des Texans A&M souffre actuellement d'une fracture au 5ème métatarse de son pied. Selon toute vraisemblance, il ne sera pas remis pour le Combine - la grande évaluation des futurs rookies - ce qui devrait entraîner un slide dans la Draft. En écrivant ces quelques lignes, j'ai jeté un coup d'oeil sur des vidéos de Tanehill; j'y ai découvert un joueur qui effectue ses meilleurs lancers sur des curls ou des comebacks routes. Sur des schémas un peu plus élaborés, le QB souffre d'un manque de précision assez conséquent. Un réel potentiel de futur Chad Henne en quelque sorte; il n'est pas sur que Ross apprécie. 

Et puisque nous en sommes au rayon des spéculations, il se murmure que Miami aurait rejoint une liste constituée des Jets, des Redskins & des Cardinals sur le dossier Peyton Manning. A 35 ans et pour son dernier grand challenge, il est difficile d'imaginer Manning faire le choix de l'exotisme. Un argument pourrait bien l'influencer : sa famille se trouve du côté de New York. En cas d'échec, Philbin pourra toujours se tourner sur une piste bien plus réaliste : Matt Flynn (Packers), qui présenterait l'avantage de connaitre les schémas du Head Coach des Dolphins. "On va avoir des joueurs qui vont jouer rapidement. J'aimerais vous dire que l'on va inscrire 560 points l'année prochaine. Je n'en suis pas encore sur. Et puis il s'agit d'un jeu d'équipe dans lequel le QB apporte toute son aide.", avait déclaré Philbin Samedi dernier.












vendredi 30 décembre 2011

NewNiouz (30 Décembre 2011)






Jacksonville Jaguars (4- 11) @ Tennessee Titans (8- 7) : 17- 23 
Samedi 24 Décembre - 19h 00 - LP Field, Nashville, TN 




2 visions de Noël chez les Titans : la 1ère avec LaDonna Graves...


... la seconde avec Howard Parker.

Deux franchises où l'actualité s'est avérée quasi-inexistante ces derniers jours. On se projettera donc en avant et on s'interrogera donc sur les tenants & les aboutissants de la rencontre opposant les Jaguars à leurs rivaux de l'AFC South, les Colts en Week 17. Une question : et si les Jaguars étaient le seul obstacle entre les Colts et le rookie que tout le monde promet à un brillant avenir : Andrew Luck ? Faire en sorte que Luck ne se retrouve pas dans l'AFC South - et que le 1er choix de la Draft soit pour les Rams - serait certainement d'un grand bénéfice pour les Jaguars. Mel Tucker, le coach intérimaire des Jaguars, ne le voit pas ainsi et veut profiter de cette occasion pour rendre hommage au proprio actuel, qui partira à la fin de la saison : "On veut finir fort. C'est une rencontre à la maison. M. Weaver & Delores, nous vous devons beaucoup. Donc, nous autres, joueurs et coachs, on va donner le meilleur de nous-mêmes."

Pour ce qui est des Titans, on se projettera carrément en 2012. Alors, Mike Munchak, stop ou encore ? C'est une longue histoire entre le head coach des Titans et l'université de Penn State. Cette dernière n'a toujours pas remplacé Joe Paterno. Mais Munchak semble se plaire à Tennessee. Enfin, bon, chaque chose peut changer du jour au lendemain; la qualification des Titans pour les playoffs prend ici toute son ampleur. Il sera temps d'en reparler après et d'évacuer le fait - coïncidence troublante - que la famille de Munchak se trouve dans la Pennsylvanie.


      
LauLau avait parié sur les Titans car :

"Si Gabbert avait une paire de mains et pouvait réussir à battre deux ou trois fois les Titans sur la profondeur, cela pousserait les Titans à assurer le back end de leur secondary."

198 yards en 42 tentatives (21 passes réussies) et surtout une moyenne de 4,7 yards par tentative. Les Titans n'avaient définitivement rien à craindre sur ce secteur de jeu-là.


                                                                                                                                                                            


Miami Dolphins (5- 10) @ New England Patriots (12- 3) :  24- 27
Samedi 24 Décembre - 19h 00 - Gillette Stadium, Foxboro, MA 


Ça, c'est une entrée au stade !



Les miss Noël des Patriots.

Bellichik s'était déjà singularisé cette saison par un râle de jouissance lors de la victoire contre les Jets : "La meilleure défense de la NFL ? Suces ma bite !" Hais ou détesté, il faut néanmoins reconnaître sa compétence. Je ne vais pas refaire l'histoire du match contre les Dolphins. Cela a déjà été analysé sous toutes les coutures sur d'autres sites. Je m'attarderais, par contre, sur la rentrée aux vestiaires à la fin du second quart; où les Pats étaient menés 0- 17. Là, Bellichik se laisse aller dans son style si personnel.

"Ce n'est probablement pas légal que je raconte ce qu'il nous a dit. Donc je vais me taire. Disons qu'il y aurait eu beaucoup de bips de censure.", expliquait Jerod Mayo. Brian Waters (G) se montre compréhensif - admirez d'ailleurs son sens de la formule : "C'est la pause et vous êtes mené 0- 17 dans un match très important. Donc je pense que l'emphase a été mise là où cela nécessitait de la mettre." 

Bellichik s'est exprimé sur ce passage dans les vestiaires mouvementés : "On se doit de faire les choses mieux. On n'a rien fait comme il le fallait dans aucun secteur de jeu. Je sais que l'on est capable de bien mieux et les joueurs l'ont déjà montré. Ils l'ont montré. Tout n'a pas été parfait, loin de là. Mais il y a eu quelques bons plays, donc ça va."

Autres inquiétudes : Logan Mankins souffre du genou; il a prévu de guérir durant la bye-week. Mais c'est surtout la curieuse absence de Tom "Pretty Boy" Brady lors de la séance d'entraînement de ce Mercredi qui a amené à se poser pas mal de questions. Ce n'était pourtant pas lié au chat avec Chris Berman. Peut-être l'épaule qui a souffert contre les Dolphins ? Les Patriots assurent que ce n'est pas un problème de blessure. Et Jeudi soir, on nageait en pleine confusion comme le montrait ces deux tweets du journaliste Adam Schefter en une heure :








Toute l'actualité la plus récente des Patriots : ici.

Du côté des Dolphins, outre la blessure du tackle, Jake Long, on retiendra surtout cette semaine la sortie médiatique de Brandon Marshall. Pour bien la comprendre, il faut revenir sur le premier face-à-face entre les Dolphins & leurs rivaux des Jets dans le courant du mois d'Octobre et notamment sur un gros clash entre l'animateur de la radio WFAN, Mike Francesa & Darelle Revis. Cette vidéo que j'ai trouvé est assez pénible à regarder; le gars, qui filmait, avait visiblement le mal de mer - mais c'est le meilleur compromis entre un son décent & une séquence non coupée.





On l'a compris : le sujet tourne autour de l'interception pour un TD de 100 yards de Revis. Il y a t-il une defensive pass interference qui aurait du être sifflée (on voit Revis agripper le maillot de Marshall) ? Marshall est-il tombé dans les bras de Revis, obligeant celui-ci à le repousser (explication donnée non sans rire par Revis) ?  

"Premièrement, si vous connaissez un tant soit peu le football et que vous avez vu les images, vous pouvez voir qu'il était en train de tomber... la seule chose que je pouvais faire, c'était de mettre en avant mes mains. Ensuite, lorsque j'ai vu le ballon, je l'ai bougé pour faire l'interception; je l'ai poussé.", expliquait Revis. Mais Francesa s'accroche à son idée et s'entête : "Hey, vous pouvez dire tout ce que vous voulez. Mais vous savez que vous ne pouvez pas le toucher comme cela sur un terrain." On est en plein incident diplomatique : "Voilà pourquoi personne ne veut répondre à vos interviews.", se plaint Revis. A l'autre bout du combiné, Jared Winley, le porte-parole des Jets, demande à Revis de raccrocher au nez de Francesa, ce qui se produira finalement. Le jour suivant, Winley se fendra d'un communiqué : "En ma qualité personnelle, au vu du ton de l'interview, j'aurais du demander à Mike Francesa de changer de sujet au lieu de demander à Darelle de raccrocher. C'est une erreur de ma part. J'ai appelé le producteur de Mike pour m'excuser." Je terminerais ce passage (car le sujet n'est pas sur Francesa) en précisant que les relations entre Francesa & la franchise des Jets n'ont jamais été bonnes. Cela date à la fin de l'année 2009 où Francesa s'était laissé aller à un bashing anti-Jets & anti-Ryan. La hache de guerre avait été vaguement enterrée lorsque Francesa avait visité les camps d'entraînement de Florham Park, repartant avec les interviews des principaux acteurs des Jets (Ryan y compris).

Tout cela pour arriver à la sortie de Brandon Marshall, qui avait préparé sa propre théorie personnelle ce Mercredi en conférence de presse face aux médias new-yorkais pour la rencontre retour entre les deux franchises : "D'un certain côté, ma technique aurait pu être meilleure. Mais il y a aussi le syndrome Michael Jordan. Il faut oser aller à côté de Michael Jordan pour lui dire qu'il a fait faute. Ça marche comme ça dans le football. Vous savez, il y a certains gars qui flippent de lancer le drapeau jaune." Pour Marshall, dans une telle situation, la defensive pass interference est signalée neuf fois sur dix. "J'ai tracé ma route. Je suis l'un des visages de ce sport. Mais je n'ai pas l'importance de Darelle. Donc, lorsqu'ils ont de choisir, ils vont en faveur de Darelle."

Bien entendu, dans ce duel de grande gueule, Revis ne pouvait pas laisser faire. Il a répondu cette nuit : "Au fait, à propos du syndrome Michael Jordan ou le syndrome Kobe Bryant - qu'importe comment cela s'appelle - ça marche dans les deux sens. Je veux dire que Brandon Marshall a pour habitude sur ses routes de pousser son adversaire. Je n'utilise pas cela comme une réponse à l'envoyeur; c'est juste quelque chose que je sais qu'il fait dans les matchs (...) Je crois qu'il essaie surtout d'influencer les arbitres." Plus tard, le NFL Network a réuni Ed Reed (FS - Ravens) à Brandon Marshall dans une passionnante vidéo technique sur la pass interference. L'occasion pour Marshall de confirmer ses propos : "Tous les yeux sont maintenant tournés sur les arbitres et sur l'île." (référence à Revis island).

Passons maintenant à un autre joueur fantasque de Miami : Reggie Bush (RB).





Jamais Bush n'avait dépassé les 581 yards en saison; il en est à 1086 yards avec Miami. Alors, forcement, cela donne des ailes. Est-ce que Bush pourrait se voir au sommet de la hiérarchie des RBs de la NFL un jour ? "Oui, je peux le faire (...) j'ai passé beaucoup de temps à étudier beaucoup de joueurs, dont notamment Chris Johnson. J'en ai regardé une tonne de ses courses et spécialement l'année où il a dépassé les 2000 yards. Et ouai, je me sens vraiment capable de produire beaucoup." Soyons terre-à-terre par rapport à notre réaction aux propos du RB : Bush jouit d'une situation très particulière à Miami où il est le principal artificier du jeu de course. Selon toute vraisemblance, Tony Sparano ne sera plus le Head Coach des Dolphins en 2012. L'avenir de Bush dépendra entièrement de la volonté du nouvel homme fort qui sera probablement nommé dans quelques semaines. Et si, celui-ci, se décide à opter - comme cela se fait de plus en plus souvent dans la NFL - sur un jeu de course se reposant sur plusieurs menaces, Bush se retrouverait alors dans une situation similaire à celle des Saints où il devait partager ses courses avec Pierre Thomas et Chris Ivory. Une situation dans laquelle il n'a jamais brillé.

On notera également l'officialisation de la retraite de la légende du coin. Remember Jason Taylor :





LauLau avait parié sur les Patriots car :

"Même si je pense que Tom Brady cache quelque peu la misère chez ces Patriots cette année"

On a pu le vérifier avec une première moitié de match assez surréaliste.

"Pour espérer une belle surprise, Brian Daboll (OC des Dolphins) doit considérer une grosse partie de Reggie Bush & Daniel Thomas, contrôler l'horloge et faire en sorte que Tom Brady reste sur le banc le plus longtemps possible."

Pour contrôler l'horloge, faut-il encore transformer ses 3rd down... (5 sur 13). Les circonstances du match, avec le retour incroyable des Pats dans le 3ème quart, n'a pas favorisé le jeu au sol.

                                                                                                                                                                            

Denver Broncos (8- 7) @ Buffalo Bills (6- 9) : 14- 40 
Samedi 24 Décembre - 19h 00 - Ralph Wilson Stadium, Buffalo, NY 


Les Buffalo Cerfs, ça sonne tout de suite moins bien.




Cachez aux petits enfants qu'il y avait plusieurs Père Noël par stade !



A Orchard Park, des hôtesses sont mises à votre disposition...



La semaine précédente chez les Broncos.







Pour fêter dignement le formidable match de Tim Tebow la semaine dernière, je vous aurais volontiers ramené quelques photos de "Faites le Tebow". Mais on va laisser marcher la féerie de Noël et rester sur les quelques photos plus haut. Il y a un détail amusant à noter : la Tebowmania n'a pas mené Petit Jesus au Pro-Bowl. Pour ce qui est du vote des fans, Tim Tebow finit 3ème. Mais la voix des fans compte pour 1/3 du résultat final. Les joueurs + les coaches comptent pour 66,6 % dans le choix final de la sélection pour le Pro Bowl. Ce qui explique que Philip Rivers soit remonté in extremis.

En fait, c'est la fin d'une époque bénie à laquelle nous assistons : mêmes les coaches n'ont plus peur de l'incroyable effronterie du gamin turbulent. Les Patriots et donc les Bills ont réussi un formidable boulot en contenant Tebow dans la poche et en le poussant à lancer. Cette semaine, Coach Crennel (Chiefs) a indiqué qu'il essaierait de s'inspirer du travail de ces deux équipes dans l'optique de l'affrontement contre les Broncos en Week 17.

Pour en revenir à la rencontre contre les Bills, il est à noter que la NFL a procédé cette semaine à une petite modification : la Ligue a jugé que l'une des interceptions de Tebow était en fait un fumble. Ce qui nous donne un total de 12 fumbles cette saison pour le QB - seuls Matt Moore (Dolphins) & Blaine Gabbert (Jaguars) ont fait pire. L'une des plus grandes forces de Tebow - tel que le gamin nous était vendu par ses fans - était sa capacité à se prémunir contre les turnovers. Cela fait cinq matchs consécutifs que Petit Jesus se met à fumble et surtout six fois en trois rencontres. C'est la démonstration par les faits de la faiblesse de Tebow : d'une part, sa prise de décisions est effroyablement lente. Tebow a besoin d'une évidence pour lancer le ballon. Sa lecture est mauvaise. De ce fait, en prenant trop de temps, le QB prend beaucoup de coups et fumble. Le style de course de Tebow est également générateur de fumble. L'erreur trop souvent commise par les fans de la NFL est d'attribuer à Tebow les victoires de Denver ces dernières semaines. La surexposition médiatique du jeune n'aide pas. Mais Denver compte avant tout sur une mécanique bien précise : une grosse performance de ses RBs + de sa défense pour atteindre le 4ème quart où Tebow peut faire parler son style si particulier. C'est une approche à bas-risque du football que le staff de Denver a mis en place et même cela n'empêche pas Tebow d'effectuer tout ces turnovers.

Lors de la week 17, il y aura beaucoup de rencontres à voir. Le Broncos vs. Chiefs qui s'annonce opposera Tebow à Kyle Orton. Pas de quoi inquiéter en apparence le vice-président de Denver, John Elway :



"On savait que rencontrer à nouveau Orton était une possibilité. Nous y voici. On fera en sorte de bien jouer. C'était la meilleure décision pour l'équipe, point barre."


La décision d'avoir viré Orton risque de revenir en pleine tronche d'Elway si Denver terminait la saison par trois défaites consécutives. Des questions inévitables se poseraient alors sur la viabilité à long-terme du projet Tebow.

Un match placé sur la revanche d'Orton ? Pas si vite. Coach Romeo Crennel (Chiefs) ne veut pas le voir ainsi : "Bien sur, tout les joueurs que je connais veulent toujours bien jouer contre leur ancienne équipe. Lui, il voudra bien jouer et je suis sur qu'il fera tout pour gagner. Mais, ce matin, j'ai du lui dire : "Ton boulot, c'est d'aider l'équipe à gagner. Ce n'est pas Kyle vs. les Broncos." Crennel n'a certes pas tort. Maintenant, Orton a certainement encore en tête cette période où les fans de Denver le huaient, en réclamant Tebow. Il est certain qu'Orton n'attend qu'une seule chose : faire se taire le public de Denver.



Fitpatrick et la barbe des mauvais jours.

Dans une saison désormais anonyme au vu des résultats des Bills et vu la troupe de Mr Anybody que se coltine la franchise, difficile de trouver quelques actualités sur Buffalo. La dernière info intéressante remonte un peu et j'ai été la chercher loin... très exactement dans le "Rochester Democrat & Chronicle" Le journal demande si le QB peut être inquiet au cas où Chan Gailey & Buddy Nix se décidaient à drafter un jeune pouvant mettre la pression sur Fitzpatrick : "Non. Pas du tout. C'est quelque chose qui ne peut pas m'inquiéter. C'est le même sentiment que l'année dernière, à vrai dire. On s'est assis avec Chan. On a parlé avec Buddy. On essaie de faire en sorte que tout aille dans la bonne direction." Des jeunes comme Landry Jones ou Nick Foles s'avèrent être une véritable possibilité pour les Bills dans une franchise qui n'a jamais su trouver un successeur à Jim Kelly, le Hall of Famer. Pour rappel, Fitzpatrick a signé cette année une extension de contrat de 59M $, dont 24 M garantis.  


LauLau avait parié sur les Broncos car :

"Si l'on prend en compte le point fort de Denver : sa défense, j'ai peine à voir Ryan Fitzpatrick survivre dans cette rencontre."

C'était sans compter les interceptions, distribuées comme des petits pains par Petit Jesus Tim Tebow, qui allaient donner plus qu'un coup de main aux Bills.

"Et les Broncos sont justement en face d'un challenge intéressant : respecter un adversaire prétendument plus faible et gagner."

Et les Broncos ont perdu. Ami lecteur, je te charge d'en tirer les conclusions nécessaires.

                                                                                                                                                                            

Philadelphia Eagles (7- 8) @ Dallas Cowboys (8- 7) : 20- 7  
Samedi 24 Décembre - 22h 15 - Cowboys Stadium, Arlington, TX 



Prix du déguisement le plus particulier !


Petit jeu : trouvez la dinde sur la photo...



Oprah Winfrey file un mauvais coton...



Hellooo to you !



Les cheerleaders de Dallas.


Déjà évoqué sur le blog, l'optique de conserver Andy Reid comme Head Coach des Eagles si celui-ci remettait en cause le travail de Juan Castillo, le coordinateur défensif. J'ai déjà également évoqué - par exemple, dans mon prono plus bas - tout le travail effectué par Coach Reid sur sa défense. 2012 sera l'année où Stan Kroenke va sérieusement reprendre en main la franchise des Rams (on parle d'un package Jon Gruden & AJ Smith, le GM des Chargers.)

L'expérience Steve Spagnuolo chez les Rams aura été catastrophique et le coach peut s'enorgueillir de rester dans les annales de la NFL, vu ses performances. Admirez :



Spagnuolo demeure malgré un tout un bon coach, lorsqu'il n'a pas toutes les responsabilités d'un Head Coach en jeu. Beaucoup d'équipes le suivraient pour lui proposer en 2012 un poste de coordinateur défensif. Mais le voir atterrir à Philly semble être bien plus qu'une simple hypothèse, au vu des dernières rumeurs. Il était déjà l'assistant de Jim Johnson de 1999 à 2006. Il serait en terrain connu à Philly et la franchise des Eagles souhaite revenir à ses fondements.

Spagnuolo reviendrait donc à l'esprit blitz en folie de l'époque Johnson. Ce serait alors une très grosse transition pour cette défense de Philly. Le schéma "wide 9" actuel crée la pression par un rush de 4 joueurs. Les joueurs auraient donc à appréhender deux systèmes différents en deux ans. Au moins, le temps de préparation ne sera pas écourté du fait du Lockout.

Pour le reste, même si LeSean McCoy a bien tenté de faire passer sa blessure pour plus sérieuse qu'elle ne l'était réellement, Coach Reid ne veut pas entendre parler de désunion, maintenant que les Eagles n'ont plus rien à jouer. Les starters joueront donc Dimanche.

Passons donc maintenant aux Cowboys où, là aussi, on s'interroge sur l'avenir. Et plus particulièrement au vu d'une anecdote qui s'est déroulée lors de la fin du match contre les Eagles. On a alors vu le proprio Jerry Jones glisser un mot dans l'oreille de Coach Jason Garrett. Il s'avérait que Jones informait son coach que les Giants avaient gagné et que les Cowboys n'avaient donc plus rien à jouer cette saison. Les fans et certains médias ont pourtant cru qu'il s'agissait des dernières minutes de Garrett. "C'est tout de même dingue de me critiquer pour cela. Plus le management est impliqué, plus le proprio est impliqué, cela donne les meilleurs résultats en terme de travail. (...) On n'aurait pas vu ce genre de critiques arriver au point de départ, mais à l'époque, on avait gagné le SuperBowl. On se comporte toujours de la même manière depuis que j'ai pris en main la franchise. On procède toujours de la même façon." Un Jones qui a notamment confirmé que Tony Romo jouerait.






En attendant, les Giants sont à l'horizon pour une rivalité qui promet alors que les Giants sont gonflés à bloc suite à la victoire contre les Jets. Justin Tuck (DE) a senti le besoin d'allumer la première salve (ça mériterait qu'un RB de Dallas s'approche de Coughlin en lui disant : "Shut up, old man") : "Cela fait plus d'une fois que l'on reprend mes propos mais, ouai, je ne supporte pas les Cowboys et c'est toujours la réalité. Je sais que notre stade sera déchaîné. Une atmosphère digne des playoffs le Dimanche soir avec le vainqueur qui ramasse tout. Nos fans détestent les Cowboys tout autant que moi. Donc, ça va être fun." Le journaliste enchaîne en demandant si Tuck est confiant en la victoire des siens; le joueur bloque, visiblement interloqué par la question : "Est-ce que vous êtes en train de me demander si on va gagner la rencontre ? Vous attendez que je vous dise quoi ? Évidemment que l'on va gagner la rencontre."


  



LauLau avait parié sur les Eagles car :

"Défensivement parlant, Philly emploie de nouvelles techniques (wide 9). Ce qui signifie notamment que la pression de Philly est désormais très forte sur les côtés. Des lignes seront ouvertes et le résultat peut être à sens unique si les Eagles n'arrivent pas à contenir Romo dans la poche."

Dommage que Romo ait été blessé dès l'entame de la rencontre; j'aurais voulu confronter mon analyse par rapport à l'homme fort de Dallas. Concernant son backup, Stephen McGee, l'analyse est plutôt bonne : on a bien vu Trent Cole & Juqua Parker mettre une très grosse pression sur le QB. McGee a été sack trois fois. Comme je le prévoyais, dans le système des Eagles, des routes se sont ouvertes poussant McGee à prendre la poudre d'escampette (4 courses pour 28 yards). Ce n'est certes pas du Cam Newton. Mais bon, la reprise en main du secteur défensif par Andy Reid est vraiment très intéressante à déchiffrer.

                                                                                                                                                                            

Tampa Bay Buccaneers (4- 11) @ Carolina Panthers (6- 9) : 16- 48 
Samedi 24 Décembre - 19h 00 - Bank of America Stadium, Charlotte, NC 









La semaine précédente à Tampa.










Shaun King (QB des Bucs en 1999) a été amené à donner son avis sur la descente aux enfers de la franchise de Tampa Bay. De façon étonnante, King ne cible pas Coach Raheem Morris, estimant que celui-ci n'a pas eu les outils nécessaires pour mener à bien sa mission. King croit que le coach de Tampa Bay est bien l'homme de la situation mais il a besoin d'être entouré par des coordinateurs d'expérience. Il renvoie à Mike Tomlin, le coach de Pittsburgh, entouré notamment par Dirk LeBeau.

Pour lui, les Bucs renient leurs origines, partant dans une dérive obsessionnelle sur l'acquisition de jeunes joueurs. Jamais aucune franchise ne s'est focalisée autant sur la jeunesse. Chacun sait que la présence de vétérans ayant un sens du leadership est absolumment nécessaire. Derrière celà, il y a une question d'argent. Tampa Bay est vraiment très loin du salary cap. En misant sur les jeunes, Tampa dépense peu au niveau des salaires.


La responsabilité de Jay Glazer (ici en photo) est directement impliquée. Proprio également de Manchester United, est-ce que Glazer mise tout son argent sur le club anglais qui est un gouffre financier ?

Donc, le problème n'est pas tant en soi Raheem Morris. Est-ce qu'un nouveau coach ne se heurtera-t-il pas à une absence de moyens ? Et au-delà de cela, il s'agit d'un cercle vicieux : l'absence de ressources ? Elle est perçue par les fans qui ne se déplacent plus au stade, ce qui accentue encore ce manque de moyens. Dans ces conditions, virer Morris ne ramènera pas les fans au stade.

Virer Morris mais pour qui ? Le nom de Jon Gruden revient régulièrement. Pour King, il y a un décalage entre le Gruden de la télévision et le Gruden coach. Ce dernier aurait laissé entendre que, s'il était nommé coach de St Louis, il irait chercher Andrew Luck, ce qui n'est pas du goût de King qui préfèrerait voir Sam Bradford être relancé. 

Bref, quoi qu'il en est, il est grand temps que cette saison se termine. Morris est agacé par le comportement de LeGarette Blount (RB). Ronde Barber (CB) pense que : "chacun joue pour sa gueule". Davin Joseph (G) pense que les joueurs devraient arrêter de penser à la sécurité du job de Raheem Morris et qu'ils feraient mieux de penser à conserver leur propre job.

Passons maintenant aux Panthers. Ce fut relativement une semaine calme. On retiendra une interview de Cam Newton. Avant d'y arriver, évoquons un personnage qui m'avait particulièrement exaspéré : Warren Moon, l'ancien QB Hall of Famer, avait conseillé Newton alors que celui-ci s'apprêtait à rentrer dans la Draft. Un rôle de tuteur embarassant pour un individu qui, s'il avait vécu au Moyen-Age, aurait envoyé au bucher pas mal de monde. Petit retour sur ses propos :

- "Beaucoup des critiques qui sont faites à Cam n'ont pas lieu d'être; elles sont surtout basées sur la race. Je croyais que tout cela était derrière nous désormais. Les médias et les fans ne critiquent pas les autres QBs de la Draft sur leur sourire ou quelque chose d'autre. Le standard est différent de celui d'un QB blanc. Je croyais que l'on avait dépassé ces choses au sujet d'un QB originaire d'Afrique mais il faut croire que je me suis trompé."

- "Il y a du racisme dans chaque pan de la société. On a fait beaucoup de progrès mais le racisme est toujours là. Je croyais que dans le sport nous étions au-delà de cela mais la façon dont Cam est traité me prouve le contraire."

- "Le truc qui me fait me marrer, c'est lorsque l'on se demande si Cam peut réussir dans une spread offense ? Peut-il gérer une attaque pro ? Colt McCoy était dans la même situation et, pourtant, les gens n'ont rien dit. Et pareil pour Sam Bradford (...) c'est clairement du racisme."

 Vu l'esprit de Moon, celui-ci doit se réjouir que Newton joue désormais pour les (Black) Panthers. Blague à part, Cam Newton a toujours navigué entre deux eaux. Ses derniers propos montre encore une fois l'équivoque :


"Je ne vais pas m'asseoir et me dire : "oh, ceux qui me critiquent sont racistes." J'accuse JaMarcus Russell et, à une moindre mesure, Vince Young. Lorsque vous avez l'opportunité de vous faire tout ce fric en faisant quelque chose que vous aimez, pourquoi tout gâcher ? J'essaie d'être un modèle. Si Robert Griffin, le QB de Baylor décide de se lancer, j'aimerais que les gens disent : il peut être le prochain Cam Newton au lieu de dire - il peut être le prochain JaMarcus Russell"


Toutes ces théories sont farfelues. Je ne m'imagine même pas ce qu'un Moon dirait si Mark Sanchez ou Tim Tebow étaient d'origine africaines.


LauLau avait parié sur les Panthers car :

"Deux franchises à la trajectoire opposée : la victoire à la fraîcheur."

Parfois, il n'est pas nécessaire de sortir la grosse artillerie pour analyser un match et se décider du vainqueur.

                                                                                                                                                                            






- L'annonce du Pro-Bowl a généré beaucoup de mécontentement. Absence d'untel, présence d'untel. Je n'y accorde pas plus d'importance que cela. Il y a cependant un sujet qui m'a terriblement agacé : dénoncer la présence de Ray Ray au profit de Brian Cushing. Qu'est ce que Cushing a réalisé pour la NFL, à part d'être suspendu pour dopage ? Un peu de sérieux, les fans.

- Par contre, il est vrai que Ray Ray n'est plus le même depuis son retour de blessure. Le grand Jonathan Ogden avait averti : ce genre de blessure, il faut prendre le temps avec la convalescence. Lui, il est parti en retraite en se hatant de revenir sur les terrains : le pied n'a jamais guéri. Depuis le retour de Ray Ray, on voit un joueur qui a toutes les peines du monde à se défaire d'un block car il ne peut pas appuyer sur son talon.

- Un point sur les blessures des Ravens : toujours pas de signe de vie de Marshall Yanda (RG), ce qui est fort ennuyeux pour aller protéger Joe Flacco. Bernie Pollard est grippé; j'aime la hargne de ce mec et j'espère qu'il sera malgré tout de retour.

- Chat intéressant avec Jamison Hensley qui donne une clé interessante dans la future confrontation entre les Ravens & les Bengals : Cinci ne sait pas couvrir les TE; Baltimore doit miser sur Dickson & Pitta.