vendredi 2 décembre 2011

NewNiouz (2 Décembre 2011)


(comme exposé dans mon article d'hier, le blog a pris du retard suite à des circonstances personnelles - plutôt que de présenter un nouvel article sous une forme classique, nous allons nous interroger sur l'actualité des deux dernières semaines concernant ces équipes : Patriots, Eagles, Broncos)








NEW ENGLAND PATRIOTS


Lors de la rencontre face aux Eagles, on a pu observer sur le bas-côté du terrain une présence inattendue : le célèbre agent de joueurs, Drew Rosenhaus. Une telle présence est significative; elle fut immédiatement interprétée comme l'intérêt des Patriots pour un nouvel ancien à grande gueule : Terrell Owens ! L'ironie du sort, c'est que Robin pourrait avoir comme fonction de remplacer son bon vieux Batman OchoCinco, dont la production est largement insuffisante à ce niveau. L'absence d'une réelle deep threat est probablement la seule faille du jeu offensif des Patriots mais de là à voir Terrell Owens comme la solution imminente à tout les maux, ça tient plutôt du conte improbable.

Car, qui plus est, à l'entame du mois de Décembre, les Patriots confirment qu'ils seront difficiles à vaincre en playoffs. Le jeu aérien est à nouveau explosif, bien aidé par un Tom Brady particulièrement inspiré. Et la défense, même si est loin d'être parfaite, sait stopper une attaque lorsque cela compte. Je trouve notamment que les médias n'ont pas assez insisté sur la performance de cette défense, qui avait visiblement un plan contre LeSean McCoy lors du match contre les Eagles. Le RB a été réduit à 31 yards en 10 courses.

Je voulais aussi évoquer le cas très particulier de Julian Edelman. Le joueur est listé comme un WR mais cette saison, il a passé beaucoup de temps dans une secondary décrépite des Patriots, entre blessures et choix aléatoires de Bellichik. Edelman se doit maintenant d'être considéré comme un vrai joueur défensif alors qu'il vient de délivrer quelques jolis hits récemment, dont celui-ci sur Vince Young (QB) :




Après la rencontre face aux Eagles, Edelman a déclaré qu'aller à la chasse de Vince Young lui avait procuré pas mal d'amusement. Cependant, le joueur sait qu'il doit tempérer ses ardeurs, puisqu'il a également rappelé avec justesse que les règles de la NFL protégeaient les joueurs offensifs. "C'était drole, car avec toutes ces règles autour des QBs, je voulais le hit, mais en le faisant correctement." Edelman a joué 16 snaps, en étant principalement aux basques du slot receveur. Dans l'esprit de Bellichik, si vous êtes un slot receveur alors vous devez savoir comment marquer un slot receveur (il l'avait déjà fait dans le passé avec Troy Brown).

Un Bellichik ravi de son joueur, mais fort mécontent de la conférence de presse d'avant-match, lorsque les journalistes lui ont suggéré que le match contre les Colts serait facile : "Il y a 16 rencontres dans le calendrier. Ces 16 rencontres sont toutes pareilles. C'est notre équipe contre cette équipe à un tel moment donné de l'année. On regarde les films, on apprend de nos adversaires, on les surveille et on dégage des tendances. La seule chose qui compte, c'est comment nous allons nous organiser contre cette équipe ce jour-là. Le reste, c'est à mettre aux ordures. Vous-autres, les gars, vous pouvez écrire là-dessus autant que vous le souhaitez. Ça ne fait rien. Mais le vainqueur du match sera déterminé par celui qui aura le mieux joué Dimanche et non pas par ce qui s'est passé quatre semaines plus tôt. C'est une nouvelle histoire qui débute chaque semaine."   




Mais les journalistes n'ont pas peur d'insister sur la faiblesse de l'adversité et pointent du doigt des Colts sans aucune victoire cette saison. Bellichik éructe : "Quelle différence cela fait-il ? Comment quelqu'un a joué contre quelqu'un d'autre il y a deux semaines; je veux dire, on s'en fiche, non ? Que ce soit nous ou n'importe qui d'autres. Cela n'importe pas. La seule chose importante, c'est comment nous allons nous conduire contre les Colts dimanche."

Un journaliste tente une dernière approche, estimant que Bellichik ne serait pas capable d'apporter un jugement sur son équipe, au vu de la faiblesse de l'adversité. L'âme damné des Patriots, décidément très en verve, ne se démonte pas : "Je ne suis pas d'accord avec cela. Vous pouvez soliloquer mais je ne suis pas d'accord sur cela. Vous ne croyez pas que vous ne pouvez pas juger une équipe sur leur façon de bloquer Dwight Freeney & Robert Mathis ? Je veux dire, qui d'autres on peut juger ? Quoi ? Vous vous moquez de moi-là ? Couvrir Reggie Wayne, Collie & Garcon - vous ne croyez pas que vous pouvez juger de la qualité de votre couverture sur ces gars-là ? Je me fous de leur record. Vous pensez qu'il y a de meilleurs receveurs qu'eux ? De meilleurs pass rushers que Freeney & Mathis ? Je me demande sérieusement quels matchs vous regardez ? "

Pour finir, vous trouverez ici une interview de Tom Brady qui donne son avis sur la situation des QBs dans la NFL. On y apprend entre autres que Peyton Manning manque à Pretty Boy. Ou encore que le QB des Patriots estime que le meilleur à l'heure actuelle se nomme Aaron Rodgers.   










THE NIGHTMARE TEAM (Copyright LauLau)









Les Philadelphia Eagles sont donc engagés dans une crise terrible, pire encore que celle que le Paris Saint Germain traverse à l'approche de l'hiver - pour ceux qui suivent notre bon vieux soccer européen. Il y a encore peu, l'idée de virer Coach Andy Reid aurait été impensable. Reid est le coach qui a le plus de victoires en saison régulière dans l'histoire de la franchise, le plus de victoires en playoff et le plus grand pourcentage de victoires. Les Eagles ont été l'une des meilleures équipes de la NFL ces douze dernières années et le mérité en revient grandement à Reid. 

Le débat pourrait s'avérer sans fin : le public de Philly est dur, d'une intransigeance incroyable. C'est de notoriété publique. Et le peu de respect que les fans montrent aujourd'hui envers Reid tient d'un manque de gratitude évident. Les entendre chanter "Fire Andy" lors de la défaite contre les Patriots a quelque chose de terrible. Reid ne se démonte pas : "Ces chants, je ne les ai pas entendu. Mais vu la façon dont nous jouons, je peux comprendre." Cependant, le constat sur les résultats des Eagles est significatif : la croyance populaire d'avant-saison qui envoyait les Eagles au SuperBowl semble bien ridicule aujourd'hui et comment ne pas se retenir de rire à l'évocation du funeste "Dream Team" ? Cette franchise est devenue un vaste foutoir. Andy Reid se doit d'être retenu responsable de ce foutoir. Vu les deux dernières défaites, contre les Patriots et les Seahawks, la franchise de Philadelphie doit d'ores et déjà se poser les bonnes questions : quel future pour la franchise ? Est-ce que Reid peut avoir un impact sur l'étape de la reconstruction qui s'annonce et est impérative ?


You can't see him !

Chaque semaine amène son lot de turpitudes et de chaos. Il n'y a jamais d'exceptions. Ainsi, contre les Patriots, Comcast Sports Net & Les Bowen du Philadelphia Daily News nous apprenaient que Marty Morningweg (coordinateur offensif) et Jim Washburn (coach de la defensive line) avaient été tout proches d'en venir aux mains. La raison ? Howard Eskin (610 Wip Radio) nous l'apprend :




Preuve du chaos actuel, cette empoignade, qui a nécessité l'intervention du service de sécurité, est arrivée alors que les Eagles menaient encore contre les Pats. "Pour les joueurs, il y a trop de gens qui ont des opinions divers et variée dans les vestiaires, mais pas suffisamment de vrais leaders." 

Il y avait également la décision de mettre sur le banc DeSean Jackson (WR) lors du 4ème quart qui avait fait coulé beaucoup d'encre : "DeSean doit faire mieux. Je veux donner une chance à d'autres gars." Ça ne semble pas tellement convaincant, Andy Reid, non ?

Au sein de l'effectif, il y a un petit gars qui tente malgré tout de se battre : son nom : Jason Babin. Le gars a beaucoup de dégoût pour les Seahawks : pouvoir jouer entre le manque de communication entre Tim Ruskell (GM) & l'ancien HC (Mike Holmgren), la période Seattle fut un mauvais souvenir : "Ce n'est pas facile d'arriver dans un nouveau endroit et de ne pas être désiré. Il y a l'assistant du coach qui ne vous parle pas. Et le coach qui vous dit  : "je ne te voulais pas." C'est dur à encaisser. (...) J'aimerais leur faire comprendre que je n'ai pas oublié."

Le reste sera exposé prochainement dans la review de la rencontre entre Seahawks & Eagles.









DENVER BRONCOS






aaah quel grand moment lorsque l'ancienne légende des Broncos s'enflamme au sujet de Petit Jesus. Jake Plummer réclame à ce que Tebow fasse moins de prosélytisme. Petit Jesus ne pouvait manquer de répondre sur l'antenne d'ESPN :


"Si vous êtes marié et que vous avez une femme, et que vous l'aimez vraiment, est-ce seulement suffisant de lui dire le jour de votre mariage, je t'aime ? Ou devez-vous le répétez chaque jour, à chaque opportunité dès que vous vous réveillez ? Ma relation avec Jesus Christ, c'est celà. C'est ce qu'il y a de plus important dans ma vie. A chaque opportunité, je lui dirais que je l'aime ou je chanterais en son nom sur la télé nationale."

C'est purement maladif. Tebow n'en rate pas une : "Je regarde la relation que j'ai avec lui. A chaque fois que j'en ai l'opportunité, je veux lui rendre gloire. Je veux lui rendre l'honneur et la fierté que j'essaie de mettre en mes coéquipiers. Voilà comment ça se passe. Le Christ vient en premier dans ma vie, ensuite ma famille, ensuite mes coéquipiers. L'opinion de Jake, je la respecte et j'apprécie qu'il me compare à un gagnant. Maintenant, c'est mon devoir de rendre grâce au Seigneur pour tout ce qu'il a fait pour moi et pour tout ce qu'il a fait sur la croix pour nous tous. J'apprécie l'opinion de Jake et je le respecte, mais je continuerai à louer le Seigneur parce qu'il le mérite."    




Tebow a également ajouté qu'être un chrétien l'avait aidé à devenir un meilleur footballeur "car cela m'amène la paix en mon fort intérieur".

Mieux comprendre cet univers revient à s'interroger sur la personnalité trop présente de Maman, Pamela Pemberton Tebow.




Elle est la fille d'un colonel de l'US Army; lui est un pasteur baptiste, Robert Ramsey Tebow. Enceinte, elle souffre d'un agent pathogène qui menace de la tuer. Elle manque de plonger plusieurs fois dans le coma, ce qui la condamnerait définitivement; cela nécessite un traitement lourd en terme de médicologie. Cet agent pathogène, une amibe, un parasite, infecte le gros intestin, ce qui l'amène à souffrir de la dysenterie. Tout le traitement qui en résulte donne lieu à de sévères complications dans la grossesse et menace l'existence du foetus. Les docteurs recommandent l'avortement afin d'éviter une naissance sans vie. Elle refuse. Tout finira bien. Mais, au lieu de rendre grâce à la science, elle estime la survie de Tim, ainsi que la sienne comme étant de la grâce d'une divinité. Depuis, elle est fermement engagée dans tous les combats anti-avortements. Tim, étant un jeune garçon bien élevé, reproduit les schémas maternels.  






Si vous n'avez pas peur de l'intégrisme religieux, vous pouvez trouver un article ici.



  

 

jeudi 1 décembre 2011

Tonight Football !! (Review Week 12 - Part. II + prono Week 13) + NEWS

(Introduction : Un problème d'ordre personnel me bouleverse dans mon attitude et mes habitudes. Nous voici face aux problèmes des répercussions d'un blog qui n'est assuré que par une seule personne. Ce n'est pas évident. Vous trouverez très vite un nouvel article avec les dernières équipes dont je n'ai pas eu le temps de chroniquer leur dernière rencontre... ) 








Buffalo Jets (5- 6) @ New York Jets (6- 5) : 24- 28 
Dimanche 27 Novembre 2011 - 19h00 - MetLife Stadium


On l'a su seulement en fin de semaine dernière mais une ambulance avait été envoyée sirène hurlante au parking Harry B. Combs de l'aéroport de Denver deux heures après le drive victorieux de Tim Tebow (QB - Broncos) face aux Jets. Les miracles de Petit Jesus avaient-ils eu raison de ce pauvre Rex Ryan ? Non, pas vraiment. Victime d'une indigestion, le staff médical des Jets avait préféré que Ryan consulte le service d'urgence. "Parfois, avec l'anneau gastrique, vous avez une indigestion. Je savais que c'était cela. Mais notre staff médical a préféré ne prendre aucun risque. Une fois à l'aéroport, je me sentais mieux. Ce n'était pas grand chose. Croyez-moi, perdre contre les Broncos, ça fait bien plus mal." 




Il faut savoir qu'en 2010, Ryan s'était fait posé un anneau rigide pour favoriser la perte de poids. La brochure de l'anneau en question indique d'ailleurs :

"Le système LAP-BAND est un outil qui aide à perdre du poids de façon durable, en limitant l’ingestion d’aliments, en réduisant l’appétit et en ralentissant la digestion. Par contre, à lui seul, le système LAP-BAND ne peut régler tous les problèmes de santé ni garantir la perte de poids. La perte de poids dépend autant de l’anneau que de votre motivation et de votre engagement à adopter un nouveau mode de vie et des habitudes alimentaires saines."

 La dernière phrase sonne quelque peu zen pour un personnage aussi foutraque que Rex Ryan, d'où quelques moments cultes dans les conférences de presse qui ont suivi, comme lorsqu'un journaliste lui pose une question sur son repas de Thanksgiving, le coach des Jets lui répond qu'il a mangé énormément...

Pendant ce temps-là, les joueurs s'enflamment dans le New York Daily News dont Calvin Pace : "6- 0". Le LB continue : "Parfois, lorsque vous perdez contre des équipes dont vous n'êtes pas supposé perdre, vous vous foutez un bon coup de pied au cul et vous vous dites : - Mec, il y a encore des matchs à gagner." Après les Bills, les Jets auront au programme les Redskins, Chiefs, Eagles, Giants et les Dolphins. LaDainian Tomlinson surenchérit : "On se doit de gagner ces six matchs. Ça nous met à 11- 5; ça devrait suffire. Par contre 10- 6, je ne suis pas sur que cela soit suffisant." Coach Rex Ryan a apprécié ces déclarations : "C'est comme cela qu'il faut penser. Je ne sais pas si c'est factuel ou pas. Faire un 5- 1 m'irait bien. Mais un 6- 0, ça sonne mieux."   

Cette rencontre fut l'occasion de surveiller Mark Sanchez après la polémique des dernières semaines et la véhémence d'un Rex Ryan en conférence de presse, assurant que Sanchez serait son QB aussi longtemps qu'il serait le coach des Jets (comme évoqué dans le blog la semaine dernière). Depuis, on a su que le vétéran Mark Brunnell, ex- Redskins, avait participé quelque peu à l'entraînement avec la première équipe; une tactique qui se devait de pousser Sanchez à faire face à ses responsabilités.


Et le ton fut donné dès l'entrée sur le terrain avec des fans conspuant longuement le QB.

Un Sanchez qui allait trouver le soutien de son safety Jim Leonhard : "On a un bon public mais pour l'une des premières fois, c'était réellement décevant. Notre QB titulaire s'est fait hué durant les introductions. En tant que joueur, vous vous tournez les uns vers les autres et vous vous dites : "Bon, oK, il ne faudra compter que sur nous-mêmes pour décrocher la victoire." On ne pouvait pas compter sur la foule pour nous donner un surplus de motivation car cela avait débuté sur une mauvaise note. La semaine dernière, c'était vraiment la première fois que cela m'a gonflé de jouer, ce qui n'est pas bien." Sur le terrain, Sanchez n'a, comme à son habitude, pas dépassé les 50% de bonnes passes (17 sur 35) pour un tout petit 180 yards. Mais comme il a lancé 4 TDs, ça aide forcément à faire passer la pilule.

Car, pour une fois, l'actualité cette semaine ne tournait pas autour de Mark Sanchez. Non. On parlait plutôt d'Aaron Maybin. En deux ans avec les Bills, Maybin n'avait aucun sack à mettre à son actif. Contre ses anciens coéquipiers, il en est l'auteur de deux. Après avoir revisionné la rencontre, Coach Rex Ryan était plein d'emphase envers son joueur : "Maybin, il a 6 QB hits, 2 sacks et il a sorti un play formidable sur un screen. (...) J'ai bien aimé ce que j'ai vu. Il a joué le couteau entre les dents."

Mais l'actualité de cette semaine tournait surtout autour de Stevie Johnson (WR - Bills). On commencera d'abord par la grosse colère des fans des Bills face à un Johnson accusé d'avoir drop le potentiel TD de la victoire à la fin du 4ème quart. Le WR se défend comme il peut :



En d'autres mots, Johnson explique qu'il a effectivement drop le potentiel TD de la victoire contre Pittsburgh l'année dernière en prolongations. Mais, pour lui, ce n'est pas le cas contre les Jets; il évoque un problème de communication avec Ryan Fitzpatrick. Maintenant, si l'on revisionne la rencontre, on s'aperçoit que la mémoire de Johnson est sélective : dans les dernières minutes de la rencontre, Johnson a eu en fait deux opportunités d'inscrire le TD de la victoire. Sur la première, lorsqu'il était dans la end zone, il s'agit effectivement d'un problème de communication avec le QB. Par contre, sur la seconde, Johnson était seul sur la ligne des 25 yards avec une opportunité réelle de ramener le ballon à la maison. Fitzpatrick a visé les mains de Johnson; celui-ci a fait tomber le ballon. Le WR avait pourtant avoué en conférence de presse : "Ma réaction a été lente. Cela pouvait se faire. Je n'ai pas réagi assez rapidement." Sauf qu'il est difficile de contenter les fans avec cela.

Surtout que Johnson est sous le feu des critiques après s'être payé le luxe d'avoir chambré les WRs des Jets lors de sa célébration de TD :




Il y a quelques années, Plaxico Burress, se prenant pour un gangsta, avait glissé un pistolet dans son caleçon (en oubliant de mettre le cran de sécurité) et s'était invité à une soirée. L'inévitable s'était produit avec un Burress qui s'était tiré dans la jambe et probablement aussi dans les testicules. L'aventure lui avait valu un petit séjour en prison. Santonio Holmes a, quant à lui, l'habitude de "faire l'avion" afin de célébrer un TD. Sauf que Stevie Johnson termine son geste en se jetant à terre comme si l'avion venait de se crasher. Le flag jaune était inévitable.

Et les critiques aussi. Plax n'a pas souhaité se replonger dans un épisode de sa vie passé, qui lui avait coûté tellement cher :



Ce n'est pas le cas de ces coéquipiers :






Mais, pour le coup, la réaction la plus épouvantable et celle qui a vraiment le plus manqué de classe, c'est celle de Sione Pouha, le DT des Jets qui pousse le bouchon très loin : "En étant de New York, on s'impose à nous-mêmes quelques règles d'intégrité, mais le truc de l'avion, je pense que c'est un coup de couteau dans le dos, vu ce que nous avons vécu le 11 Septembre." 

Si la célébration de Johnson est imbécile et mérite son amende de 10 000$ (non confirmée pour le moment par la Ligue), y voir un pied de nez aux victimes du 11 Septembre est absurde. On n'est plus à ça près pour discréditer l'adversaire visiblement. De toute façon, ce qui compte le plus, c'est cette phrase de Coach Chan Gailey :



LauLau avait parié sur les :
Jets

                                                                                                                                                                            


Cleveland Browns (4- 7) @ Cincinnati Bengals (7- 4) : 20- 23  
Dimanche 27 Novembre 2011 - 19h00 - Paul Brown Stadium

 
Un peu d'agacement au moment où j'entame cette chronique : les Browns ont longtemps mené au score mais une décision effroyable de tirer un coup de pied à plus de 50 yards, à quelques minutes de la fin, a permis aux Bengals de récupérer le ballon idéalement placé. L'attaque de Cinci et AJ Green ont fait le reste, réduisant à néant mon prono. On retiendra :     
- Peyton Hillis (RB) est de retour. La question à se poser : quelle est la rupture atteinte entre lui et le reste de l'équipe ? A l'heure actuelle, j'aurais tendance à croire que Hillis doit se montrer en cette fin de saison pour séduire sa future équipe.

- On pensait que le système à la West Coast Offense de Coach Pat Shurmur irait bien mieux à Colt McCoy. Sauf que les performances du QB des Browns cette année sont loin de le faire passer pour un QB de franchise. McCoy jouait mieux dans l'attaque diversifiée de Brian Daboll.



Pour autant, le QB mantient qu'il a passé un moment épouvantable dans le système de Daboll.

"Il y a des fois où je devais faire tomber le casque  pour appeler un play dans le huddle. Les gars m'entendaient hurler et ils ne me répondaient pas. (...) Les gens dans le public pensaient que quelque chose ne tournait pas rond avec moi."

"Mon père était coach et j'ai eu Mack Brown comme coach. Les deux dernières années en université, c'était mon attaque. Lorsque je suis arrivé ici, je pensais que nous étions tous des professionnels. C'était embarrassant..."

Et vous trouverez encore d'autres perles dans l'excellent article de Mike Silver. La moralité qui en ressort, c'est que l'exigence poussait McCoy à se dépasser. Cette année, le staff des Browns est peut-être plus respectueux envers McCoy; les performances ne suivent pas.

- Le couillon de la rencontre se nomme Jerome Simpson (WR - Bengals) :




Michael David Smith s'enflamme dans une tribune hilarante sur Pro-Football Talk : "Simpson a régit comme s'il était fauché par un bazooka (...) Les joueurs de football européen prendraient ça pour une simulation absurde. Les lutteurs professionnels trouveraient qu'il a dépassé les limites. Les écoles de Cincinnati sont prêts à l'accueillir pour qu'il enseigne aux classes de gym comment tomber." Ceux qui me suivent sur ce blog connaissent peut-être ma propension à critiquer l'arbitrage de la NFL; on notera que, sur cette action, c'est Scott Fujita (Browns) qui a été sanctionné - d'où ce sourire beau joueur du LB dans la vidéo.

- it's now time for... "la minute je dézingue à tout va". Spécial Guest Star : Josh Cribbs (WR - Browns)




"Ca me saoule. Je veux gagner cette année. Tout le monde me dit : "On est en train de se construire; tout se passe bien." Je m'en fous du processus de construction. Je veux gagner et c'est tout. L'année prochaine, ça ne m'intéresse pas. Je veux gagner maintenant."   

LauLau avait parié sur les :
Browns 





MAIS ÉGALEMENT : 




Washington Redskins (3- 7) @ Seattle Seahawks (4- 6) : 23- 17 
Dimanche 27 Novembre 2011 - 22h05 - CenturyLink Field


On retiendra deux faits essentiels :

- dans l'ombre de Ndamukong Suh, Kam Chancellor (Saf) continue son travail de sape : 20 000$ puis 40 000$, quelle sera la prochaine sanction pour le joueur de Seattle après le casque contre casque contre Santana Moss (WR - Redskins) ? Petit pari personnel : 50 000 $.

- Sydney Rice (WR - Seahawks) a enregistré son second traumatisme en trois semaines. "On essaie de faire le maximum pour protéger nos gars. On l'adore; c'est un gamin génial.", racontait Coach Pete Carroll. Sauf que Sydney Rice ne rejouera plus de la saison.

LauLau avait parié sur les :
Seahawks

                                                                                                                                                                             

Chicago Bears (7- 4) @ Oakland Raiders (7- 4) : 20- 25 
Dimanche 27 Novembre 2011 - 22h05 - Oakland-Alameda County Coliseum

On pourrait épiloguer pendant longtemps sur l'absence de Jay Cutler. Le problème se trouve probablement ailleurs : l'un des pourvoyeurs des ressentiments des Bears, l'un des fruits de la colère, le coordinateur offensif Mike Martz est annoncé en partance :




Une telle rumeur ne peut que laisser à entendre que le développement de Jay Cutler vient de prendre un coup.


LauLau avait parié sur les :
Bears



NEWS OF THE DAY :

En attendant, la journée actuelle nous a délivré une nouvelle essentielle : Jason LaCanfora, toujours au plus prêt du scoop, nous informe que les Vikings auraient donné leur accord à la résiliation du contrat de Donovan McNaab. Vu le nombre de franchises avec un QB en déroute, il est certain que McNaab trouverait un point de chute en or.


WEEK 13 :

Philadelphia Eagles (4- 7) @ Seattle Seahawks (4- 7)
Vendredi 2 Décembre - 02h 20 - CenturyLink Field.

Difficile. Très difficile. Ces deux équipes ne se trouvent jamais où j'ai été foutu de le prédire. Elles sortent d'une grosse désillusion... Allez, pile ou face.

LauLau a parié sur les :
Eagles