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mardi 4 septembre 2012

Tonight Football (Week 1 - Part. 1)



Avant-propos : On reprend donc les paris avec pour idée de dépasser les 74% de bons pronostiques de la saison dernière.




Dallas Cowboys (0-0) @ New York Giants (0-0) .
Wednesday, Sept. 5, 8:30 ET

L'ouverture de la saison, un mercredi ? Le président Obama a un message fort à dire aux américains ce Jeudi. Changer les habitudes des fans de football les a rendu nerveux. On trouve donc toutes sortes de commentaires sur le net, dont notamment celui-ci que j'ai sélectionné pour sa pointe désabusée : "Je ne sais pas réellement ce qu'il va dire - mais s'il s'agit de la guerre contre le Canada, je comprends. Mais cela ne sera pas un instant majeur, juste la campagne politique qui continue." 

Quoi qu'il en est, au final, Dallas sera donc l'adversaire du champion sortant. Où comment faire grise mine et tête basse du côté des Cowboys... Ce qui était un mal endémique de Dallas toute la saison dernière a été exploité de main de maître par les Giants. Eli Manning a su passer en revue toute la secondary, inepte, indigne du niveau de la NFL et New York cumulait un 746 yards d'attaque lors des deux rencontres en Week 14 & 17. A la manœuvre, Dallas a juré qu'on ne les y reprendrait plus, sortant le chéquier pour Brandon Carr ou draftant Morris Clairborne. Pour autant, il faudra du temps pour gommer un roster défensif trop faiblard et la présence de Barry Church (SS) en atteste. On n'oubliera pas également de prendre en compte l'absence de Jay Ratliff (DE) qui aura son importance en terme de run defense, ce qui devrait laisser le bizut Dan Connor (LB; ex-Panthers) un peu trop seul.

Outre la secondary, Dallas a toujours souffert d'une offensive line passoire au possible. Critique lorsque l'on joue contre le féroce pass rush des Giants. On serait tenté de conseiller à Tony Romo (QB) une reconversion dans le catch. "Ne faites pas ça chez vous !" Le slogan de la WWF s'adapte-il aussi au petit monde de la NFL ? L'offensive line ne présente guère plus de sécurité cette année. Pire encore (si c'est possible), Romo ne pourra même pas compter sur toutes ses munitions; Witten (TE) & Austin (WR) n'étant pas à 100%. Les espoirs se tourneront donc vers DeMarco Murray. Faudrait-il encore que des routes s'ouvrent devant le jeune RB... L'année dernière, les Giants avaient limité le jeu au sol à 46 yards en 14 courses.



DeMarco Murray, déjà pris, en Week 3 de la Pré-Saison.
   
Depuis 2002, lors du match d'ouverture, l'équipe qui reçoit est 9- 1. On pourra contrebalancer par le fait que les Giants sont un bon gros diesel qui se met enfin en marche à partir du mois de Novembre, effaçant toujours ou presque leur départ en saison catastrophique. Mais, passer sur la télévision nationale pour ces sportifs est un instant trop obsessionnel. On attendra donc une semaine avant que les Giants ne retombent dans leurs travers.


I bet : Giants !

mardi 1 mai 2012

B-More tough !

Avant-Propos : Suite à divers évènements, entre lassitude et autres, le blog a été amené à prendre du recul ces derniers mois et s'en excuse auprès de ces lecteurs les plus fidèles.  
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Dans ce nouveau papier, on fera un point sur l'état des Baltimore Ravens; l'état de l'équipe, le staff, les joueurs, ceci passe évidemment par un retour sur la Draft, sur certains faits pas spécialement connus de tous (et non focalisés uniquement sur Baltimore). 




LE STAFF :

Le pessimisme est de mise. 

Le départ de Chuck Pagano pour les Colts, lui qui avait redonné une identité, une férocité, une hargne à la défense des Ravens fait très mal. Le fidèle Clarence Brooks (défensive line) fut pendant un temps évoqué pour sa succession. C'est finalement Dean Pees (linebacker coach) qui sera en charge de la défense. Un mouvement que je n'apprécie guère. Pees n'est pas du sérail. Voir un avatar de Bill Bellichik être en charge de ce qui signifie beaucoup dans l'identité même des Ravens me fait froid dans le dos.  

Autre mouvement qui laisse songeur : la reconduction de Cam Cameron en tant que coordinateur offensif. Que Harbaugh soit fidèle à ses hommes est certes une qualité. Mais s'adresser à la Ravens Nation, lui demander du support lorsque cela va mal n'empêche pas d'être à son écoute de temps à autre. Les fans ne voulaient plus de Cam Cameron. Mais poussons l'ironie un peu plus loin : afin d'atteindre ses objectifs lors de la dernière saison, Cameron avait vu ses prérogatives être largement augmentées : cela passait notamment par le coaching de Joe Flacco. On a déjà évoqué les relations tumultueuses entre le QB et Cameron. Voir que de la distance entre les deux a de nouveau été établi suite à la signature de Jim Caldwell en tant que QB Coach a quelque chose de fort savoureux. C'est un aveu implicite de l'entente peu cordiale entre les deux mais c'est aussi un sacré désaveu pour Cameron : le voici cadré avec désormais un QB Coach qui avait fait un excellent boulot dans cette fonction chez les Colts. Ambiance, ambiance.   




La bonne nouvelle - parce qu'il y en a au moins une - c'est la consolidation de la situation d'Eric DeCosta (directeur du personnel) au sein de l'organigramme des Ravens à travers un contrat bétonné. DeCosta est le joyau façonné par Ozzie pour prendre sa suite et a été démarché par plusieurs franchises cette année pour devenir GM. Au niveau de la Draft 2012, DeCosta a été particulièrement actif. 



LE ROSTER :

L'arrivée de Curtis Painter (QB) dans les bagages de Jim Caldwell ne devrait avoir aucune incidence : le staff des Ravens apprécie Tyrod Taylor, d'ores et déjà confirmé en tant que QB2. 

Le départ de Ben Grubbs (OG), potentiellement le meilleur élément de l'offensive line, était devenu inévitable. L'année dernière, la signature d'un gros contrat pour Marshall Yanda avait déjà donné un indice. La saison 2011 avait montré un Grubbs en souffrance avec de nombreux pépins physiques. A 28 ans, il devenait difficile de sortir le chéquier pour le prolonger. La surprise dans l'offensive line des Ravens tient plus à un Matt Birk (C) qui a décidé de continuer une année de plus. Les Birk repeuplant la planète à grande vitesse, on aurait pensé que Matt aurait souhaité retrouver sa petite grande famille. Sans oublier ce cou douloureux sur lequel insiste le poids des âges. Birk continue donc mais dans quel état ?






Beaucoup de mouvements en défense. Les transactions étaient justifiées et sans surprise. Lardarius Webb (CB), un joueur très apprécié du blog et que l'on devrait particulièrement remarqué cette saison, a signé une extension de cinq ans particulièrement méritée. Une page s'est tournée avec le départ de Jarret Johnson (OLB). Là aussi, aucune surprise : la Draft de Sergio Kindle avait été un premier avertissement. Johnson a plus un profil de run defense alors qu'Harbaugh désirait un second Terrell Suggs. Mais nous y reviendrons dans la partie Draft.

Au niveau de la free-agency, on notera les signatures de Corey Graham (CB - ex-Bears) et Sean Considine (Saf - ex-Eagles). Ceci marquait les premiers mouvements dans la volonté d'Harbaugh de renforcer la Spécial Team. On notera qu'Harbaugh, étant un ancien de Philly, connaissait particulièrement bien Considine.







DRAFT 2012
 
Quelques faits que vous avez peut-être raté :


- Les Broncos ont drafté Philip Blake (C - Baylor) au 4ème tour. Il sera en compétition pour le rôle de starter avec JD Walton, qui avait débuté toutes les rencontres ces deux dernières saisons. L'ironie du sort, c'est que Walton était le mentor de Blake à Baylor.

- Mark Sanchez, Tim Tebow & Rex Ryan ont eu la peur de leur vie : les Jets ont drafté Robert Griffin ! Ryan explique : "Il y a un moment où tu te dis : "wow, ça y est. Une nouvelle controverse autour des QBs." Lorsque Tannenbaum m'a dit : "Hey, on vient juste d'avoir Robert Griffin de Baylor", j'ai dit : "Quoi ?!" Et non, il ne s'agit pas du QB de Baylor, mais de son coéquipier, homonyme, qui joue guard.

- La NFL est décidément une affaire d'homonymes puisque les Jaguars ont drafté Brandon Marshall (LB - Nevada). Ce Marshall réagissait récemment sur le sujet : "La comparaison, je l'ai tout le temps, sur twitter, sur facebook. L'autre jour, un mec me tweet : "Tu voudrais aller chez les Bears au 19ème rang ?". Je lui ai répondu : "Brandon Marshall, LB de Nevada." Et il était là : "Wow, ça serait dingue que deux joueurs aient le même nom dans la même équipe." 

- Drafté au 5ème tour par les Titans, Taylor Thompson (TE - SMU) a la particularité de n'avoir jamais jouer TE, de n'avoir jamais attrapé un seul ballon au collège. Logique, il jouait DE. Mais, vu le format du garçon (6-6, 259 pounds), une nouvelle carrière s'offrirait-elle au rookie ?

- La NFL est une affaire de famille : par exemple, on savait que Rolando McClain (LB - Raiders) était le cousin de LeRon McClain, l'ex-FB des Ravens. Baltimore a drafté Gino Gradkowski (C/G - Delaware) qui est le petit frère de Bruce, le QB des Bengals. Les Falcons ont drafté Jonathan Massaquoi (LB - Troy), ses cousins se nomment Visanthe Shiancoe (TE- Vikings) & Mohammed Massaquoi (WR - Browns). Les Rams ont choisi Daryl Richardson (RB - Abilene Christian) qui n'est nul autre que le frère de Bernard Scott (RB - Bengals).







Draft : de la stratégie dans les War Room :



Chaque année, les Ravens élaborent une liste de 150 joueurs, classés par intérêt, fruit de multiples séances de scouting, dans laquelle ils vont piocher allègrement durant cet exercice périlleux qu'est la Draft.

Ces dernières années, les Ravens avaient exclusivement pioché dans leurs100 premiers choix afin de sélectionner leurs rookies. Cela n'a pas été le cas cette année : "Il y a des joueurs que l'on aimait beaucoup et ils avaient déjà été pris. Il nous a fallut être créatif.", confirmait Eric DeCosta (directeur du personnel) tout en confirmant que, très vite, dans cette Draft 2012, 97 de leurs100 premiers choix avaient été choisis. "Notre tour s'approche : tu vois quatre de tes choix encore disponibles et tout à coup, Boom ! Ils ne sont plus là."

Le vice fut très présent dans cette Draft. Il n'est guère étonnant de voir Bill Bellichik priver l'un de ses rival pour l'AFC d'un joueur majeur dans un secteur qui a besoin cruellement de renouvellement (Dont'A Hightower, que beaucoup percevait comme un potentiel successeur à Ray Ray). Mais le plus gros coup est à mettre à l'actif des Cincinatti Bengals.

Dans la war room de Cinci, quelques minutes avant le choix, la décision est prise : au vu de la tournure de la situation, les Bengals iront OL pour mieux protéger encore Andy Dalton du pass rush féroce de l'AFC North. Il y a Riley Reiff, le massif athlète d'Iowa qui sera probablement disponible. Sauf qu'à la réflexion, il y a peut-être mieux à faire. On croit savoir, du côté de Cinci, que les rivaux des Ravens iront, en position 29, sur un OG et probablement sur Kevin Zeitler, qui avait été régulièrement annoncé du côté de Baltimore les jours précédant la Draft. La décision est donc prise de passer sur Reiff via un trade down. Cinq positions avant les Ravens, les Steelers ont opté pour David DeCastro. Deux positions avant les Ravens, les Bengals ont opté pour Kevin Zeitler. Les deux meilleurs guards sont pris par deux rivaux de Baltimore et les Ravens ne peuvent combler le vide laissé par le départ de Ben Grubbs.

Autres choix, notamment, cochés par Baltimore : Peter Konz (C), choisi cinq tours avant Baltimore, Mike Adams (T) parti chez les Steelers. Faut-il en conclure que, cette année, les franchises de la NFL avaient un Draft Board similaire aux Ravens, reconnus comme l'une des meilleures équipes dans l'exercice de la Draft ?  "C'est étonnant : chaque année, nous avons 25 joueurs, entre 20 et 25 joueurs, qui ne sont pas draftés et qui deviennent des free-agents que l'on cible. Cette année, les vrais joueurs de qualité, ça s'est asséché. La ligue est... Tout le monde a remarqué les mêmes joueurs. C'est une chose qui n'était jamais encore arrivée.", expliquait Eric DeCosta. Pour Ozzie Newsome, nous sommes rentrés dans une époque où il devient de plus en plus facile de trouver des renseignements sur les prospects, ce qui a tendance à resserrer les différents Draft Boards. Newsome a précisé également que les franchises n'accordaient pas nécessairement un réel intérêt pour cette étape de la Draft, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.


Draft : le choix des Ravens :






35th pick : Courtney Upshaw (OLB - Alabama)





Perçu par certains journalistes comme LE steal de la Draft suite au trade down d'Ozzie, la war room des Ravens était pourtant en panique, la boule au ventre, inquiet de voir Chuck Pagano le ramener du côté d'Indianapolis avec le 33ème pick. Pronostiqué comme étant sélectionné dans les 15 premiers picks, Upshaw a connu un sacré slide dans la Draft, du fait que les franchises n'étaient pas sures qu'il ait la carrure pour jouer DE ou la vitesse pour la couverture en OLB. Le garçon a avoué en garder une profonde amertume qu'il espère mettre à profit cette saison.

Au fil des matchs depuis trois saisons et notamment à travers le développement de la relation Ngata - Suggs, les adversaires ne se souciaient plus uniquement que des deux larrons de l'axe droit de la défense. Les plans des Ravens étaient devenus prévisibles. Harbaugh n'a jamais caché qu'il fallait être multi-menace, que le pass rush devait venir de partout à la fois, que la secondary trop souvent critiqué ne pouvait donner la pleine mesure de son art car trop mis sous pression par un pass rush pas assez agressif. Ce qui condamnait à court terme Jarret Johnson, plus run stuffer qu'autre chose en vieillissant. La Draft de Sergio Kindle allait dans ce sens. Mais le rookie allait dégringoler la tête la première dans les escaliers et laisser s'évaporer une partie de son talent supposé. Upshaw arrive maintenant et le but est clair : avoir un clone de Terrell Suggs qui amènera enfin cette multi-menace.      





60th pick : Kelechi Osemele (OT - Iowa St.)




En voilà un qui génère beaucoup d'excitation auprès du staff et des fans. Signe qui ne trompe pas : il a d'ores et déjà gagné son petit pseudo : KO. C'est tout d'abord une stature impressionnante. Interrogé sur le sujet, Joe Flacco indique : "Je lui ai serré la main et... il a de grosses mains !" Eric DeCosta donne plus d'informations sur le nouveau membre des Ravens : "Au Senior Bowl, il était l'un des meilleurs OL. On l'a observé toute la semaine : on a vu un gars avec une carrure impressionnante, très physique, de très grands bras qui bougent très bien en rapport avec ses jambes. Il est très fort." De très grands bras auxquels il est difficile d'échapper mais KO pense que son point fort est ailleurs : "J'amène de la compétitivité , du physique et de l'agressivité."

Les Ravens s'avérant assez mécontents de l'hygiène de vie de Bryant McKinnie, un scénario possible serait de voir Michael Oher reprendre son rôle de LT de l'exercice de 2010 - où il s'était avéré particulièrement mauvais - et KO postuler pour le poste de RT. L'autre scénario étant - évidemment - la succession de Ben Grubbs; KO serait alors en compétition avec Jah Reid (RT drafté en 2011) & Gino Gradkowski (voir plus bas).  





84th pick : Bernard Pierce (RB - Temple)




A l'annonce de ce choix, certains ont cru que cela préfigurait de mauvaises choses concernant la reconduction du contrat de Little Ray. Evidemment, il n'en est rien. Probablement le choix le plus surprenant, il illustre surtout les difficultés de Baltimore durant cette Draft : le poste de RB n'était pas mentionné dans les besoins vitaux de l'équipe. Pierce amène une certaine complémentarité que possédait avant lui Ricky Williams : la puissance, la capacité à aller gratter des 3rd & short. Il sera en compétition avec Anthony Allen & Damian Berry pour le poste de backup de Little Ray.    





98th pick : Gino Gradkowski (C / OG - Delaware)




Le petit frère du QB des Bengals était surveillé de très près par les Ravens. Plusieurs fois, il avait été supervisé par des scouts. Todd Washington (assistant OL) avait dîné avec lui le jour précédant le Pro Day. Gradkowski avait été même invité pour une visite officielle des structures d'entrainement de Baltimore. Bien que Gradkowski a encore beaucoup à apprendre à ce niveau, les Ravens pensent que, sous le tutorat de Matt Birk, le rookie peut passer la prochaine étape. Issu du même collège que Joe Flacco, Gradkowski a été choisi pour sa maturité, ses qualités de leadership, sa vitesse inhabituelle (5.25' au 40 yards dash) et sa polyvalence (a joué à trois postes différents dans l'offensive line durant ses années de collège). Il rentre dans la compétition pour le poste de LG et est un potentiel successeur à Matt Birk.






130th pick : Christian Thompson (Saf - South Carolina St.)





Dean Pees, le coordinateur défensif, était toute chose après le choix de Thompson : "On est vraiment excité. Il était très haut dans notre Draft board; c'est donc une surprise incroyable qu'il ait été toujours présent au 4ème Round. D'avoir un gars placé aussi haut dans notre Draft Board, c'est un pick génial et ça me donne envie d'embrasser Ozzie."

Thompson n'est pas un inconnu de la maison Ravens. Il a été conseillé pendant quelques mois par Ed Reed himself qui a pu donner son avis sur le jeune. Sa rapidité et son côté big hitter lui ont permis de se montrer polyvalent que ce soit en FS, qu'en SS. Mais cela sera surtout au niveau de la special team qu'il faudra regarder; les précédents safeties de Baltimore (Haruki Nakamura, Tom Zbikowski) ayant été de solides contributeurs à ce niveau là.  





169th pick : Asa Jackson (CB - Cal Poly)



Comme évoqué précédemment, il semble que cette année, Harbaugh s'est focalisé sur le renforcement de la special team. La vitesse de Jackson (4.44' au 40 yards dash), ses 14,06 yards par punt return en ont fait un candidat naturel pour le K/ P returner des Ravens. Car le secteur est un peu désert : Lardarius Webb (CB), à deux reprises assez sérieusement blessé dans cette exercice, ne devrait pas prendre de risques suite à son gros contrat. David Reed (WR), auteur de boulettes conséquentes, est en convalescence suite à une blessure. Tom Zbikowski (FS) n'est plus dans l'équipe. "L'une des raisons qui nous pousse à croire qu'il peut   être en charge des retours de coup de pied se passe au niveau de ses interceptions. On voit son habileté à remonter le terrain pour inscrire des TDs; on voit les qualités qu'il déploit.", expliquait Ozzie.


198th pick : Tommy Streeter (WR - Miami)




Pressenti pour être pris dès le second tour, Streeter n'a été sélectionné que dans le sixième. La raison : trop de doutes envers un athlète qui n'a explosé que durant sa dernière année avec Miami. (seulement 6 catches les deux premières années). Le profil du joueur a totalement séduit Eric DeCosta. Très grand (6'5), il possède pourtant une vitesse inhabituelle pour un gars de sa taille (4.40' au 40 yards dash). Il représente une cible de choix pour Joe Flacco dans le système de Cam Cameron et devrait concourir pour le poste de WR3.

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236th pick : DeAngelo Tyson (DL - Georgia)





Last but not least - souvenez-vous l'année dernière de la bonne surprise Pernell McPhee, drafté dans les derniers rounds et auteur pour sa première année en NFL de 6 sacks ! - DeAngelo Tyson est un ajout de poids dans une defensive line qui a perdu Cory Redding & Brandon McKinney. "La defensive line, ça fait partie des secteurs de jeu où on ne peut pas ajouter trop de joueurs.", précisait Ozzie. Très puissant contre les blocks, Tyson a un bon potentiel dans l'open field, ce qui signifie qu'il devrait être également présent dans la special team.  


 

mercredi 25 janvier 2012

Trophées B-More Tough ! (2/5)




1/5 : trophée le parpaing d'or : les déceptions de l'année 2011
2/5 : trophée la truelle d'or : ces équipes qui sont chaque année dans une phrase de reconstruction et qui le seront encore pendant longtemps.
3/5 : trophée espoir de l'année : les petits débuts feront (peut-être) de grands moments.
4/5 : trophée le poil dans la main : ces équipes qui ont fait le boulot, sans génie, sans passion.
5/5 : trophée bon père de famille : les valeurs sures de l'année. 


La truelle d'or.

Avant-Propos : La dernière fois, j'avais évoqué que ce classement serait dominé par des équipes de la NFC. Force est de constater que je me suis un peu trop vite enflammé. En me replongeant dans mes notes et dans mes stats, j'ai décidé de bouleverser mon classement et de proposer aujourd'hui ce qui représente pour moi le top 3 des équipes dont le chantier est des plus conséquents et semble, année après année, ne pas avancer ! 











3ème Oakland Raiders (8- 8)

L'oeil de LauLau : Sur ce coup-là, je ne vais pas me fouler. On va prendre pour postulat de départ ce vieil article que j'avais écris il y a quasiment un an. Cela me fait bizarre de le relire; je ne vois que des maladresses sur la forme. B-More tough a été lancé en Août 2011, ce qui m'a permis d'évoluer dans mon style d'écriture. Enfin bref, revenons à nos moutons. 


  

Les Raiders, c'était la chose d'Al Davis. Le proprio fantasque voulait atteindre son dernier rêve : revoir les Raiders au SuperBowl. Se sachant en fin de vie, Davis a manœuvré pour avoir une équipe qui pourrait avoir des résultats de suite. Il fallait sauter l'étape d'une reconstruction de la franchise via des rookies, ce qui aurait été trop long pour lui. C'est pour cela qu'il a retenu, par exemple, un Stanford Routt (CB) à prix d'or. Il avait même planifié le scénario d'une éviction possible de Hue Jackson pour mauvais résultats : Al Saunders aurait pris la relève. 

La disparition de Davis a généré beaucoup de pathos dans une franchise qui ne faisait pas dans les sentiments : on a vu Hue Jackson verser sa petite larme au bord du terrain, scène émouvante au demeurant. Mais, surtout, nous en sommes arrivés à une situation ubuesque où Jackson, en étant le dernier head coach choisi par Davis, pensait que lui revenait de droit d'incarner le prolongement des valeurs défendus par le proprio. Par exemple, il est de source certaine que Hue Jackson voulait avoir un droit de regard sur la nomination du nouveau GM. Il n'était d'ailleurs pas rare de le voir se lâcher en conférence de presse : "Je serais la voix qui portera le plus au sein de cette organisation. Je vais régler ce qui ne va pas." Dans son approche, Jackson fait une erreur majeure : d'entrée, il discrédite Mark Davis. Il place le fiston dans une optique où celui-ci est obligé de réagir de la façon suivante : "hey mec, tu es le head coach, tu dois faire ce pourquoi tu es payé. Pas autre chose."  

En 2008, dans une séance de brainstorming, Al Davis se demande à quel poste le 1er tour de la Draft doit-il être consacré. Il fait un rapide tour de table : "Mark, tu en penses quoi ?" "Moi, je verrais bien un WR.", répondit le fils Davis. Ce qui provoque un gloussement général sur ces "jeunes" en dehors des réalités, attirés par tout ce qui est flashy.  

Citer cette anecdote m'amène au point suivant : il faut comprendre ce que la franchise représente pour Mark Davis. En voix-off, durant les conférences de presse, il confie aux journalistes qu'il est là pour déléguer. Il n'a pas la passion qui anime son père. Il ne sera pas, par exemple, l'équivalent d'un  Jerry Jones (Cowboys) qui interfère énormément sur l'avenir de sa franchise. Le GM aura tout le pouvoir. Et le fameux GM en question, Reggie McKenzie, veut tourner une page des Raiders qui s'écrira sans Hue Jackson. La première rencontre entre McKenzie & Jackson est brutale au possible : "Nous n'avons plus besoin de tes services."  



Mark Davis à gauche, Reggie McKenzie, le nouveau GM à droite.



En soit, ce fut un peu la raison du succès des Packers : cette capacité à laisser faire un GM qui travaille de concert avec son head coach. Mais quelle est la compétence réelle de McKenzie ? Seul le temps le dira. Au-delà de cela, on a trop tendance à croire que changer des têtes peut suffire à ramener des bons résultats. Mais Oakland doit encore digérer les décisions du passé. Je pense notamment à la venue de Carson Palmer qui a coûté horriblement cher. Un nouveau GM veut un nouveau coach qui veut un nouveau QB; la ritournelle est bien connue. McKenzie a  indiqué que Palmer serait le prochain QB des Raiders, à condition qu'il n'y ait pas un bon joueur qui le pousse dehors. Mais est-ce que Palmer souhaiterait rester dans une ambiance où il ne se sentirait pas désiré ? On a vu comment ça s'est terminé avec les Bengals. Bref, à tout point de vue, la situation des Raiders n'appelle pas à l'optimisme. 
   

Bust & Winning ! : Horohoro, fraîchement converti au foot US, a rejoint la Raiders Nation et nous donne son avis de fan : 

"Cette saison des Raiders me laisse un sentiment très mitigé. Presque toutes les victoires ont été à l'arrache (pas plus de 10 points d'écarts). Par contre, il y a eu plusieurs grosses défaites qui ont joué sur le moral, notamment contre les Chiefs avec l'humiliation 28 à 0, les Packers qui ont gagné 46 a 16, voir même, contre Miami,  qui a mis un 34 a 14.

McFadden s'est à nouveau blessé et a raté la moitié de la saison. Déjà 4 saisons en NFL et encore aucune avec 16 matchs. C'est à se demander si son corps va suivre le rythme un jour. D'un autre côté, Bush, qui est arrivé la même année que McFadden, profite de ses blessures pour s'imposer de plus en plus et a réussit cette année sa meilleure saison, autant sur les rush qu'en réception. Je me demanderais presque si je ne préférerais pas le voir devenir starter l'année prochaine. Il a l'air beaucoup plus fiable que son comparse.


(Note de LauLau : Il est toujours très difficile de juger le poste de RB. A force d'observer la NFL, j'ai acquis la conviction - je ne dis pas qu'il s'agit d'une vérité; c'est juste mon opinion - RB est un poste particulièrement exposé. Énormément de contacts, de coups. C'est un poste où l'on ne dure pas. A de rares exceptions. Toute l'optique d'un RB durant ses premières années sera de se battre comme jamais pour décrocher un contrat fort rémunérateur à l'issue de son contrat de rookie. Un RB est motivé par cela, conditionné pour cela. Une fois atteint, il n'est pas rare de le voir s'installer dans une certaine forme de confort. Ses performances s'en font nettement ressentir : s'il se trouve au sein d'une franchise qui n'a quasiment aucune chance d'aller au SuperBowl, que lui reste-t-il pour se battre ? Quelle sera sa motivation ? Elle ne sera pas financière puisqu'il a déjà son contrat en poche. Ceci permet de mieux comprendre pourquoi les franchises sont généralement réticentes à l'idée de devoir bourse délier. Chris Johnson en fut le parfait exemple en début de saison. La crise autour de Peyton Hillis et sa blessure diplomatique est également symptomatique.) 

Au niveau des QBs, Campbell commençait bien sa saison mais s'est blessé. Vraiment dommage ! Cette franchise a l'air maudite avec toutes ces blessures. Ou ils devraient cesser de prendre des "injury prone". Kyle Boller est arrivé et j'ai pleuré. 

Note de LauLau : Rions avec Kyle Boller :






 Peu après, je découvrais un nouveau QB, un ancien qui n'est pas mauvais mais dont on ne sait pas vraiment ce qu'il amène à Oakland. Enfin, ça sera toujours mieux que Boller. Forcé de jouer beaucoup trop tôt sans avoir bien pu apprendre tout les plays, Carson Palmer lance 3 interceptions dès le premier match. Renversant ! Il va tout de même sortir quelques bons matchs, tout en alternant le médiocre. Ça se voit à ses stats : après 10 match, plus d'interceptions (16) que de touchdowns (13). Je reste perplexe, surtout quand je vois ce qu'il a coûté au niveau des places de Draft.

"Au niveau des WR, deux joueurs que j'apprécie sont Jacoby Jones et Denarius Moore. Ce ne sont pas de grands WRs mais ils se sont battus. La défense me plaît également. Il y a de nombreux jeunes et certains montrent du potentiel."


L'actualité : Greg Allen a donc été choisi par Reggie McKenzie pour devenir le nouveau Head Coach des Raiders. Avant de s'y intéresser, on va s'arrêter un instant sur une anecdote qui interpelle.

McKenzie pensait à plusieurs anciens de la maison Packers pour occuper le poste. Au fil des jours qui sont passés, la liste du GM des Raiders s'est réduite à deux noms : Winston Moss (assistant Head Coach, coach des ILB chez les Packers) & Greg Allen (coordinateur défensif des Broncos). McKenzie a rencontré une seconde fois Moss. C'était lors de la journée qui avait précédé la défaite des Packers contre les Giants. Or, selon le règlement de la NFL (page 8 de la "Anti-Tampering Policy"), "les franchises, qui ont des bye-weeks durant la wild-card, doivent mener à bien les entretiens avec les coachs avant la fin des matchs de wild-card." En clair, Oakland aurait du s'entretenir six jours plus tôt avec Moss, ce qu'elle ne pouvait pas faire puisque Hue Jackson était encore le Head Coach. Les Raiders se retrouvent donc en violation du règlement de la NFL. Vraiment ? Pas tout à fait. Greg Aiello, le porte-parole de la NFL, s'est chargé d'éteindre l'incendie : "La structure mise en place pour les entretiens a pour but de minimiser les conflits entre employeurs et employés, tout en laissant toutefois une fenêtre pour des opportunités. Le règlement impose une structure mais n'est pas rédhibitoire."

En d'autres mots, la Ligue permet à ce que des franchises (ici, les Packers) fassent des faveurs à d'autres (ici, les Raiders). Soit. Mais si la Ligue autorise les franchises à ne pas suivre le règlement, elle devrait donc le modifier.

Pour ce qui est maintenant de la nomination d'Allen, il est intéressant de voir que McKenzie, dans son processus de décision, a tout d'abord enlevé de sa liste tout les coordinateurs avec un background offensif. Ainsi, Mike Tice (Bears) & Marty Morhinweg (Eagles) ont été éliminés. Le dernier Head Coach, à avoir eu une approche défensive, se nommait John Madden.  





Que penser maintenant de la nomination d'Allen ? La réaction qui revient régulièrement, c'est : "un bon choix. Il a fait un excellent boulot en transformant la défense des Broncos." Certes. Mais Steve Spagnuolo était également un excellent coordinateur. Cela ne l'a pas empêché de mener St-Louis au bord du gouffre. Etre un bon coordinateur n'est pas une garantie à de futurs succès en tant qu'Head Coach. Je préfère donc retenir la réaction de Kate Longworth, qui m'a bien amusé : "Si vous ne pouvez pas les battre, allez leur piquer leur coach." Longworth fait évidemment référence aux Broncos.



Richard Seymour & Kate Longworth (CSN Bay Area).





















2ème Chicago Bears (8- 8)

L'oeil de LauLau : 2009 & 2010 furent une farce grotesque et un tournant décisif dans l'histoire de Chicago. A-t-on accordé trop de crédits à Coach Lovie Smith après ses débuts en fanfare (2004- 2006) ou la franchise abritait-elle en son sein les raisons de sa déchéance ? La question mérite réflexion. Le malheur finalement pour Lovie Smith, c'est d'avoir atteint le SuperBowl trop tôt (2006). Il aurait fallut que la franchise continue à travailler, à se développer. Au contraire, elle ne s'est pas remise en question, bercée par l'euphorie d'un tel résultat.  Elle n'a pas renouvelé la génération des joueurs emblématiques de la franchise (Urlacher, Briggs, Tommie Harris...) à de rares exceptions (Matt Forte). Une perte d'identité qui se traduit par de lourds investissements fort dommageables afin de tenter de rattraper le temps perdu (la perte du 1er tour de Draft en 2009 & 2010 pour l'acquisition de Jay Cutler sans oublier les 100M $ investis en une journée pour aller chercher Julius Pepper, Chester Taylor & Brandon Manumaleuna) pour retrouver le lustre d'antan. Mais on n'achète pas les bons résultats; on les cultive. Allez dire cela à Jerry Angelo, le désormais ancien GM qui a géré les Bears comme une entreprise.





Jerry Angelo est à mon sens largement responsable d'une telle dérive. A la fin des années 1980, le nom d'Angelo - qui était alors directeur du personnel de Tampa Bay - est déjà associé à des erreurs de management, mais également aux nombreuses divisions qui ont agité le front office des Bucs. Lorsqu'il est nommé GM des Bears en 2001, sa première décision est de virer Coach Dick Jauron (actuel coordinateur défensif des Browns). La quête d'un successeur est symbolique : alors que tout les médias donnent Nick Saban (actuel coach d'Alabama) favori, Angelo prend tout le monde à contre-pied en choisissant Lovie Smith. Ce dernier présentait l'avantage d'être malléable, alors que l’irascibilité de Saban le rendait difficilement contrôlable et aurait pu mettre en danger le poste d'Angelo (d'autant plus que Saban n'avait pas caché son intérêt pour la double étiquette GM - head coach).   

Il y a un détail qui est tout de même fort amusant : en 2007, Angelo est dans une optique "free agency begins at home". Il n'a alors pas d'intérêt pour les gros noms de la free agency et se concentre sur l'optique de sécuriser les joueurs présents dans l'équipe (de nouveaux contrats pour LanceBriggs, Tommie Harris & Kyle Orton entre autres ). En 2010 & 2011, au contraire, il se focalise sur la free agency et fait la quasi-sourde oreille aux demandes de nouveaux contrats de ses joueurs. Etre une girouette n'est jamais compatible avec le sens des affaires.

Angelo a d'autres casseroles à son actif. En 2008, il utilise le 14ème tour de la Draft pour un joueur - Chris Williams - dont le staff médical des Bears connaissait la nature de la blessure (un disque endommagé dans la colonne vertébrale) suite à un "individual workout". Le 2 Avril 2009, Chicago dut se résoudre à aller chercher le vieillissant Orlando Pace (la légende des Rams) pour pallier les insuffisances de Chris Williams. Aujourd'hui, le joueur a été replacé LG par Mike Tice et n'est pas franchement ce que l'on peut appeler "un foudre de guerre". 




Lors de la Draft 2011, le QG des Bears est en ébullition : Angelo a coché le nom de Gabe Carimi (T). Mais il craint de voir le rookie partir du côté d'Indianapolis. Il prend alors contact avec les Ravens : l'optique est d'avancer dans la Draft et de sélectionner avant les Colts. Un accord est pris avec son alter-égo de Baltimore. Cependant, cet accord doit être validé par un commissaire de la NFL. Les deux GM doivent donc le contacter. L'info tombe soudainement : les Colts ne vont pas sur Carimi mais sur Castonzo. Angelo respire. Les Bears n'ont plus besoin de bouger dans cette Draft. Mais comment faire ? Angelo s'est pourtant engagé auprès d'Ozzie Newsome pour céder son premier tour de Draft notamment. Le GM prétextera un problème de téléphone qui l'aurait empêché de prendre contact avec le commissaire  de la NFL. Le mal est fait : le corbeau s'était transformé en dindon et Baltimore perdit une place dans la Draft.

Le manque de classe d'Angelo se retrouve dans la gestion des hommes. Très visible dans la gestion des dossiers Greg Olsen, Olin Kreutz, voir même Matt Forte, Angelo ne s'embarrasse pas avec les sentiments, quitte à blesser la susceptibilité des plus anciens, ceux qui ont défendu fièrement les couleurs de Chicago. Appliquer un management d'entreprise dans le domaine sportif est d'une belle gageure.   

On le sait depuis : les Bears ont viré Jerry Angelo & Mike Martz (coordinateur offensif), ce qui est probablement la meilleure initiative de la franchise depuis bien des années. Même si le départ d'Angelo est un réel espoir pour Chicago, il faut garder à l'esprit que le roster est vieillissant. Par exemple, Brian Urlacher, capitaine courage, va sur ses 34 ans. La reconstruction risque d'être très longue. 


Bust :   

Malgré des résultats en dents de scie, Chicago avait une réelle opportunité de retourner en playoffs. Perdre sur blessure Jay Culter & Matt Forte sonna le glas dans les espoirs de la franchise. 

Autre bust : J'Marcus Webb, le LT, est le symbole d'une franchise en souffrance en terme de détection de talent à la Draft.

Winning ! : L'expérience des vieux grognards fait plaisir à voir. Mené par capitaine courage, Brian Urlacher, la défense a été rough et par moment intraitable, comme on sait l'apprécier sur le blog.  






L'actualité : Avant d'aborder les dernières news qui ont un lien direct avec l'évolution de la franchise, on va faire un petit retour sur "Real Sport with Bryant Grumbel". L'émission a livré l'autre jour un reportage assez édifiant sur la fameuse "potion magique" qui masque la douleur. On l'appelle le toradol. Ce n'est pas un narcotique; on n'en devient pas dépendant et son usage est parfaitement légal. Ce qui fait qu'une quantité inimaginable de joueurs l'utilisent. Ainsi, l'ancien Center des 49ers, Jeremy Newberry, expliquait durant l'émission qu'il a "vu de 20 à 30 joueurs en rang qui attendait leur dose à chaque rencontre.

Les joueurs ne connaissent généralement pas les risques encourus d'un excès de ce produit, à savoir la possibilité d'hémorragie dans l'estomac ou des reins totalement bousillés. Brian Urlacher, un grand consommateur de toradol, a confirmé cet état de fait en découvrant sous l’oeil de la caméra les risques générés par ce produit. En prendra-t-il de nouveau à l'avenir ? "Même en connaissant désormais les risques, je continuerais probablement à prendre des doses.

C'est la ritournelle habituelle : les joueurs de foot veulent jouer au foot. Urlacher l'a d'ailleurs confirmé durant l'émission; il lui est arrivé de cacher un traumatisme pour pouvoir continuer à être sur le terrain. Le blog a toujours affiché clairement ses convictions concernant la santé des joueurs (notamment ce qui concerne les casques en avant qui entraînent des traumatismes) : des hommes et des femmes prennent parfois des risques beaucoup plus graves au quotidien dans des métiers qui sont bien moins rémunérés. Que les joueurs assument les risques en entrant sur un terrain ne me dérange pas. Par contre, là où cela pose problème, c'est lorsque les joueurs en question prennent leur retraite et constatent à 40 ou 50 ans les ravages d'années d'excès en médication. La NFL est actuellement poursuivie sur le motif que le toradol exacerbe les symptômes de traumatisme. Et c'est pour cela que la NFL & la NFLPA doivent se réunir autour d'une table et accoucher d'un document que chaque joueur, commençant une carrière pro, devra signer : il confirme avoir conscience que jouer au football et prendre de la médication qui permet de jouer au football entraîne des risques que le joueur se doit d'accepter.

Ceci dit, retournons à nos moutons. Ou plutôt à nos oursons. Difficile d'avoir beaucoup de contenu sur le sujet : nous sommes encore très tôt dans la recherche du bon candidat au poste de GM. Il ne demeure que deux hommes en piste.

Le premier, le favori et le plus motivé (il déclare à qui veut l'entendre qu'il veut le poste) se nomme Phil Emery. L'homme avait débuté sa carrière de scout chez les Bears avant de travailler pour Thomas Dimitroff (un ancien Patriots) à Atlanta. Il travaille actuellement pour Scott Pioli (GM des Chiefs). L'entourage d'Emery dit de lui qu'il s'agit de quelqu'un d'acharné car il a une passion invraisemblable pour la détection de joueurs.

Le second, c'est Jason Licht qui travaille actuellement sous les ordres de Bill Bellichik. Lui aussi a travaillé dans le passé avec Pioli. Licht offre l'avantage d'une personnalité attachante qui séduit les joueurs. Un sacré changement après Angelo. 

Licht étant un membre des Patriots, les Bears doivent désormais accélérer le pas pour le second entretien qui interviendra selon toute vraisemblance en fin de semaine.


Phil Emery
  
Il est à noter que Phil Emery offre l'avantage d'avoir déjà travaillé avec Tim Ruskell (directeur du personnel des Bears et 3ème choix pour le poste de GM. Ruskell a été éliminé de la course en début de semaine).  
 





















1er Miami Dolphins (6- 10)


L'oeil de LauLau : ah, quelle ironie du sort ! Stephen Ross, le proprio des Dolphins, avait pris soudainement conscience de la nécessité d'en venir à un QB de franchise (pour rappel, il s'était opposé à la venue de Kyle Orton pour suppléer Chad Henne, ne considérant pas l'ancien Broncos comme un joueur capable d'avoir une quelconque valeur ajoutée). Miami était alors en bonne position pour remporter le challenge "Suck 4 Luck". En vain, Coach Tony Sparano trouvait enfin le moyen d'unifier son équipe en se victimisant. Les Dolphins terminaient la saison avec 6 victoires pour 3 défaites. Adieu donc Andrew Luck ! Dans une franchise qui n'a pas encore coupé le cordon ombilical avec son passé, le QB de Stanford ne sera pas le nouveau Dan Marino :







 Et adieu toute bonne place à la Draft qui aurait pu accélérer le processus de reconstruction. A défaut de laisser son empreinte dans l'histoire des Dolphins, un Coach Tony Sparano, qui se savait de toute façon condamné, peut se réjouir d'avoir eu un impact sur l'avenir de la franchise : ces victoires décrochées à l'arraché placent son ancien employeur dans l'expectative, ce qui est d'autant plus appréciable au vu de sa nouvelle fonction : coordinateur offensif des Jets :



     

L'ironie ne s'arrête pas là. Le 13 Décembre 2011, le Miami Herald titrait : 




Le 5 Janvier 2011, Ross rencontrait bel et bien Jim Harbaugh, malgré les dénégations du proprio. On sait que Harbaugh a finit chez les 49ers. Question d'argent. L'offre du côté de San Francisco était trop alléchante. Ross n'avait alors pas encore pris conscience qu'il était impératif d'investir sur un Coach "haut de gamme". 

Outre le manque d'anticipation et de réalisme de Ross (nous allons y revenir), Miami ferait bien d'avoir enfin du "flair". On sait que Joe Philbin est le nouveau Head Coach. Mais observons un détail : Reggie McKenzie, ancien directeur du personnel des Packers, est donc devenu le GM des Raiders. Pour le poste de Head Coach à Oakland, McKenzie a songé à Winston Moss (assistant head coach des Packers) ou encore Darren Perry (coach de la secondary), mais pas à Philbin (coordinateur offensif). Qui mieux que McKenzie pour savoir qui a la compétence nécessaire chez ses anciens collègues des Packers pour devenir Head Coach ? Si Miami veut renouer avec sa "légende", les Dolphins feraient bien de penser comme l'ancien champion (Packers). 

Ce "flair" doit être cultivé et se développer par l'intermédiaire des bonnes personnes. Il y a cette blague qui tourne en ce moment et qui en dit long sur la façon dont l'organigramme des Dolphins est perçu par les fans :










Ross montre encore une fois une réelle incapacité à prendre les bonnes décisions en temps et en heure. Pour lui, la structure de la franchise est mieux gérée avec la présence d'un GM tel que Jeff Ireland. C'est sa façon de travailler, sa façon d'appréhender le monde du football et de s'organiser en conséquence. Une anecdote en disait long en début de saison : un Coach Tony Sparano mécontent, pointait du doigt un roster avec de trop rares talents. Il avait alors utilisé l'argument des 7M $ de réserve sous le salary cap comme la preuve que Ireland était plus intéressé à se faire bien voir de Ross en épargnant de l'argent, plutôt que de se montrer compétitif sur le terrain. 

Aboutissons à l'essentiel : Miami ne représentait de toute façon pas une opportunité pour un "coach star" (Jeff Fisher parti chez les Rams) ou un "jeune Don Shula". Ireland a la main mise sur certaines prérogatives qu'un Head Coach jugerait  essentiel (recrutement...). Sans oublier le fait qu'en ayant reculé dans la Draft, la franchise n'offre pas le potentiel d'une reconstruction en profondeur comme certains de ses concurrents (St-Louis, Tampa Bay...). Seul un coach de second choix pouvait accepter de coacher une franchise qui est actuellement de seconde zone. Ouvrir le porte-monnaie pour recruter un "coach star" ne suffit pas; il faut encore que Ross prenne conscience que le rapport qu'il se fait de la fonction de GM doit évoluer. Il y viendra certainement, mais dans un an ou deux, après de nouvelles et amères désillusions pour la franchise. Difficile d'être optimiste aujourd'hui sur le sort de la franchise de Miami.   


Scoop ! : cliché de Verchain, un fidèle fan des Dolphins, en Janvier 2013 !

Bust & Winning ! : Miami était branché sur le courant alternatif cette saison. A l'image de Vontae Davis, de Reggie Bush ou encore de Brandon Marshall qui ont alterné le bon et le médiocre, Miami souffre d'un trop grand nombre de joueurs peu fiables, au comportement indolent et qui abandonnent vite lorsque tout va mal. J'ai réellement du mal à voir ces gars investis et unis dans le dépassement de soi & la combativité. L'absence d'un réel leader, d'un mec capable de tirer ses coéquipiers vers le haut y est certainement pour quelque chose : au lieu de claironner dans les médias qu'il est le meilleur ILB de la NFL, bien meilleur que Ray Lewis & Brian Urlacher, Karlos Dansby ferait mieux de s'occuper de son équipe et de prendre exemple sur ces vétérans qui sont des exemples de professionnalisme et de leadership. Quant à l'optique de voir Reggie Bush comme un leader, cela faisait sourire avant le début de la saison. Je ne vois rien qui ait changé aujourd'hui.


L'actualité : Miami s’intéresse à Mike Sherman pour le poste de coordinateur offensif. Tout fraîchement viré des Aggies (Texas A&M) avec un record peu glorieux de 25- 25 en quatre ans, l'homme avait également été viré le 2 Janvier 2006 des Packers, après avoir laissé Green Bay en proie à un terrible 4- 12, soit le premier record négatif de la franchise en 15 ans.  


Sur cette photo, Sherman a un petit côté Lionel Jospin.

Si Sherman était signé, il tomberait sous le sens de voir Miami drafter Ryan Tannehill. Pour la petite histoire, le QB des Texans A&M souffre actuellement d'une fracture au 5ème métatarse de son pied. Selon toute vraisemblance, il ne sera pas remis pour le Combine - la grande évaluation des futurs rookies - ce qui devrait entraîner un slide dans la Draft. En écrivant ces quelques lignes, j'ai jeté un coup d'oeil sur des vidéos de Tanehill; j'y ai découvert un joueur qui effectue ses meilleurs lancers sur des curls ou des comebacks routes. Sur des schémas un peu plus élaborés, le QB souffre d'un manque de précision assez conséquent. Un réel potentiel de futur Chad Henne en quelque sorte; il n'est pas sur que Ross apprécie. 

Et puisque nous en sommes au rayon des spéculations, il se murmure que Miami aurait rejoint une liste constituée des Jets, des Redskins & des Cardinals sur le dossier Peyton Manning. A 35 ans et pour son dernier grand challenge, il est difficile d'imaginer Manning faire le choix de l'exotisme. Un argument pourrait bien l'influencer : sa famille se trouve du côté de New York. En cas d'échec, Philbin pourra toujours se tourner sur une piste bien plus réaliste : Matt Flynn (Packers), qui présenterait l'avantage de connaitre les schémas du Head Coach des Dolphins. "On va avoir des joueurs qui vont jouer rapidement. J'aimerais vous dire que l'on va inscrire 560 points l'année prochaine. Je n'en suis pas encore sur. Et puis il s'agit d'un jeu d'équipe dans lequel le QB apporte toute son aide.", avait déclaré Philbin Samedi dernier.












samedi 14 janvier 2012

Tonight Football ! (Divisional Playoffs)


(Avant-propos : une semaine chaotique qui aurait pu même remettre en question l'existence du blog. Ceci est derrière moi désormais. On se projette en avant : j'ai un joli retard à rattraper, notamment sur les trophée B-More tough. Il faut prendre les choses à la positive : ça me permettra de travailler sur des nouvelles encore plus fraîches. En attendant, savourons le dénouement de la saison).





La semaine dernière : 

3 bons pronostics sur 4. Des Steelers vieillissants semblaient de toute façon condamnés à court terme mais les voir perdre contre le fils de Dieu est une réelle surprise ou plutôt une confirmation... mais j'y reviendrais.

Beast Of :


  • à propos de Bengals @ Texans :

"les Bengals terminent 5- 3 cette année lorsqu'ils sont loin de leur base. Cependant, Cinci a surtout démontré une incapacité flagrante à gagner les matchs qui comptent. Les Bengals de cette année, c'est à l'image d'un jeune adolescent vantard auprès de ses copains, mais qui, au moment de franchir le premier pas avec sa jeune amie, se met à rougir, bafouille et s'abstient de faire quoi que ce soit."

 Un rouquin qui rougit... hmm, oK, j'arrête là. Nos amitiés à tout les rouquemoutes de la planète.

  • à propos de Falcons @ Giants : 

"un jeu de course performant enlèverait de la pression des épaules de Matt Ryan, qui s'apprête à faire face au pass rush monstrueux des Giants. (mené par Jason Pierre-Paul : 16,5 sacks cette saison). Les Giants ne sont pas imbattables à la maison (4- 4); un Atlanta performant offensivement a toutes ses chances. Cependant, pour ma part, je demeure focalisé sur la forme du moment et je donne donc les : Giants."

Bien vu. Michael Turner n'était pas dans un grand soir (2,7 yards en moyenne sur 15 courses); Matt Ryan fut contraint de lancer et a grandement souffert face au pass rush rugueux des Giants, avec notamment un 24 sur 41 passes assez explicite.


  • à propos de Steelers @ Broncos : 


"si Redman n'enlève pas de la pression des épaules de Big Ben, on voit mal celui-ci tenir quatre quart-temps en parfaite santé face à des Von Miller ou des Elvis Dumervil entre autres. L'offensive line des Steelers, déjà très faible, devra se passer de Maurkice Pouncey (C), son meilleur élément."

Redman a tout de même fait le boulot (7,1 yards de moyenne sur 15 courses). Même cela n'a pas été suffisant. Il y avait de tels boulevards dans cette offensive line que Big Ben a été littéralement détruit.


Are you kidding me ?


  • à propos de Bengals @ Texans :

"Vu le visage inquiétant que Houston a montré en cette fin de saison, je ne peux pas croire en une transformation miraculeuse."

Les playoffs, ça vous booste une équipe; je n'aurais pas du l'oublier.

  • à propos de Lions @ Saints : 

 "La seule possibilité pour Détroit d’espérer quelque chose serait de rentrer fort dans la rencontre, dès le 1er Quart."

Bien commencer (7- 0 pour les Lions au 1er Quart), c'est une chose mais également bien finir, il paraîtrait que cela pourrait vous faire gagner des matchs ! Mon analyse est un demi-échec : les Saints étaient tout simplement trop forts sur cette rencontre, bon premier quart des Lions ou pas.


  •  à propos de Steelers @ Broncos :


"Steelers sans aucun doute ! Même si cela peut être moins évident que possible."

Pour sur.

"L'objectif des Steelers sera donc de mettre très clairement sous pression Tim Tebow et de compter sur ses interceptions & fumbles à répétition. Quelle recette la défense de Pittsburgh peut-elle employer pour gagner cette rencontre ?"

Objectif raté. 0 sack en prime. Lorsqu'on entre sur le terrain avec le statut de favori, faut-il encore faire le boulot. Mais est-ce une réelle surprise de constater que la condescendance des Steelers leur a finalement coûté cher ?

" La défense contre la passe de Pittsburgh est excellente à travers une couverture brillante des receveurs"

Alors celle-là, j'aurais mieux fait de me faire une entorse à un doigt avant de l'écrire... Cela étant, si Ryan Clark avait été sur le terrain, DeMaryius Thomas ne serait pas passé; il aurait fini les yeux dans le vague, victime d'un coup de casque du belliqueux safety.









Samedi 14 Janvier - 22h 30 - Candlestick Park, San Francisco, CA

L'analyse : Les Saints aimeraient atteindre une seconde fois (en trois ans) le SuperBowl. Durant quatre de leur cinq dernières rencontres en playoffs, les Saints ont tourné à une moyenne de 37,6 points. Cependant, leur seule défaite durant cette période fut l'histoire d'une surprise : défaite contre les Seahawks 36- 41. Car c'est bien là le point crucial à souligner : les Bengals (0- 5) & les Saints (0- 4) sont les seules équipes de la NFL à n'avoir jamais gagné loin de leurs bases en playoffs.

Cette année, durant la saison régulière, les Saints ont du s'employer pour battre les Panthers (30- 27). C'était le 9 Octobre dernier. Une semaine plus tard, ils perdaient 20- 26 à Tampa Bay. N'oublions pas aussi la défaite 21- 31 contre des Rams qui n'avaient alors aucune victoire. On rajoutera également les prolongations contre Atlanta (26- 23) et contre Tennessee (22- 17). Cette année, les cinq plus faibles scores des Saints ont été à l'extérieur. New Orleans a visiblement un complexe à l'extérieur mais Coach Payton préfère faire la sourde oreille : "On a gagné 13, 14 matchs. Alors, forcement, vous essayez de trouver quelque chose."

Les Saints devront faire face à une équipe des 49ers qui est à 7- 1 cette année, à Candlestick Park. Mieux encore, la défense de San Francisco n'a donné que 10, 9 points en moyenne durant ces confrontations.


Patrick Willis, le nouveau Ray Lewis.

 Loin de ses bases, en playoff, Drew Brees tourne à 60,6% en passes, 758 yards, 4 TDs & 2 interceptions (Chicago, Seattle). Alors, oui, au vu des différents points exposés, San Francisco représente un test sérieux pour Drew Brees et les siens. Pas uniquement au niveau de l'attaque d'ailleurs; la défense des Saints a concédé la bagatelle de 34 points dans chacune de ces 3 dernières rencontres en playoff. Pire encore, la défense a donné en moyenne 165 yards contre la course, une aubaine pour des 49ers construits sur les forces de Frank Gore. Avec ses 7625 yards en carrière, Gore a une particularité : il n'avait jamais auparavant joué une seule rencontre de playoff. 

L'oeil de LauLau : Gore est évidemment un atout essentiel pour les 49ers, d'autant plus que la défense des Saints est classée 2ème de la NFL en terme de blitz (365) cette année. Je ne crois absolument pas en Alex Smith - la dernière fois que j'ai dit que je ne croyais pas en quelque chose, cela s'était retourné contre moi, soit-dit au passage. 

Au demeurant, ce sont deux conceptions du football qui s'affrontent : l'obsession pour les routes bien droites pour placer une deep ball contre le jeu de course, l'attaque à outrance contre l'effort défensif. Ma propre opinion du football me poussera à supporter les 49ers. Peuvent-ils dans les faits créer la surprise ? Trois facteurs sont ici essentiels à mes yeux : 1/ la capacité des 49ers à générer du turnover (+ 28 cette année). 2/ la special team des 49ers. David Akers & Andy Lee sont deux très bons joueurs qui, dans leur domaine respectif, ont une énorme carte à jouer : grignoter des 3 pts ou repousser Drew Brees le plus loin possible. 3/ bien entendu, le mental friable des Saints loin de ses bases. 

Je mise sur une surprise : les 49ers.  













Dimanche 15 Janvier - 02h00 - Gillette Stadium, Foxboro, MA

L'analyse : Bill Bellichik & Tom Brady sont probablement l'un des duos les plus marquants de la NFL; il est donc fort surprenant de constater que cela fait quasiment quatre ans que les Patriots n'ont pas gagné un seul match de playoff. Pour en finir avec ce chat noir, les Patriots devront en finir également avec la TebowMania.

Bellichik & Brady, c'était un terrible 14- 2 en playoffs et 3 SuperBowl avant que les Giants ne les surprennent lors de SuperBowl XLII. L'année suivante, New England ne se qualifia pas, ayant souffert durant la saison de l'absence de Brady blessé. Puis on arrive à deux autres défaites, sorti d'entrée par les Ravens et les Jets. La défaite contre ces derniers fut d'ailleurs un crève-coeur pour Brady, meurtri au plus profond de sa chair : "Je n'ai vraiment pas voulu repenser à ce qui s'est passé l'année dernière.

Petit Jesus & Demaryius Thomas, stars de la victoire contre les Steelers, ont été draftés en 2010 par le Head Coach d'alors, Josh McDaniels. Tout commença bien pour ce dernier avec six victoires d'affilée mais il finit par perdre 17 rencontres sur 22 de disputées. Auprès des fans de Denver, il conserve l'image de quelqu'un qui a bradé les bijoux de famille, allant trade des joueurs emblématiques comme Jay Cutler, Brandon Marshall, Andra Davis entre autres. Pendant un temps coordinateur offensif des Rams, McDaniels est revenu chez les Patriots (2001 à 2008) afin de remplacer Bill O'Brian, parti pour Penn State. Un retour qui tombe clairement au bon moment. Bien que cette transaction ne soit pas en opposition avec aucune règle en vigueur dans la NFL, cette transaction est très clairement critiquable dans l'esprit sportif. "Je vous laisse dire ce que vous souhaitez sur le sujet. Je suis sur que je pense comme vous autres. Je n'ai rien à dire de plus.", disait justement Robert Ackers (un ancien pick de McDaniels)  


Petit jeu : mettez une légende sur cette photo ! Dialogue possible : "tss... hey, Tim, tu as vu ma ligne de stats ? Je suis un Dieu pour cette industrie." "C'est même pas vrai d'ailleurs, parce qu'il  n'y a qu'un seul Dieu et il est au ciel, c'est ma Maman qui me l'a dit." 

Sans l'attaque de McDaniels, les Patriots avaient géré leur première rencontre contre les Broncos. 451 yards d'attaque. Brady avait lancé 2 TDs, 320 yards & avait également inscrit un TD à la course. Les Patriots avaient recouvert 3 fumble de Denver sans commettre de turnovers.

Mais est-ce que ces Patriots peuvent être considérés comme un candidat crédible au SuperBowl ? Avec un QB pathétique et une défense de fer, Denver n'est-elle pas le miroir inversé de New England ? Il faut s'interroger sur ces 0- 17 & 0- 21 encaissés aux mains de Miami & de Buffalo avant que ces Patriots-là ne se remettent en état de marche. "Chaque champion a gagné avec une bonne défense. Si vous ne stoppez rien, vous perdrez. Je me fiche de savoir le nombre de points que vous pouvez mettre. A la fin de la journée, vous devez stopper quelqu'un pour l'emporter.", a dit Vince Wilfork cette semaine en conférence de presse. Les Patriots savent donc quoi faire pour éviter une nouvelle désillusion en playoff. 

L'oeil de LauLau : Outre le retour de l'ancien Broncos, Josh McDaniels au sein des Patriots, Denver voit son infirmerie désespérément pleine : Eric Decker souffre d'un genou. Le vétéran Brian Dawkins, du cou. Le pass rusher, Elvis Dumervil, de la hanche. Cela fait beaucoup. La semaine a été courte pour Denver, après le lointain voyage à Pittsburgh et New England est un endroit difficile à jouer. Pour New England, il ne faudra pas répéter l'erreur de Pittsburgh à savoir sous-estimer son adversaire. Par contre, il faudrait évidemment refaire la performance de cette saison, lorsqu'ils avaient poussé Tim Tebow à utiliser son bras. Les Patriots l'avaient alors emporté 41- 23. Je donne les Patriots.











Dimanche 15 Janvier - 19h00 - M&T Bank Stadium, Baltimore, MD

L'analyse : La seule fois que les Ravens s'étaient mis en position de jouer à domicile en playoffs, ils avaient remporté le SuperBowl. Dans cette optique, Baltimore cherchera donc à obtenir sa 6ème victoire en 6 rencontres contre les Texans. Deux franchises jeunes, deux franchises présentant un profil similaire : ils aiment courir et leur défense est généralement très solide.

Durant l'ère John Harbaugh, Baltimore est 4- 3 en playoffs. Que des matchs à l'extérieur. Jouer au M&t Bank Stadium est donc une formidable opportunité. Qui plus est, Baltimore a la chance cette année de ne point trop avoir souffert de lourdes blessures. "On a l'équipe pour le faire. On n'a plus d'excuse maintenant. Il faut le faire. Tout ce qui pourrait tomber plus tard dans votre carrière devra être apprécié à sa juste mesure. Mais il faut avant toute chose avoir gagner un championnat."  , disait Ray Ray aux plus jeunes dans l'équipe. "il y a trop de gens qui quittent ce business sans avoir touché leur rêve. C'est pourtant le but. Je l'ai réalisé auparavant. Le faire à nouveau avec les mecs qu'il y a dans le groupe aurait un goût spécial."

La grande caractéristique des victoires de Baltimore, c'est cette capacité à assurer le boulot à la maison. Les Ravens demeurent sur 10 victoires à domicile, en dominant leurs adversaires sur une moyenne de 11,2 points d'écart. La défense n'a autorisé que 15 points en moyenne - seules deux équipes ont dépasse les 17 points. Ceci tranche avec les défaites chez les Titans, les Jaguars, les Seahawks & les Chargers, des rencontres où Baltimore était donnée à chaque fois favori. A travers de cela, l'élimination des Steelers la semaine dernière a joué comme une piqûre de rappel pour les Ravens : ne pas s'endormir sur ses lauriers au vu de la victoire 29- 14 contre Houston, décrochée le 16 Octobre dernier.




Par rapport à cette confrontation, les Texans retrouvent le génial André Johnson (auteur d'un TD la semaine dernière) mais demeurent tout de même diminués du fait de l'absence de Matt Schaub. Est-ce pour cela que les médias voient en Arian Foster le seul catalyseur possible à une surprise de Houston ? Coach Gary Kubiak s'inquiète justement de la pression sur les épaules du rookie TJ Yates : "C'est le test ultime pour lui, du fait de la problématique du bruit dans le stade, mais également du fait qu'il s'agisse d'un match de playoff. Mais c'est notre job à nous, les coachs, de faire le nécessaire pour lui donner un maximum de chance dans et en dehors du huddle."    

L'oeil de LauLau : Comme je l'ai dit, beaucoup d'analystes estiment que la performance du duo Arian Foster - Ben Tate contribuera directement sur le sort de la rencontre. Ces analystes y opposent la capacité de Haloti Ngata & Mount Cody à faire jouer leur puissance et à fermer les brèches. En soi, cette rencontre n'est pas tant à déchiffrer sur un plan stratégique, mais plutôt sur la capacité de Baltimore à respecter son statut de favori et à se qualifier pour la suite. Je suis certain que Terrell Suggs a envie de taquiner du Tom Brady. Je donne Ravens.   










Dimanche 15 Janvier - 22h 30 - Lambeau Field, Green Bay, WI 
L'analyse : On n'arrête plus les Giants. Ces mecs ne sont pas rassasiés; ils en veulent toujours plus. Après avoir dominé les Jets dans la bataille des New York, après avoir écrasé les Falcons la semaine dernière, les Giants la voulaient cette rencontre suite au déroulement du 4 Décembre dernier ( défaite 35- 38 contre Green Bay à New York). Si tout augurait d'une confrontation spectaculaire, le climat ambiant ne devrait pas laisser place à un enthousiasme débordant. 

Lundi dernier, le corps de Michael T. Philbin, 21 ans, fils de Joe Philbin, a été retrouvé sans vie. Le jeune homme s'était noyé dans la Fox River. Évidemment fortement ébranlé par sa disparition, le coordinateur offensif des Packers n'était pas aux côté de l'équipe cette semaine. Il n'est même pas certain qu'il soit présent lors de la rencontre. "Personne ne le voudrait de toute façon. On sait bien qu'en de telles circonstances sa famille a besoin de lui.", a déclaré Ryan Pickett, le joueur des Packers. Coach Tom Coughlin (Giants) a également transmis toute sa sympathie : "Lorsque nous avons appris la nouvelle, la pièce entière était restée silencieuse. La plupart des gars connaissent bien Joe Philbin. On ressent de l'empathie, mais rien qui équivaudra la douleur dans laquelle cette famille est plongée. C'est tragique."


Joe Philbin, agenouillé plein centre de la photo.

Et puisque le show must go on, deux sacrés joueurs seront face à face : Aaron Rodgers et Eli Manning. Il est d'ailleurs intéressant de constater une petite anecdote : la dernière fois que les Packers avaient joué au Lambeau Field en playoffs, c'était il y a quatre ans pour le dernier match de Brett Favre sous les couleurs de Green Bay et c'était contre New York déjà. Ces derniers l'avaient alors emporté 23- 20. 

A priori, la défense contre la passe est équivalente dans les deux camps. Mais la petite saveur en plus, c'est que les Giants ont pris énormément de confiance depuis le 4 Décembre, date de la dernière rencontre contre Green Bay. Je l'ai déjà abordé; le pass rush des Giants est phénoménal, bien aidé par l'éclosion de Jason Pierre-Paul - qui n'est pas uniquement doué en sacks comme on peut le voir sur cette vidéo :





Le retour d'Osi Umenyora, il y a deux semaines, a énormément fait de bien également. "On voulait les rejouer et puis, tout à coup, on a pris conscience que, si on les rejouait, c'était dans un match de playoff comme celui-ci. Alors oui, on voulait carrément les rejouer. Pour nous, on avait laissé filer la dernière rencontre. Alors je suis sur que les Packers sont en train de se dire : "Ouai, mais nous, on n'a pas très bien joué également contre eux." Toutes ces choses-là font partie du passé. On a l'opportunité devant nous de répondre à toutes les questions qui se posent entre nos deux équipes.", réagissait Justin Tuck.

Lorsque les Giants veulent quelque chose, ils sont extrêmement motivés pour l'avoir. Green Bay, par l'intermédiaire de son Coach, Mike McCarthy, l'a bien noté : "Leur victoire contre les Falcons était un moment décisif. Tout se passe devant, que ce soit offensivement ou défensivement d'ailleurs. Ils aiment bien avoir le contrôle des opérations avec leur run offense, ce qui permet à leur QB de jouer dans la profondeur."

L'oeil de LauLau : Plusieurs points à voir : par rapport à l'offensive line qui avait limité les Giants à 2 sacks, les Packers ont perdu depuis Bryan Bulaga, remplacé par Chad Clifton. Par contre, les Giants, quant à eux, voient le retour de Aaron Ross (CB), ce qui pourrait être fort utile dans une rencontre où, outre la personnalité des deux QBs, l'attaque repose également sur des duos de WRs explosifs, Jennings & Nelson pour Green Bay, Nicks & Cruz pour New York. Avec toute cette armada, il serait amusant de voir cette rencontre être conditionnée par la performance de la défense. A ce titre là, je vais donner les Giants. Sans oublier le fait qu'Eli Manning est probablement l'un des rares QBs à ne point être impressionné par la rigueur du Lambeau Field en hiver.