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samedi 14 janvier 2012

Tonight Football ! (Divisional Playoffs)


(Avant-propos : une semaine chaotique qui aurait pu même remettre en question l'existence du blog. Ceci est derrière moi désormais. On se projette en avant : j'ai un joli retard à rattraper, notamment sur les trophée B-More tough. Il faut prendre les choses à la positive : ça me permettra de travailler sur des nouvelles encore plus fraîches. En attendant, savourons le dénouement de la saison).





La semaine dernière : 

3 bons pronostics sur 4. Des Steelers vieillissants semblaient de toute façon condamnés à court terme mais les voir perdre contre le fils de Dieu est une réelle surprise ou plutôt une confirmation... mais j'y reviendrais.

Beast Of :


  • à propos de Bengals @ Texans :

"les Bengals terminent 5- 3 cette année lorsqu'ils sont loin de leur base. Cependant, Cinci a surtout démontré une incapacité flagrante à gagner les matchs qui comptent. Les Bengals de cette année, c'est à l'image d'un jeune adolescent vantard auprès de ses copains, mais qui, au moment de franchir le premier pas avec sa jeune amie, se met à rougir, bafouille et s'abstient de faire quoi que ce soit."

 Un rouquin qui rougit... hmm, oK, j'arrête là. Nos amitiés à tout les rouquemoutes de la planète.

  • à propos de Falcons @ Giants : 

"un jeu de course performant enlèverait de la pression des épaules de Matt Ryan, qui s'apprête à faire face au pass rush monstrueux des Giants. (mené par Jason Pierre-Paul : 16,5 sacks cette saison). Les Giants ne sont pas imbattables à la maison (4- 4); un Atlanta performant offensivement a toutes ses chances. Cependant, pour ma part, je demeure focalisé sur la forme du moment et je donne donc les : Giants."

Bien vu. Michael Turner n'était pas dans un grand soir (2,7 yards en moyenne sur 15 courses); Matt Ryan fut contraint de lancer et a grandement souffert face au pass rush rugueux des Giants, avec notamment un 24 sur 41 passes assez explicite.


  • à propos de Steelers @ Broncos : 


"si Redman n'enlève pas de la pression des épaules de Big Ben, on voit mal celui-ci tenir quatre quart-temps en parfaite santé face à des Von Miller ou des Elvis Dumervil entre autres. L'offensive line des Steelers, déjà très faible, devra se passer de Maurkice Pouncey (C), son meilleur élément."

Redman a tout de même fait le boulot (7,1 yards de moyenne sur 15 courses). Même cela n'a pas été suffisant. Il y avait de tels boulevards dans cette offensive line que Big Ben a été littéralement détruit.


Are you kidding me ?


  • à propos de Bengals @ Texans :

"Vu le visage inquiétant que Houston a montré en cette fin de saison, je ne peux pas croire en une transformation miraculeuse."

Les playoffs, ça vous booste une équipe; je n'aurais pas du l'oublier.

  • à propos de Lions @ Saints : 

 "La seule possibilité pour Détroit d’espérer quelque chose serait de rentrer fort dans la rencontre, dès le 1er Quart."

Bien commencer (7- 0 pour les Lions au 1er Quart), c'est une chose mais également bien finir, il paraîtrait que cela pourrait vous faire gagner des matchs ! Mon analyse est un demi-échec : les Saints étaient tout simplement trop forts sur cette rencontre, bon premier quart des Lions ou pas.


  •  à propos de Steelers @ Broncos :


"Steelers sans aucun doute ! Même si cela peut être moins évident que possible."

Pour sur.

"L'objectif des Steelers sera donc de mettre très clairement sous pression Tim Tebow et de compter sur ses interceptions & fumbles à répétition. Quelle recette la défense de Pittsburgh peut-elle employer pour gagner cette rencontre ?"

Objectif raté. 0 sack en prime. Lorsqu'on entre sur le terrain avec le statut de favori, faut-il encore faire le boulot. Mais est-ce une réelle surprise de constater que la condescendance des Steelers leur a finalement coûté cher ?

" La défense contre la passe de Pittsburgh est excellente à travers une couverture brillante des receveurs"

Alors celle-là, j'aurais mieux fait de me faire une entorse à un doigt avant de l'écrire... Cela étant, si Ryan Clark avait été sur le terrain, DeMaryius Thomas ne serait pas passé; il aurait fini les yeux dans le vague, victime d'un coup de casque du belliqueux safety.









Samedi 14 Janvier - 22h 30 - Candlestick Park, San Francisco, CA

L'analyse : Les Saints aimeraient atteindre une seconde fois (en trois ans) le SuperBowl. Durant quatre de leur cinq dernières rencontres en playoffs, les Saints ont tourné à une moyenne de 37,6 points. Cependant, leur seule défaite durant cette période fut l'histoire d'une surprise : défaite contre les Seahawks 36- 41. Car c'est bien là le point crucial à souligner : les Bengals (0- 5) & les Saints (0- 4) sont les seules équipes de la NFL à n'avoir jamais gagné loin de leurs bases en playoffs.

Cette année, durant la saison régulière, les Saints ont du s'employer pour battre les Panthers (30- 27). C'était le 9 Octobre dernier. Une semaine plus tard, ils perdaient 20- 26 à Tampa Bay. N'oublions pas aussi la défaite 21- 31 contre des Rams qui n'avaient alors aucune victoire. On rajoutera également les prolongations contre Atlanta (26- 23) et contre Tennessee (22- 17). Cette année, les cinq plus faibles scores des Saints ont été à l'extérieur. New Orleans a visiblement un complexe à l'extérieur mais Coach Payton préfère faire la sourde oreille : "On a gagné 13, 14 matchs. Alors, forcement, vous essayez de trouver quelque chose."

Les Saints devront faire face à une équipe des 49ers qui est à 7- 1 cette année, à Candlestick Park. Mieux encore, la défense de San Francisco n'a donné que 10, 9 points en moyenne durant ces confrontations.


Patrick Willis, le nouveau Ray Lewis.

 Loin de ses bases, en playoff, Drew Brees tourne à 60,6% en passes, 758 yards, 4 TDs & 2 interceptions (Chicago, Seattle). Alors, oui, au vu des différents points exposés, San Francisco représente un test sérieux pour Drew Brees et les siens. Pas uniquement au niveau de l'attaque d'ailleurs; la défense des Saints a concédé la bagatelle de 34 points dans chacune de ces 3 dernières rencontres en playoff. Pire encore, la défense a donné en moyenne 165 yards contre la course, une aubaine pour des 49ers construits sur les forces de Frank Gore. Avec ses 7625 yards en carrière, Gore a une particularité : il n'avait jamais auparavant joué une seule rencontre de playoff. 

L'oeil de LauLau : Gore est évidemment un atout essentiel pour les 49ers, d'autant plus que la défense des Saints est classée 2ème de la NFL en terme de blitz (365) cette année. Je ne crois absolument pas en Alex Smith - la dernière fois que j'ai dit que je ne croyais pas en quelque chose, cela s'était retourné contre moi, soit-dit au passage. 

Au demeurant, ce sont deux conceptions du football qui s'affrontent : l'obsession pour les routes bien droites pour placer une deep ball contre le jeu de course, l'attaque à outrance contre l'effort défensif. Ma propre opinion du football me poussera à supporter les 49ers. Peuvent-ils dans les faits créer la surprise ? Trois facteurs sont ici essentiels à mes yeux : 1/ la capacité des 49ers à générer du turnover (+ 28 cette année). 2/ la special team des 49ers. David Akers & Andy Lee sont deux très bons joueurs qui, dans leur domaine respectif, ont une énorme carte à jouer : grignoter des 3 pts ou repousser Drew Brees le plus loin possible. 3/ bien entendu, le mental friable des Saints loin de ses bases. 

Je mise sur une surprise : les 49ers.  













Dimanche 15 Janvier - 02h00 - Gillette Stadium, Foxboro, MA

L'analyse : Bill Bellichik & Tom Brady sont probablement l'un des duos les plus marquants de la NFL; il est donc fort surprenant de constater que cela fait quasiment quatre ans que les Patriots n'ont pas gagné un seul match de playoff. Pour en finir avec ce chat noir, les Patriots devront en finir également avec la TebowMania.

Bellichik & Brady, c'était un terrible 14- 2 en playoffs et 3 SuperBowl avant que les Giants ne les surprennent lors de SuperBowl XLII. L'année suivante, New England ne se qualifia pas, ayant souffert durant la saison de l'absence de Brady blessé. Puis on arrive à deux autres défaites, sorti d'entrée par les Ravens et les Jets. La défaite contre ces derniers fut d'ailleurs un crève-coeur pour Brady, meurtri au plus profond de sa chair : "Je n'ai vraiment pas voulu repenser à ce qui s'est passé l'année dernière.

Petit Jesus & Demaryius Thomas, stars de la victoire contre les Steelers, ont été draftés en 2010 par le Head Coach d'alors, Josh McDaniels. Tout commença bien pour ce dernier avec six victoires d'affilée mais il finit par perdre 17 rencontres sur 22 de disputées. Auprès des fans de Denver, il conserve l'image de quelqu'un qui a bradé les bijoux de famille, allant trade des joueurs emblématiques comme Jay Cutler, Brandon Marshall, Andra Davis entre autres. Pendant un temps coordinateur offensif des Rams, McDaniels est revenu chez les Patriots (2001 à 2008) afin de remplacer Bill O'Brian, parti pour Penn State. Un retour qui tombe clairement au bon moment. Bien que cette transaction ne soit pas en opposition avec aucune règle en vigueur dans la NFL, cette transaction est très clairement critiquable dans l'esprit sportif. "Je vous laisse dire ce que vous souhaitez sur le sujet. Je suis sur que je pense comme vous autres. Je n'ai rien à dire de plus.", disait justement Robert Ackers (un ancien pick de McDaniels)  


Petit jeu : mettez une légende sur cette photo ! Dialogue possible : "tss... hey, Tim, tu as vu ma ligne de stats ? Je suis un Dieu pour cette industrie." "C'est même pas vrai d'ailleurs, parce qu'il  n'y a qu'un seul Dieu et il est au ciel, c'est ma Maman qui me l'a dit." 

Sans l'attaque de McDaniels, les Patriots avaient géré leur première rencontre contre les Broncos. 451 yards d'attaque. Brady avait lancé 2 TDs, 320 yards & avait également inscrit un TD à la course. Les Patriots avaient recouvert 3 fumble de Denver sans commettre de turnovers.

Mais est-ce que ces Patriots peuvent être considérés comme un candidat crédible au SuperBowl ? Avec un QB pathétique et une défense de fer, Denver n'est-elle pas le miroir inversé de New England ? Il faut s'interroger sur ces 0- 17 & 0- 21 encaissés aux mains de Miami & de Buffalo avant que ces Patriots-là ne se remettent en état de marche. "Chaque champion a gagné avec une bonne défense. Si vous ne stoppez rien, vous perdrez. Je me fiche de savoir le nombre de points que vous pouvez mettre. A la fin de la journée, vous devez stopper quelqu'un pour l'emporter.", a dit Vince Wilfork cette semaine en conférence de presse. Les Patriots savent donc quoi faire pour éviter une nouvelle désillusion en playoff. 

L'oeil de LauLau : Outre le retour de l'ancien Broncos, Josh McDaniels au sein des Patriots, Denver voit son infirmerie désespérément pleine : Eric Decker souffre d'un genou. Le vétéran Brian Dawkins, du cou. Le pass rusher, Elvis Dumervil, de la hanche. Cela fait beaucoup. La semaine a été courte pour Denver, après le lointain voyage à Pittsburgh et New England est un endroit difficile à jouer. Pour New England, il ne faudra pas répéter l'erreur de Pittsburgh à savoir sous-estimer son adversaire. Par contre, il faudrait évidemment refaire la performance de cette saison, lorsqu'ils avaient poussé Tim Tebow à utiliser son bras. Les Patriots l'avaient alors emporté 41- 23. Je donne les Patriots.











Dimanche 15 Janvier - 19h00 - M&T Bank Stadium, Baltimore, MD

L'analyse : La seule fois que les Ravens s'étaient mis en position de jouer à domicile en playoffs, ils avaient remporté le SuperBowl. Dans cette optique, Baltimore cherchera donc à obtenir sa 6ème victoire en 6 rencontres contre les Texans. Deux franchises jeunes, deux franchises présentant un profil similaire : ils aiment courir et leur défense est généralement très solide.

Durant l'ère John Harbaugh, Baltimore est 4- 3 en playoffs. Que des matchs à l'extérieur. Jouer au M&t Bank Stadium est donc une formidable opportunité. Qui plus est, Baltimore a la chance cette année de ne point trop avoir souffert de lourdes blessures. "On a l'équipe pour le faire. On n'a plus d'excuse maintenant. Il faut le faire. Tout ce qui pourrait tomber plus tard dans votre carrière devra être apprécié à sa juste mesure. Mais il faut avant toute chose avoir gagner un championnat."  , disait Ray Ray aux plus jeunes dans l'équipe. "il y a trop de gens qui quittent ce business sans avoir touché leur rêve. C'est pourtant le but. Je l'ai réalisé auparavant. Le faire à nouveau avec les mecs qu'il y a dans le groupe aurait un goût spécial."

La grande caractéristique des victoires de Baltimore, c'est cette capacité à assurer le boulot à la maison. Les Ravens demeurent sur 10 victoires à domicile, en dominant leurs adversaires sur une moyenne de 11,2 points d'écart. La défense n'a autorisé que 15 points en moyenne - seules deux équipes ont dépasse les 17 points. Ceci tranche avec les défaites chez les Titans, les Jaguars, les Seahawks & les Chargers, des rencontres où Baltimore était donnée à chaque fois favori. A travers de cela, l'élimination des Steelers la semaine dernière a joué comme une piqûre de rappel pour les Ravens : ne pas s'endormir sur ses lauriers au vu de la victoire 29- 14 contre Houston, décrochée le 16 Octobre dernier.




Par rapport à cette confrontation, les Texans retrouvent le génial André Johnson (auteur d'un TD la semaine dernière) mais demeurent tout de même diminués du fait de l'absence de Matt Schaub. Est-ce pour cela que les médias voient en Arian Foster le seul catalyseur possible à une surprise de Houston ? Coach Gary Kubiak s'inquiète justement de la pression sur les épaules du rookie TJ Yates : "C'est le test ultime pour lui, du fait de la problématique du bruit dans le stade, mais également du fait qu'il s'agisse d'un match de playoff. Mais c'est notre job à nous, les coachs, de faire le nécessaire pour lui donner un maximum de chance dans et en dehors du huddle."    

L'oeil de LauLau : Comme je l'ai dit, beaucoup d'analystes estiment que la performance du duo Arian Foster - Ben Tate contribuera directement sur le sort de la rencontre. Ces analystes y opposent la capacité de Haloti Ngata & Mount Cody à faire jouer leur puissance et à fermer les brèches. En soi, cette rencontre n'est pas tant à déchiffrer sur un plan stratégique, mais plutôt sur la capacité de Baltimore à respecter son statut de favori et à se qualifier pour la suite. Je suis certain que Terrell Suggs a envie de taquiner du Tom Brady. Je donne Ravens.   










Dimanche 15 Janvier - 22h 30 - Lambeau Field, Green Bay, WI 
L'analyse : On n'arrête plus les Giants. Ces mecs ne sont pas rassasiés; ils en veulent toujours plus. Après avoir dominé les Jets dans la bataille des New York, après avoir écrasé les Falcons la semaine dernière, les Giants la voulaient cette rencontre suite au déroulement du 4 Décembre dernier ( défaite 35- 38 contre Green Bay à New York). Si tout augurait d'une confrontation spectaculaire, le climat ambiant ne devrait pas laisser place à un enthousiasme débordant. 

Lundi dernier, le corps de Michael T. Philbin, 21 ans, fils de Joe Philbin, a été retrouvé sans vie. Le jeune homme s'était noyé dans la Fox River. Évidemment fortement ébranlé par sa disparition, le coordinateur offensif des Packers n'était pas aux côté de l'équipe cette semaine. Il n'est même pas certain qu'il soit présent lors de la rencontre. "Personne ne le voudrait de toute façon. On sait bien qu'en de telles circonstances sa famille a besoin de lui.", a déclaré Ryan Pickett, le joueur des Packers. Coach Tom Coughlin (Giants) a également transmis toute sa sympathie : "Lorsque nous avons appris la nouvelle, la pièce entière était restée silencieuse. La plupart des gars connaissent bien Joe Philbin. On ressent de l'empathie, mais rien qui équivaudra la douleur dans laquelle cette famille est plongée. C'est tragique."


Joe Philbin, agenouillé plein centre de la photo.

Et puisque le show must go on, deux sacrés joueurs seront face à face : Aaron Rodgers et Eli Manning. Il est d'ailleurs intéressant de constater une petite anecdote : la dernière fois que les Packers avaient joué au Lambeau Field en playoffs, c'était il y a quatre ans pour le dernier match de Brett Favre sous les couleurs de Green Bay et c'était contre New York déjà. Ces derniers l'avaient alors emporté 23- 20. 

A priori, la défense contre la passe est équivalente dans les deux camps. Mais la petite saveur en plus, c'est que les Giants ont pris énormément de confiance depuis le 4 Décembre, date de la dernière rencontre contre Green Bay. Je l'ai déjà abordé; le pass rush des Giants est phénoménal, bien aidé par l'éclosion de Jason Pierre-Paul - qui n'est pas uniquement doué en sacks comme on peut le voir sur cette vidéo :





Le retour d'Osi Umenyora, il y a deux semaines, a énormément fait de bien également. "On voulait les rejouer et puis, tout à coup, on a pris conscience que, si on les rejouait, c'était dans un match de playoff comme celui-ci. Alors oui, on voulait carrément les rejouer. Pour nous, on avait laissé filer la dernière rencontre. Alors je suis sur que les Packers sont en train de se dire : "Ouai, mais nous, on n'a pas très bien joué également contre eux." Toutes ces choses-là font partie du passé. On a l'opportunité devant nous de répondre à toutes les questions qui se posent entre nos deux équipes.", réagissait Justin Tuck.

Lorsque les Giants veulent quelque chose, ils sont extrêmement motivés pour l'avoir. Green Bay, par l'intermédiaire de son Coach, Mike McCarthy, l'a bien noté : "Leur victoire contre les Falcons était un moment décisif. Tout se passe devant, que ce soit offensivement ou défensivement d'ailleurs. Ils aiment bien avoir le contrôle des opérations avec leur run offense, ce qui permet à leur QB de jouer dans la profondeur."

L'oeil de LauLau : Plusieurs points à voir : par rapport à l'offensive line qui avait limité les Giants à 2 sacks, les Packers ont perdu depuis Bryan Bulaga, remplacé par Chad Clifton. Par contre, les Giants, quant à eux, voient le retour de Aaron Ross (CB), ce qui pourrait être fort utile dans une rencontre où, outre la personnalité des deux QBs, l'attaque repose également sur des duos de WRs explosifs, Jennings & Nelson pour Green Bay, Nicks & Cruz pour New York. Avec toute cette armada, il serait amusant de voir cette rencontre être conditionnée par la performance de la défense. A ce titre là, je vais donner les Giants. Sans oublier le fait qu'Eli Manning est probablement l'un des rares QBs à ne point être impressionné par la rigueur du Lambeau Field en hiver.

samedi 7 janvier 2012

Tonight Football ! (Wild-Card Conference)

(le blog poursuit sa mutation : je n'ai pas encore pris de décision finale et j'ai encore de la modification à faire sur cette page. N'hésitez pas à me faire un retour sur @LauLau52 sur twitter ou directement sur le blog)




Résultats de la saison régulière :

Je finis donc à 168 bons pronostics pour 88 mauvais, soit 65,6 %. En début de saison, j'ai souvent fait parler le coeur à la place de la raison : la bonne nouvelle, c'est qu'il y a donc de la place pour s'améliorer la saison prochaine).

Petit récapitulatif de ce qui s'est fait à droite, à gauche :

1er Mike Silver (Yahoo! Sports) : 176 / 80 (68, 7 %)
2ème Accuscore (système de paris sportifs) : 174 / 82 (67, 9%)
3ème Verchain inc. : 171 / 85 (66, 7%)
4ème Lee Carpenter : 170 / 86 (66, 4%)
5ème B-More tough : 168 / 88 (65, 6%)
6ème Ron Jaworski (ancien QB dans les années 80) : 155 / 85 (64, 5%)
7ème Merril Hoge (ancien RB des Steelers) : 162 / 93 (63, 5%)
8ème Jason Cole (Yahoo ! Sports) : 162 / 94 (63, 2%)
9ème Adam Schefter (ESPN) : 158 / 98 (61, 7%)
10ème Chris Mortensen (ESPN) : 155 / 101 (60, 5%)
 






Samedi 7 Janvier - 22h - Reliant Stadium, Houston, TX

Les faits : Les Bengals chercheront leur première victoire en playoffs en... 21 ans ! Houston leur rappellera un mauvais souvenir : c'était le 11 Décembre dernier, à Cinci. Après avoir perdu Matt Schaub & Matt Leinart, les Texans étaient pour la seconde fois sous la houlette du rookie TJ Yates. Le jeune QB allait mener deux fantastiques drives de 80 & de 83 yards pour l'emporter sur le fil 20- 19. Ce jour-là, Coach Gary Kubiak reconnaissait : "On a été extrêmement chanceux de pouvoir battre les Bengals. Dans les mêmes circonstances, nous ne ne pouvons espérer le même sort sans relever le niveau de jeu." Chanceux, ce n'est pas franchement le mot le plus adapté, vu la cascade de blessures que les Texans ont du expérimenter cette année. (outre les QBs, on évoquera également Mario Williams, un des patrons de la défense ou encore le génial André Johnson). Pour se prémunir face à d'éventuelles mauvaises surprises, Kubiak n'a pas fait jouer une partie de ses starters la semaine dernière contre les Titans.

La dernière victoire en playoffs des Bengals, c'était un 41- 14 contre les Houston Oilers. Les Oilers ! Ca ne nous rajeunit pas puisque c'était le 6 Janvier 1991. Le match contre Houston reposera comme bien souvent cette année sur la capacité de Dalton à trouver AJ Green contre la seconde défense de la NFL.  "La défaite lors du premier match nous est restée à l'esprit. Nous voulons jouer notre jeu, rester fidèle à notre stratégie et je pense que nous aurons alors une chance de l'emporter.", dixit Dalton.




Cependant, les Texans auront été avisés de regarder le match Ravens @ Bengals de la semaine dernière. Contre Little Ray & Ricky Williams, la défense contre la course a donné 221 yards. Arian Foster & Ben Tate doivent se frotter les mains d'avance.


L'avis de LauLau : les Bengals terminent 5- 3 cette année lorsqu'ils sont loin de leur base. Cependant, Cinci a surtout démontré une incapacité flagrante à gagner les matchs qui comptent. Les Bengals de cette année, c'est à l'image d'un jeune adolescent vantard auprès de ses copains, mais qui, au moment de franchir le premier pas avec sa jeune amie, se met à rougir, bafouille et s'abstient de faire quoi que ce soit. Les défaites contre les 49ers (Week 3), Steelers (Week 13), Ravens (Week 17), où les Bengals ont été impuissants à infléchir le cours de la rencontre, l'ont bien démontré. Cependant, Cinci a l'opportunité de jouer une équipe qui n'est plus que l'ombre d'elle-même. Une stat ? 9 turnovers en 4 rencontres. J'avais déjà évoqué le fait que les joueurs rejetaient l'assistant de Wade Philips, qui avait pris les rênes de la défense durant sa convalescence. Pour cette rencontre, Houston sera visiblement contraint de mettre le pauvre Philips, bien au chaud dans une loge, avec un peu de morphine pour qu'il tienne le coup. Vu le visage inquiétant que Houston a montré en cette fin de saison, je ne peux pas croire en une transformation miraculeuse. Pour moi, les Bengals sont largement favoris... mais comme une victoire des Texans enverrait, selon toute vraisemblance, les Steelers chez les Patriots et dégagerait la route vers le SuperBowl des Ravens, je veux croire en la bonne étoile... : Texans







Dimanche 8 Janvier - 02h - Mercedes-Benz Superdome, New Orleans, LA  
Les faits : Une fois ouverte la boite aux archives, on s'aperçoit d'un détail amusant : de 1967 à 2005, les Saints avaient le 3ème plus faible pourcentage de victoires de la NFL (0,403), derrière TampaBay (0,392) et Houston (0,281). New Orleans a bouleversé cette tendance suite aux arrivées conjuguées de Coach Sean Payton et de Drew Brees. Depuis, la franchise est à 62- 34 (0,646), a gagné un SuperBowl et a bouleversé toutes les statistiques. Je pense notamment aux 5476 yards de Brees cette saison, qui effaçait des tablettes le record de Dan Marino vieux de 27 ans. Le 4 Décembre dernier, au Superdome, Brees disposait des Lions en lançant 3 TDs & 322 yards (24- 7 à la pause; 31- 17 score final). "De l'eau a coulé sous les ponts en quatre semaines. On joue un meilleur football maintenant et j'ai l'impression que eux aussi", a dit Brees. Là où je voulais en venir avec mon "détail amusant", c'est que les Lions rêvent de suivre l'exemple des Saints.




En effet, Detroit a une histoire similaire à celle de New Orleans. Aussi poissard, aussi semblable dans la défaite, les chiffres parlent d'eux-mêmes : la seule franchise de l'histoire de la NFL à finir à 0- 16 (en 2008). Avant leurs quatre victoires consécutives pour finir la saison dernière à 6- 10, Detroit avait perdu 47 matchs en 52 rencontres, dont notamment 26 défaites consécutives à l'extérieur (record de la NFL). Alors, les Lions espèrent avoir trouver en Schwartz & Stafford les Payton & Brees qui les sortiront de l'ornière et ça, Jim Schwartz, lui-même, veut y croire : "Notre but, ce n'est plus uniquement de faire de la figuration durant 16 rencontres. Ce que tu as à faire chaque semaine qui te permettra de devenir meilleur est notre objectif (...) Si vous allez dans les vestiaires, il n'y aura personne pour vous dire que notre but, c'est uniquement les playoffs - un seul match et puis ça y est..."

L'avis de LauLau : Les chiffres ne sont pas en faveur de Detroit. 8- 0 pour les Saints au SuperDome avec une moyenne de 42, 4 points !!! La seule possibilité pour Detroit d’espérer quelque chose serait de rentrer fort dans la rencontre, dès le 1er Quart. Face à l'attaque de feu des Saints, les Lions doivent répondre par de la discipline, c'est dire si c'est perdu d'avance : Saints.










Dimanche 8 Janvier - 19h - MetLife Stadium, East Rutherford, NJ  
Les faits : Beaucoup de similarités entre les Giants de cette saison et ceux qui avaient choqué la planète football en allant dominer les Patriots 18- 0 lors du SuperBowl XLII. Malgré leurs faiblesses indiscutables, les Giants croient en leur destin et c'est surement ce qui les a rendu aussi difficile à manœuvrer lors des dernières semaines : "Je voudrais même pas faire face aux New York Giants en ce moment dans les playoffs.", réagissait Brandon Jacobs.
Et ce sont justement les Falcons qui vont s'y coller. Une équipe d'Atlanta qui cherchera à vaincre le mauvais signe : promis à un bel avenir à l'image de son QB, Matt Ryan, Atlanta n'a jamais confirmé les attentes placées en sa franchise régulièrement éliminée au 1er tour des playoffs (Cardinals, Packers). "Il y a l'histoire de ces deux matchs. On n'a pas réalisé ce que l'on souhaitait. On essaie d'apprendre de cela afin de nous projeter en avant. Et cela ne concerne pas uniquement Matt.", a expliqué cette semaine en conférence de presse Coach Smith.

La saison aura été marquée par la performance d'Eli Manning (à 67 yards près, il dépassait la marque symbolique des 5 000 yards). L'émergence de Victor Cruz y est forcément pour quelque chose. Le WR finit 3ème de la NFL avec 1536 yards de réception. Qui plus est, Cruz sort de deux semaines assez productives (un TD de 99 yards contre les Jets & un de 74 contre Dallas). En fait, Cruz a amené l'attaque des Giants dans une autre dimension avec son explosivité; il faut avoir en tête que les Giants comptent à leur actif 71 plays de plus de 20 yards cette année ! Pas étonnant que le jeu au sol a été complètement délaissé. A contrario, les Falcons présentent une attaque plus équilibrée avec le 3ème RB de la NFL, Michael Turner. (1340 yards de course).




L'avis de LauLau : Face à un Tampa Bay aux abonnés absents, Atlanta a pu se permettre de faire tourner son roster et reposer quelques éléments clés dans un face à face contre les Giants qui promet d'être physique. Selon toute vraisemblance, Atlanta va tenter de contrôler l'horloge, histoire de tenir Manning hors du terrain. Cela passera notamment par une grosse performance de Michael Turner. Ceci présente aussi deux autres avantages : 1/ je trouve la défense contre la course des Giants absolument nullissime. 2/ un jeu de course performant enlèverait de la pression des épaules de Matt Ryan, qui s'apprête à faire face au pass rush monstrueux des Giants. (mené par Jason Pierre-Paul : 16,5 sacks cette saison). Les Giants ne sont pas imbattables à la maison (4- 4); un Atlanta performant offensivement a toutes ses chances. Cependant, pour ma part, je demeure focalisé sur la forme du moment et je donne donc les : Giants.










Dimanche 8 Janvier - 22h30 - Sports Authority Field at Mile High, Denver, CO 
Au moins, entre un Rashard Mendenhall absent et un Big Ben sur une jambe, cela risque d'équilibrer un peu les débats. Du moins, sur le papier. Le remplaçant de Mendenhall, Isaac Redman, a inscrit un TD - 92 yards pour 19 courses contre les Browns la semaine dernière. Mais il a surtout commis 2 fumbles : "Les fumbles, c'est fait, ce n'est plus à faire. Là, on lui a dit de se préparer car il est le prochain feature back", a dit Max Starks (T). Comme Ryan par rapport à son RB Michael Turner, Big Ben a également besoin de Redman face à la grosse défense des Broncos.

Toutefois, même un Big Ben à une jambe semble supérieur à Tim Tebow. Après une série de six victoires consécutives et parfois étonnantes (des come-back sortis de je ne sais où pour l'emporter en prolongations), l'aura de Tebow s'est sérieusement étiolé... ou, plutôt, soyons clair : Tebow a montré le niveau qui est réellement le sien : 4 interceptions et 2 fumbles lors des deux dernières rencontres. Pire encore, contre Kansas City, Tebow a raté 16 passes sur 22. Bilan : 60 yards & 1 interception. QB rating : 20,6. L'analyse de Coach Mike Tomlin sur son adversaire d'un soir est sans concession : "Il endure en ce moment ce qui se passe avec beaucoup de nouveaux QBs. A un moment, vous avez assez d'informations en regardant les films; vous savez où se trouve sa zone de confort et comment potentiellement jouer contre lui. Je crois que ce qui se passe en ce moment, c'est surtout le fait que les gens ont assez d'informations sur lui."

Tebow devra faire face à une défense des Steelers qui n'a accordé que 3 TDs en 6 rencontres. LaMarr Woodley est de retour. Ryan Mundy remplacera le dangereux Ryan Clark au poste de safety.

L'avis de LauLau : Steelers sans aucun doute ! Même si cela peut être moins évident que possible. En effet, si Redman n'enlève pas de la pression des épaules de Big Ben, on voit mal celui-ci tenir quatre quart-temps en parfaite santé face à des Von Miller ou des Elvis Dumervil entre autres :



L'offensive line des Steelers, déjà très faible, devra se passer de Maurkice Pouncey (C), son meilleur élément.

L'objectif des Steelers sera donc de mettre très clairement sous pression Tim Tebow et de compter sur ses interceptions & fumbles à répétition. Quelle recette la défense de Pittsburgh peut-elle employer pour gagner cette rencontre ? Les Steelers vont effectuer leur blitz comme à leur habitude. Tebow étant un QB dont la lecture du terrain est catastrophique, il faudra compter sur le fait que Pittsburgh rajoutera de la confusion par du mouvement pré-snap et du blitz de zone. La couverture des receveurs se fera en un contre un, comme les Chiefs l'ont fait Dimanche dernier, pour contrarier leur route. Tebow perd beaucoup de temps à chercher un receveur ouvert; ce sont en ces occasions qu'il se fait sack et fumble. La défense contre la passe de Pittsburgh est excellente à travers une couverture brillante des receveurs, ce qui leur permettra d'avoir un cahier de jeu relativement ouvert concernant les formes de blitz.



  



La Semaine Prochaine : Trophée B-More tough (Part. 2) + une nouvelle rubrique !

vendredi 30 décembre 2011

NewNiouz (30 Décembre 2011)






Jacksonville Jaguars (4- 11) @ Tennessee Titans (8- 7) : 17- 23 
Samedi 24 Décembre - 19h 00 - LP Field, Nashville, TN 




2 visions de Noël chez les Titans : la 1ère avec LaDonna Graves...


... la seconde avec Howard Parker.

Deux franchises où l'actualité s'est avérée quasi-inexistante ces derniers jours. On se projettera donc en avant et on s'interrogera donc sur les tenants & les aboutissants de la rencontre opposant les Jaguars à leurs rivaux de l'AFC South, les Colts en Week 17. Une question : et si les Jaguars étaient le seul obstacle entre les Colts et le rookie que tout le monde promet à un brillant avenir : Andrew Luck ? Faire en sorte que Luck ne se retrouve pas dans l'AFC South - et que le 1er choix de la Draft soit pour les Rams - serait certainement d'un grand bénéfice pour les Jaguars. Mel Tucker, le coach intérimaire des Jaguars, ne le voit pas ainsi et veut profiter de cette occasion pour rendre hommage au proprio actuel, qui partira à la fin de la saison : "On veut finir fort. C'est une rencontre à la maison. M. Weaver & Delores, nous vous devons beaucoup. Donc, nous autres, joueurs et coachs, on va donner le meilleur de nous-mêmes."

Pour ce qui est des Titans, on se projettera carrément en 2012. Alors, Mike Munchak, stop ou encore ? C'est une longue histoire entre le head coach des Titans et l'université de Penn State. Cette dernière n'a toujours pas remplacé Joe Paterno. Mais Munchak semble se plaire à Tennessee. Enfin, bon, chaque chose peut changer du jour au lendemain; la qualification des Titans pour les playoffs prend ici toute son ampleur. Il sera temps d'en reparler après et d'évacuer le fait - coïncidence troublante - que la famille de Munchak se trouve dans la Pennsylvanie.


      
LauLau avait parié sur les Titans car :

"Si Gabbert avait une paire de mains et pouvait réussir à battre deux ou trois fois les Titans sur la profondeur, cela pousserait les Titans à assurer le back end de leur secondary."

198 yards en 42 tentatives (21 passes réussies) et surtout une moyenne de 4,7 yards par tentative. Les Titans n'avaient définitivement rien à craindre sur ce secteur de jeu-là.


                                                                                                                                                                            


Miami Dolphins (5- 10) @ New England Patriots (12- 3) :  24- 27
Samedi 24 Décembre - 19h 00 - Gillette Stadium, Foxboro, MA 


Ça, c'est une entrée au stade !



Les miss Noël des Patriots.

Bellichik s'était déjà singularisé cette saison par un râle de jouissance lors de la victoire contre les Jets : "La meilleure défense de la NFL ? Suces ma bite !" Hais ou détesté, il faut néanmoins reconnaître sa compétence. Je ne vais pas refaire l'histoire du match contre les Dolphins. Cela a déjà été analysé sous toutes les coutures sur d'autres sites. Je m'attarderais, par contre, sur la rentrée aux vestiaires à la fin du second quart; où les Pats étaient menés 0- 17. Là, Bellichik se laisse aller dans son style si personnel.

"Ce n'est probablement pas légal que je raconte ce qu'il nous a dit. Donc je vais me taire. Disons qu'il y aurait eu beaucoup de bips de censure.", expliquait Jerod Mayo. Brian Waters (G) se montre compréhensif - admirez d'ailleurs son sens de la formule : "C'est la pause et vous êtes mené 0- 17 dans un match très important. Donc je pense que l'emphase a été mise là où cela nécessitait de la mettre." 

Bellichik s'est exprimé sur ce passage dans les vestiaires mouvementés : "On se doit de faire les choses mieux. On n'a rien fait comme il le fallait dans aucun secteur de jeu. Je sais que l'on est capable de bien mieux et les joueurs l'ont déjà montré. Ils l'ont montré. Tout n'a pas été parfait, loin de là. Mais il y a eu quelques bons plays, donc ça va."

Autres inquiétudes : Logan Mankins souffre du genou; il a prévu de guérir durant la bye-week. Mais c'est surtout la curieuse absence de Tom "Pretty Boy" Brady lors de la séance d'entraînement de ce Mercredi qui a amené à se poser pas mal de questions. Ce n'était pourtant pas lié au chat avec Chris Berman. Peut-être l'épaule qui a souffert contre les Dolphins ? Les Patriots assurent que ce n'est pas un problème de blessure. Et Jeudi soir, on nageait en pleine confusion comme le montrait ces deux tweets du journaliste Adam Schefter en une heure :








Toute l'actualité la plus récente des Patriots : ici.

Du côté des Dolphins, outre la blessure du tackle, Jake Long, on retiendra surtout cette semaine la sortie médiatique de Brandon Marshall. Pour bien la comprendre, il faut revenir sur le premier face-à-face entre les Dolphins & leurs rivaux des Jets dans le courant du mois d'Octobre et notamment sur un gros clash entre l'animateur de la radio WFAN, Mike Francesa & Darelle Revis. Cette vidéo que j'ai trouvé est assez pénible à regarder; le gars, qui filmait, avait visiblement le mal de mer - mais c'est le meilleur compromis entre un son décent & une séquence non coupée.





On l'a compris : le sujet tourne autour de l'interception pour un TD de 100 yards de Revis. Il y a t-il une defensive pass interference qui aurait du être sifflée (on voit Revis agripper le maillot de Marshall) ? Marshall est-il tombé dans les bras de Revis, obligeant celui-ci à le repousser (explication donnée non sans rire par Revis) ?  

"Premièrement, si vous connaissez un tant soit peu le football et que vous avez vu les images, vous pouvez voir qu'il était en train de tomber... la seule chose que je pouvais faire, c'était de mettre en avant mes mains. Ensuite, lorsque j'ai vu le ballon, je l'ai bougé pour faire l'interception; je l'ai poussé.", expliquait Revis. Mais Francesa s'accroche à son idée et s'entête : "Hey, vous pouvez dire tout ce que vous voulez. Mais vous savez que vous ne pouvez pas le toucher comme cela sur un terrain." On est en plein incident diplomatique : "Voilà pourquoi personne ne veut répondre à vos interviews.", se plaint Revis. A l'autre bout du combiné, Jared Winley, le porte-parole des Jets, demande à Revis de raccrocher au nez de Francesa, ce qui se produira finalement. Le jour suivant, Winley se fendra d'un communiqué : "En ma qualité personnelle, au vu du ton de l'interview, j'aurais du demander à Mike Francesa de changer de sujet au lieu de demander à Darelle de raccrocher. C'est une erreur de ma part. J'ai appelé le producteur de Mike pour m'excuser." Je terminerais ce passage (car le sujet n'est pas sur Francesa) en précisant que les relations entre Francesa & la franchise des Jets n'ont jamais été bonnes. Cela date à la fin de l'année 2009 où Francesa s'était laissé aller à un bashing anti-Jets & anti-Ryan. La hache de guerre avait été vaguement enterrée lorsque Francesa avait visité les camps d'entraînement de Florham Park, repartant avec les interviews des principaux acteurs des Jets (Ryan y compris).

Tout cela pour arriver à la sortie de Brandon Marshall, qui avait préparé sa propre théorie personnelle ce Mercredi en conférence de presse face aux médias new-yorkais pour la rencontre retour entre les deux franchises : "D'un certain côté, ma technique aurait pu être meilleure. Mais il y a aussi le syndrome Michael Jordan. Il faut oser aller à côté de Michael Jordan pour lui dire qu'il a fait faute. Ça marche comme ça dans le football. Vous savez, il y a certains gars qui flippent de lancer le drapeau jaune." Pour Marshall, dans une telle situation, la defensive pass interference est signalée neuf fois sur dix. "J'ai tracé ma route. Je suis l'un des visages de ce sport. Mais je n'ai pas l'importance de Darelle. Donc, lorsqu'ils ont de choisir, ils vont en faveur de Darelle."

Bien entendu, dans ce duel de grande gueule, Revis ne pouvait pas laisser faire. Il a répondu cette nuit : "Au fait, à propos du syndrome Michael Jordan ou le syndrome Kobe Bryant - qu'importe comment cela s'appelle - ça marche dans les deux sens. Je veux dire que Brandon Marshall a pour habitude sur ses routes de pousser son adversaire. Je n'utilise pas cela comme une réponse à l'envoyeur; c'est juste quelque chose que je sais qu'il fait dans les matchs (...) Je crois qu'il essaie surtout d'influencer les arbitres." Plus tard, le NFL Network a réuni Ed Reed (FS - Ravens) à Brandon Marshall dans une passionnante vidéo technique sur la pass interference. L'occasion pour Marshall de confirmer ses propos : "Tous les yeux sont maintenant tournés sur les arbitres et sur l'île." (référence à Revis island).

Passons maintenant à un autre joueur fantasque de Miami : Reggie Bush (RB).





Jamais Bush n'avait dépassé les 581 yards en saison; il en est à 1086 yards avec Miami. Alors, forcement, cela donne des ailes. Est-ce que Bush pourrait se voir au sommet de la hiérarchie des RBs de la NFL un jour ? "Oui, je peux le faire (...) j'ai passé beaucoup de temps à étudier beaucoup de joueurs, dont notamment Chris Johnson. J'en ai regardé une tonne de ses courses et spécialement l'année où il a dépassé les 2000 yards. Et ouai, je me sens vraiment capable de produire beaucoup." Soyons terre-à-terre par rapport à notre réaction aux propos du RB : Bush jouit d'une situation très particulière à Miami où il est le principal artificier du jeu de course. Selon toute vraisemblance, Tony Sparano ne sera plus le Head Coach des Dolphins en 2012. L'avenir de Bush dépendra entièrement de la volonté du nouvel homme fort qui sera probablement nommé dans quelques semaines. Et si, celui-ci, se décide à opter - comme cela se fait de plus en plus souvent dans la NFL - sur un jeu de course se reposant sur plusieurs menaces, Bush se retrouverait alors dans une situation similaire à celle des Saints où il devait partager ses courses avec Pierre Thomas et Chris Ivory. Une situation dans laquelle il n'a jamais brillé.

On notera également l'officialisation de la retraite de la légende du coin. Remember Jason Taylor :





LauLau avait parié sur les Patriots car :

"Même si je pense que Tom Brady cache quelque peu la misère chez ces Patriots cette année"

On a pu le vérifier avec une première moitié de match assez surréaliste.

"Pour espérer une belle surprise, Brian Daboll (OC des Dolphins) doit considérer une grosse partie de Reggie Bush & Daniel Thomas, contrôler l'horloge et faire en sorte que Tom Brady reste sur le banc le plus longtemps possible."

Pour contrôler l'horloge, faut-il encore transformer ses 3rd down... (5 sur 13). Les circonstances du match, avec le retour incroyable des Pats dans le 3ème quart, n'a pas favorisé le jeu au sol.

                                                                                                                                                                            

Denver Broncos (8- 7) @ Buffalo Bills (6- 9) : 14- 40 
Samedi 24 Décembre - 19h 00 - Ralph Wilson Stadium, Buffalo, NY 


Les Buffalo Cerfs, ça sonne tout de suite moins bien.




Cachez aux petits enfants qu'il y avait plusieurs Père Noël par stade !



A Orchard Park, des hôtesses sont mises à votre disposition...



La semaine précédente chez les Broncos.







Pour fêter dignement le formidable match de Tim Tebow la semaine dernière, je vous aurais volontiers ramené quelques photos de "Faites le Tebow". Mais on va laisser marcher la féerie de Noël et rester sur les quelques photos plus haut. Il y a un détail amusant à noter : la Tebowmania n'a pas mené Petit Jesus au Pro-Bowl. Pour ce qui est du vote des fans, Tim Tebow finit 3ème. Mais la voix des fans compte pour 1/3 du résultat final. Les joueurs + les coaches comptent pour 66,6 % dans le choix final de la sélection pour le Pro Bowl. Ce qui explique que Philip Rivers soit remonté in extremis.

En fait, c'est la fin d'une époque bénie à laquelle nous assistons : mêmes les coaches n'ont plus peur de l'incroyable effronterie du gamin turbulent. Les Patriots et donc les Bills ont réussi un formidable boulot en contenant Tebow dans la poche et en le poussant à lancer. Cette semaine, Coach Crennel (Chiefs) a indiqué qu'il essaierait de s'inspirer du travail de ces deux équipes dans l'optique de l'affrontement contre les Broncos en Week 17.

Pour en revenir à la rencontre contre les Bills, il est à noter que la NFL a procédé cette semaine à une petite modification : la Ligue a jugé que l'une des interceptions de Tebow était en fait un fumble. Ce qui nous donne un total de 12 fumbles cette saison pour le QB - seuls Matt Moore (Dolphins) & Blaine Gabbert (Jaguars) ont fait pire. L'une des plus grandes forces de Tebow - tel que le gamin nous était vendu par ses fans - était sa capacité à se prémunir contre les turnovers. Cela fait cinq matchs consécutifs que Petit Jesus se met à fumble et surtout six fois en trois rencontres. C'est la démonstration par les faits de la faiblesse de Tebow : d'une part, sa prise de décisions est effroyablement lente. Tebow a besoin d'une évidence pour lancer le ballon. Sa lecture est mauvaise. De ce fait, en prenant trop de temps, le QB prend beaucoup de coups et fumble. Le style de course de Tebow est également générateur de fumble. L'erreur trop souvent commise par les fans de la NFL est d'attribuer à Tebow les victoires de Denver ces dernières semaines. La surexposition médiatique du jeune n'aide pas. Mais Denver compte avant tout sur une mécanique bien précise : une grosse performance de ses RBs + de sa défense pour atteindre le 4ème quart où Tebow peut faire parler son style si particulier. C'est une approche à bas-risque du football que le staff de Denver a mis en place et même cela n'empêche pas Tebow d'effectuer tout ces turnovers.

Lors de la week 17, il y aura beaucoup de rencontres à voir. Le Broncos vs. Chiefs qui s'annonce opposera Tebow à Kyle Orton. Pas de quoi inquiéter en apparence le vice-président de Denver, John Elway :



"On savait que rencontrer à nouveau Orton était une possibilité. Nous y voici. On fera en sorte de bien jouer. C'était la meilleure décision pour l'équipe, point barre."


La décision d'avoir viré Orton risque de revenir en pleine tronche d'Elway si Denver terminait la saison par trois défaites consécutives. Des questions inévitables se poseraient alors sur la viabilité à long-terme du projet Tebow.

Un match placé sur la revanche d'Orton ? Pas si vite. Coach Romeo Crennel (Chiefs) ne veut pas le voir ainsi : "Bien sur, tout les joueurs que je connais veulent toujours bien jouer contre leur ancienne équipe. Lui, il voudra bien jouer et je suis sur qu'il fera tout pour gagner. Mais, ce matin, j'ai du lui dire : "Ton boulot, c'est d'aider l'équipe à gagner. Ce n'est pas Kyle vs. les Broncos." Crennel n'a certes pas tort. Maintenant, Orton a certainement encore en tête cette période où les fans de Denver le huaient, en réclamant Tebow. Il est certain qu'Orton n'attend qu'une seule chose : faire se taire le public de Denver.



Fitpatrick et la barbe des mauvais jours.

Dans une saison désormais anonyme au vu des résultats des Bills et vu la troupe de Mr Anybody que se coltine la franchise, difficile de trouver quelques actualités sur Buffalo. La dernière info intéressante remonte un peu et j'ai été la chercher loin... très exactement dans le "Rochester Democrat & Chronicle" Le journal demande si le QB peut être inquiet au cas où Chan Gailey & Buddy Nix se décidaient à drafter un jeune pouvant mettre la pression sur Fitzpatrick : "Non. Pas du tout. C'est quelque chose qui ne peut pas m'inquiéter. C'est le même sentiment que l'année dernière, à vrai dire. On s'est assis avec Chan. On a parlé avec Buddy. On essaie de faire en sorte que tout aille dans la bonne direction." Des jeunes comme Landry Jones ou Nick Foles s'avèrent être une véritable possibilité pour les Bills dans une franchise qui n'a jamais su trouver un successeur à Jim Kelly, le Hall of Famer. Pour rappel, Fitzpatrick a signé cette année une extension de contrat de 59M $, dont 24 M garantis.  


LauLau avait parié sur les Broncos car :

"Si l'on prend en compte le point fort de Denver : sa défense, j'ai peine à voir Ryan Fitzpatrick survivre dans cette rencontre."

C'était sans compter les interceptions, distribuées comme des petits pains par Petit Jesus Tim Tebow, qui allaient donner plus qu'un coup de main aux Bills.

"Et les Broncos sont justement en face d'un challenge intéressant : respecter un adversaire prétendument plus faible et gagner."

Et les Broncos ont perdu. Ami lecteur, je te charge d'en tirer les conclusions nécessaires.

                                                                                                                                                                            

Philadelphia Eagles (7- 8) @ Dallas Cowboys (8- 7) : 20- 7  
Samedi 24 Décembre - 22h 15 - Cowboys Stadium, Arlington, TX 



Prix du déguisement le plus particulier !


Petit jeu : trouvez la dinde sur la photo...



Oprah Winfrey file un mauvais coton...



Hellooo to you !



Les cheerleaders de Dallas.


Déjà évoqué sur le blog, l'optique de conserver Andy Reid comme Head Coach des Eagles si celui-ci remettait en cause le travail de Juan Castillo, le coordinateur défensif. J'ai déjà également évoqué - par exemple, dans mon prono plus bas - tout le travail effectué par Coach Reid sur sa défense. 2012 sera l'année où Stan Kroenke va sérieusement reprendre en main la franchise des Rams (on parle d'un package Jon Gruden & AJ Smith, le GM des Chargers.)

L'expérience Steve Spagnuolo chez les Rams aura été catastrophique et le coach peut s'enorgueillir de rester dans les annales de la NFL, vu ses performances. Admirez :



Spagnuolo demeure malgré un tout un bon coach, lorsqu'il n'a pas toutes les responsabilités d'un Head Coach en jeu. Beaucoup d'équipes le suivraient pour lui proposer en 2012 un poste de coordinateur défensif. Mais le voir atterrir à Philly semble être bien plus qu'une simple hypothèse, au vu des dernières rumeurs. Il était déjà l'assistant de Jim Johnson de 1999 à 2006. Il serait en terrain connu à Philly et la franchise des Eagles souhaite revenir à ses fondements.

Spagnuolo reviendrait donc à l'esprit blitz en folie de l'époque Johnson. Ce serait alors une très grosse transition pour cette défense de Philly. Le schéma "wide 9" actuel crée la pression par un rush de 4 joueurs. Les joueurs auraient donc à appréhender deux systèmes différents en deux ans. Au moins, le temps de préparation ne sera pas écourté du fait du Lockout.

Pour le reste, même si LeSean McCoy a bien tenté de faire passer sa blessure pour plus sérieuse qu'elle ne l'était réellement, Coach Reid ne veut pas entendre parler de désunion, maintenant que les Eagles n'ont plus rien à jouer. Les starters joueront donc Dimanche.

Passons donc maintenant aux Cowboys où, là aussi, on s'interroge sur l'avenir. Et plus particulièrement au vu d'une anecdote qui s'est déroulée lors de la fin du match contre les Eagles. On a alors vu le proprio Jerry Jones glisser un mot dans l'oreille de Coach Jason Garrett. Il s'avérait que Jones informait son coach que les Giants avaient gagné et que les Cowboys n'avaient donc plus rien à jouer cette saison. Les fans et certains médias ont pourtant cru qu'il s'agissait des dernières minutes de Garrett. "C'est tout de même dingue de me critiquer pour cela. Plus le management est impliqué, plus le proprio est impliqué, cela donne les meilleurs résultats en terme de travail. (...) On n'aurait pas vu ce genre de critiques arriver au point de départ, mais à l'époque, on avait gagné le SuperBowl. On se comporte toujours de la même manière depuis que j'ai pris en main la franchise. On procède toujours de la même façon." Un Jones qui a notamment confirmé que Tony Romo jouerait.






En attendant, les Giants sont à l'horizon pour une rivalité qui promet alors que les Giants sont gonflés à bloc suite à la victoire contre les Jets. Justin Tuck (DE) a senti le besoin d'allumer la première salve (ça mériterait qu'un RB de Dallas s'approche de Coughlin en lui disant : "Shut up, old man") : "Cela fait plus d'une fois que l'on reprend mes propos mais, ouai, je ne supporte pas les Cowboys et c'est toujours la réalité. Je sais que notre stade sera déchaîné. Une atmosphère digne des playoffs le Dimanche soir avec le vainqueur qui ramasse tout. Nos fans détestent les Cowboys tout autant que moi. Donc, ça va être fun." Le journaliste enchaîne en demandant si Tuck est confiant en la victoire des siens; le joueur bloque, visiblement interloqué par la question : "Est-ce que vous êtes en train de me demander si on va gagner la rencontre ? Vous attendez que je vous dise quoi ? Évidemment que l'on va gagner la rencontre."


  



LauLau avait parié sur les Eagles car :

"Défensivement parlant, Philly emploie de nouvelles techniques (wide 9). Ce qui signifie notamment que la pression de Philly est désormais très forte sur les côtés. Des lignes seront ouvertes et le résultat peut être à sens unique si les Eagles n'arrivent pas à contenir Romo dans la poche."

Dommage que Romo ait été blessé dès l'entame de la rencontre; j'aurais voulu confronter mon analyse par rapport à l'homme fort de Dallas. Concernant son backup, Stephen McGee, l'analyse est plutôt bonne : on a bien vu Trent Cole & Juqua Parker mettre une très grosse pression sur le QB. McGee a été sack trois fois. Comme je le prévoyais, dans le système des Eagles, des routes se sont ouvertes poussant McGee à prendre la poudre d'escampette (4 courses pour 28 yards). Ce n'est certes pas du Cam Newton. Mais bon, la reprise en main du secteur défensif par Andy Reid est vraiment très intéressante à déchiffrer.

                                                                                                                                                                            

Tampa Bay Buccaneers (4- 11) @ Carolina Panthers (6- 9) : 16- 48 
Samedi 24 Décembre - 19h 00 - Bank of America Stadium, Charlotte, NC 









La semaine précédente à Tampa.










Shaun King (QB des Bucs en 1999) a été amené à donner son avis sur la descente aux enfers de la franchise de Tampa Bay. De façon étonnante, King ne cible pas Coach Raheem Morris, estimant que celui-ci n'a pas eu les outils nécessaires pour mener à bien sa mission. King croit que le coach de Tampa Bay est bien l'homme de la situation mais il a besoin d'être entouré par des coordinateurs d'expérience. Il renvoie à Mike Tomlin, le coach de Pittsburgh, entouré notamment par Dirk LeBeau.

Pour lui, les Bucs renient leurs origines, partant dans une dérive obsessionnelle sur l'acquisition de jeunes joueurs. Jamais aucune franchise ne s'est focalisée autant sur la jeunesse. Chacun sait que la présence de vétérans ayant un sens du leadership est absolumment nécessaire. Derrière celà, il y a une question d'argent. Tampa Bay est vraiment très loin du salary cap. En misant sur les jeunes, Tampa dépense peu au niveau des salaires.


La responsabilité de Jay Glazer (ici en photo) est directement impliquée. Proprio également de Manchester United, est-ce que Glazer mise tout son argent sur le club anglais qui est un gouffre financier ?

Donc, le problème n'est pas tant en soi Raheem Morris. Est-ce qu'un nouveau coach ne se heurtera-t-il pas à une absence de moyens ? Et au-delà de cela, il s'agit d'un cercle vicieux : l'absence de ressources ? Elle est perçue par les fans qui ne se déplacent plus au stade, ce qui accentue encore ce manque de moyens. Dans ces conditions, virer Morris ne ramènera pas les fans au stade.

Virer Morris mais pour qui ? Le nom de Jon Gruden revient régulièrement. Pour King, il y a un décalage entre le Gruden de la télévision et le Gruden coach. Ce dernier aurait laissé entendre que, s'il était nommé coach de St Louis, il irait chercher Andrew Luck, ce qui n'est pas du goût de King qui préfèrerait voir Sam Bradford être relancé. 

Bref, quoi qu'il en est, il est grand temps que cette saison se termine. Morris est agacé par le comportement de LeGarette Blount (RB). Ronde Barber (CB) pense que : "chacun joue pour sa gueule". Davin Joseph (G) pense que les joueurs devraient arrêter de penser à la sécurité du job de Raheem Morris et qu'ils feraient mieux de penser à conserver leur propre job.

Passons maintenant aux Panthers. Ce fut relativement une semaine calme. On retiendra une interview de Cam Newton. Avant d'y arriver, évoquons un personnage qui m'avait particulièrement exaspéré : Warren Moon, l'ancien QB Hall of Famer, avait conseillé Newton alors que celui-ci s'apprêtait à rentrer dans la Draft. Un rôle de tuteur embarassant pour un individu qui, s'il avait vécu au Moyen-Age, aurait envoyé au bucher pas mal de monde. Petit retour sur ses propos :

- "Beaucoup des critiques qui sont faites à Cam n'ont pas lieu d'être; elles sont surtout basées sur la race. Je croyais que tout cela était derrière nous désormais. Les médias et les fans ne critiquent pas les autres QBs de la Draft sur leur sourire ou quelque chose d'autre. Le standard est différent de celui d'un QB blanc. Je croyais que l'on avait dépassé ces choses au sujet d'un QB originaire d'Afrique mais il faut croire que je me suis trompé."

- "Il y a du racisme dans chaque pan de la société. On a fait beaucoup de progrès mais le racisme est toujours là. Je croyais que dans le sport nous étions au-delà de cela mais la façon dont Cam est traité me prouve le contraire."

- "Le truc qui me fait me marrer, c'est lorsque l'on se demande si Cam peut réussir dans une spread offense ? Peut-il gérer une attaque pro ? Colt McCoy était dans la même situation et, pourtant, les gens n'ont rien dit. Et pareil pour Sam Bradford (...) c'est clairement du racisme."

 Vu l'esprit de Moon, celui-ci doit se réjouir que Newton joue désormais pour les (Black) Panthers. Blague à part, Cam Newton a toujours navigué entre deux eaux. Ses derniers propos montre encore une fois l'équivoque :


"Je ne vais pas m'asseoir et me dire : "oh, ceux qui me critiquent sont racistes." J'accuse JaMarcus Russell et, à une moindre mesure, Vince Young. Lorsque vous avez l'opportunité de vous faire tout ce fric en faisant quelque chose que vous aimez, pourquoi tout gâcher ? J'essaie d'être un modèle. Si Robert Griffin, le QB de Baylor décide de se lancer, j'aimerais que les gens disent : il peut être le prochain Cam Newton au lieu de dire - il peut être le prochain JaMarcus Russell"


Toutes ces théories sont farfelues. Je ne m'imagine même pas ce qu'un Moon dirait si Mark Sanchez ou Tim Tebow étaient d'origine africaines.


LauLau avait parié sur les Panthers car :

"Deux franchises à la trajectoire opposée : la victoire à la fraîcheur."

Parfois, il n'est pas nécessaire de sortir la grosse artillerie pour analyser un match et se décider du vainqueur.

                                                                                                                                                                            






- L'annonce du Pro-Bowl a généré beaucoup de mécontentement. Absence d'untel, présence d'untel. Je n'y accorde pas plus d'importance que cela. Il y a cependant un sujet qui m'a terriblement agacé : dénoncer la présence de Ray Ray au profit de Brian Cushing. Qu'est ce que Cushing a réalisé pour la NFL, à part d'être suspendu pour dopage ? Un peu de sérieux, les fans.

- Par contre, il est vrai que Ray Ray n'est plus le même depuis son retour de blessure. Le grand Jonathan Ogden avait averti : ce genre de blessure, il faut prendre le temps avec la convalescence. Lui, il est parti en retraite en se hatant de revenir sur les terrains : le pied n'a jamais guéri. Depuis le retour de Ray Ray, on voit un joueur qui a toutes les peines du monde à se défaire d'un block car il ne peut pas appuyer sur son talon.

- Un point sur les blessures des Ravens : toujours pas de signe de vie de Marshall Yanda (RG), ce qui est fort ennuyeux pour aller protéger Joe Flacco. Bernie Pollard est grippé; j'aime la hargne de ce mec et j'espère qu'il sera malgré tout de retour.

- Chat intéressant avec Jamison Hensley qui donne une clé interessante dans la future confrontation entre les Ravens & les Bengals : Cinci ne sait pas couvrir les TE; Baltimore doit miser sur Dickson & Pitta.