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mardi 27 décembre 2011

Tonight Football !! (27 Décembre 2011)








Week 16
Houston Texans (10- 5) @ Indianapolis Colts (2- 13) :  16- 19
Vendredi 23 Décembre - 02h 20 - Lucas Oil Stadium



Les mamans Noël des Colts...



... et celle des Texans une semaine auparavant.

Ce n'est pas Noël pour tout le monde et les seuls cadeaux pour les Texans sont ceux donnés aux adversaires. Et les médias évoquent comment cette jubilation à l'approche des playoffs s'est transformée en un pure cauchemar - où comment le Père Fouettard était caché derrière le Père Noël.

C'est tout d'abord le Houston Chronicle qui se montre sceptique : "Ce qui doit être la pire performance de Coach Kubiak en six ans d'exercice montre là où les Texans en sont arrivés : perdre deux fois de suite contre un adversaire au record négatif." Autre article, autre saveur : certaines considérations appellent à mettre sur le banc le rookie TJ Yates au profit du vétéran Jake Delhomme, l'ancienne machine à interceptions de chez les Browns. Je ne manquerais pas d'être sceptique quant à cette hypothèse : le problème des Texans ne se résout pas à un QB en mal-être. Yates a tourné à 13 sur 16 passes, environ 8 yards par lancer - on a connu pire. De toute façon, Coach Kubiak continue à croire en son QB : "L'autre nuit, on ne l'a pas assez bien protégé. Nous avons donné 4 sacks en 16 plays. C'est aussi quelconque que ça en a l'air (...) il continue à se montrer meilleur et nous nous devons de croire en lui..."





Toujours dans la même verve, c'est au tour de Kareem Jackson (CB) de s'en prendre plein les dents. Mais la véritable explication est ailleurs et pousse à se poser des questions sur le caractère de diva d'une équipe trop vite propulsée cette saison sous les highlights : il s'avère que le vestiaire s'avère perdu depuis que, ce qui servait comme ciment aux fondations de cette défense - à savoir Wade Phillips (Defensive Coordinator), est absent. Phillips a été opéré suite à des problèmes de reins. Son successeur temporaire, Regie Herring, est rejeté par le vestiaire qui trouve son playcalling stupide. J'espère que les Cushing et consorts ont demandé que le petit Santa Claus leur dépose dans leurs petits souliers un Wade Philipps tout neuf. La situation presse.

Si les Texans pensent à leur futur proche, les Colts semblent quant à eux ne pas se soucier de leur retour vers le futur. Admirez la cinématique incroyable : au vu de la défaite des Rams contre les Steelers, la week 17 ne décidera pas non seulement des places pour les playoffs mais la décision finale du Suck for Luck Contest.


"Dan "McFly" Orlovsky, qu'as-tu fait au continuum espace temps de la NFL ?"

Surtout que la valeur du jeune Luck grimpe en flèche. Matt Barkley (QB - USC) a annoncé son attention de rester à l'école. La décision de Barkley peut avoir un impact sur la décision de Robert Griffin III (Baylor). Les franchises, devant drafter dans le top 10 et vivant sur le besoin d'un QB, ont pour le moment une option en moins. A moins de s'intéresser aux potentiels futurs free-agents (Jason Campbell, Alex Smith, Matt Flynn...), la première place à la Draft coûtera chère, très chère. Et si les Rams raflaient la mise, le successeur de Coach Spagnuolo aurait tout d'abord à se décider si Sam Bradford représente le franchise QB de St-Louis - s'il répondait par l'affirmative, le 1rst Round Pick pourrait se retrouver à la portée de celui qui offrirait le plus. Et la transaction serait monumentale...

De son côté, le proprio des Colts a pris la parole sur le NFL Network : "En cash, on sera à 8M$ au-dessus de la limite, soit environ 130M$ en terme de dépenses. Ce n'est pas comme si on avait décidé de reconstruire l'équipe. Lorsque Kerry Collins fut une option que l'on m'a amené, j'ai dit "allez-y". Je veux payer et bien payer pour gagner, quitte à dépasser la limite l'année suivante. Il y a beaucoup de vétérans dans l'équipe. Nous avons une équipe grassement payée et nous nous attendions certainement à faire mieux. Pour évaluer les choses, on peut prendre l'exemple des Texans. Leur Coach Kubiak était en grand danger. Les fans, les médias, la ville, tout le monde voulait qu'il parte. Mais Bob McNair s'est entêté et, maintenant, Kubiak est très populaire avec en ligne de mire la victoire dans sa division. Lorsque la saison sera terminée, j'évaluerai calmement la situation. Vous savez, j'aime la continuité. C'est quelque chose qui nous a bien aidé dans le passé. La continuité sert à améliorer les gens et à les amener à donner le meilleur d'eux-mêmes."

En attendant, vous pouvez voir l'avis du toujours très Bob Kravitz ici. Un Kravitz qui doit se dire que 2012 sera l'année où Manning jouera avec une minerve.



LauLau avait parié sur les Texans car :

"Pour relativiser l'impact d'un front seven performant sur TJ Yates, les Texans doivent compter sur une grosse dose d'Arian Foster & Ben Tate."

- Pas faux puisque Yates a été sack 4 fois. Maintenant, seuls les Broncos finissent par gagner un match sans utiliser leur QB...

"Même si la défaite des Texans m'a vraiment surpris - c'est pour cela que j'ai souhaité en parler, je ne crois pas que les Colts soient en mesure de faire quoi que ce soit."

- Comme quoi, à l'impossible, nul n'est tenu. J'ai clairement sous-estimé l'état de la défense des Texans.
                                                                                                                                                                            


Arizona Cardinals (7- 8) @ Cincinnati Bengals (9- 6) :  16- 23
Samedi 24 Décembre - 19h 00 - Paul Brown Stadium, Cincinnati, OH



A défaut de trouver des photos sympas des tribunes du Paul Brown Stadium, petit retour sur la semaine dernière avec les cheerleaders d'Arizona qui fêtent Noel.

Il en a fallut de peu pour qu'un Peterson suive l'autre. Sur l'action où Patrick Peterson s'est blessé, le CB des Cardinals intercepte le lancer de Dalton. L'interception ne servira à rien : Adrian Wilson (FS) s'est payé Dalton - roughing the passer. Pire encore, Peterson a le tendon d'achille qui siffle. Plus de peur que de mal : Patrick ne rejoindra pas Adrian (RB - Vikings). La blessure du talentueux joueur des Cardinals demande une semaine de repos.



C'est le rodéo !

En attendant, les Cardinals sont déjà axés sur l'année prochaine et plus particulièrement sur la free-agency. Dans la défense Dirk LeBeau-style de Ray Horton, Calais Campbell (DE) a pris une belle ampleur cette saison. Les négociations pour une nouvelle offre de contrat sont en cours. Les Cardinals aiment beaucoup Campbell mais, historiquement, la franchise d'Arizona ne met pas beaucoup d'argent lorsque le produit maison ne se nomme pas "Larry Fitzgerald". En cas d'échec des négociations, le futur franchise tag des Cardinals est tout trouvé.

J'évoquais le produit-maison non labellisé "Larry Fitzgerald". On sait déjà que c'était Fitz qui avait désigné le nom de Kevin Kolb pour devenir le QB des Cardinals, avec la réussite que l'on connaît. En 2009, le jeune frangin de Fitz s'était payé Kurt Warner sur tweeter. C'est au tour de papa de rentrer en scène et d'accuser Early Doucet (WR) de ne pas assez travailler et de laisser tomber le ballon. Larry Fitzgerald Sr chiffre même le nombre de 5 potentiels TDs droppés par Doucet. Cette saison, les stats disent que Doucet a 6 drops, une statistique subjective. Au-delà de cela, Doucet a 53 réceptions pour 784 yards, 5 TDs, sa meilleure année et cela alors que les Cardinals sont en souffrance au poste de QB.

Il faut probablement voir plus loin pour comprendre l'attitude de Papa Fitzgerald. Durant le Lockout, tout les entraînements étaient proscrits. Ce qui n'a pas empêché Larry Fitzgerald de monter un workout. Doucet avait purement et simplement refusé d'y participer. Il faut parfois mettre des limites à la satisfaction de son joueur-star-diva, surtout lorsque le nom de Fitzgerald est de plus en plus synonyme d'une pieuvre qui étouffe littéralement le développement d'une franchise.

Du côté des Bengals, alors que la saison se jouera (ou presque) contre les ennemis de l'AFC North, les Ravens, la franchise implore les fans de bien vouloir se déplacer. Contre les Cards, c'était la troisième fois de l'année que le public ne dépassait pas les 42 000 spectateurs. Du coup, les opérations coups-de-poing sont lancées - 2 billets pour 1 acheté et ramenez vos amis ! L'opportunité était trop grande du côté de Baltimore alors que Peter Schmuck (Baltimore Sun) assène un terrible : "Si les fans des Ravens veulent aller à Indianapolis (SuperBowl), ils doivent se déplacer à Cincinnati."  


LauLau a parié sur les Bengals car :

"La logique voudrait que les Bengals aient encore quelque à jouer dans un terrible finish contre les Ravens en Week 17 (...) Arizona en est à quatre victoires consécutives mais il est à noter également que Arizona est 2- 5 cette saison loin de ses bases."

Bien vu le coup des généralités; ça marche toujours. What else ?

"Mené par les fantastiques retours de coups de pied de Patrick Peterson, les Cardinals auront un coup à jouer dans cette rencontre au niveau de la special team. "

Patrick Peterson s'est blessé en début de rencontre. Du coup, le plus grand coup de pied retourné par un Cards (AJ Jefferson) est de... 21 yards.

"j'aurais tendance à croire que ce match devrait aboutir à un très faible score."

Encore une fois, une sacré anticipation de ma part. Un miracle que j'ai pronostiqué le nom du vainqueur dans ces conditions...


                                                                                                                                                                            

New York Giants (7- 8) @ New York Jets (9- 6) : 29- 14 
Samedi 24 Décembre - 19h 00 - MetLife Stadium, East Rutherford, NJ




NO CHRISTMAS IN HELL !!!!!! :

Mark Sanchez dans ces oeuvres sous la pression de Pierre-Paul...

Mark Sanchez toujours...

Mark Sanchez tacklé dans la end zone par Chris Canty.


Mark Sanchez & Justin Tuck.

Mark Sanchez & Dave Tollefson.

... est-ce que toute l'équipe des Giants est passée sur Mark Sanchez, comme un clin d'oeil à la visite d'une cheerleader éméchée dans un vestiaire de joueurs de football universitaire ? Je reconnais que c'est de mauvais goût, même si la vanne était tentante. Amusons-nous plutôt à reprendre deux déclarations qui avait eu lieu au début du mois de Décembre, au vu de l'éclairage apportée par ces dernières semaines et notamment par cette rencontre face aux rivaux honnis des Giants. 

Rex Ryan réclamait plus d'encouragements de la part des fans des Jets : "Je pense que les fans savent où nous en sommes aujourd'hui. On se bat pour atteindre les playoffs donc ils doivent le comprendre. Est-ce que cela a été facile d'être un Jets ces derniers temps ? Probablement pas comme on l'aurait souhaité (...) je pense que l'on va avoir une double-ration d'applaudissements de leur part car on va présenter un par un les joueurs en attaque. Je veux que tout le monde sache que Mark Sanchez est vraiment un très bon QB..."
Invité de NBC Sports Talk, Dustin Keller (TE) s'adresse à Russ Thaler dans un moment solennel : "A chaque fois que quelque chose ne se déroule pas correctement offensivement parlant, la pression est sur Mark Sanchez & Brian Schottenheimer, notre coordinateur offensif. Ce n'est pas juste. Vous regardez ce qui se passe - tenez, une passe incomplète, c'est Mark qui a mal lancé le ballon. Mais on ne voit pas qu'il y a peut-être une mauvaise ou une route trop courte du receveur. Lorsqu'il est pressé, c'est peut-être parce que la protection n'est pas là."

On rappellera à Keller juste une évidence : c'est au QB de faire le boulot, c'est au QB de prendre la pression, c'est lui qui est au centre de l'équipe, c'est lui qui est payé le plus cher parce que c'est lui qui doit s'assurer que tous les mecs sont dans le match et font leur part de boulot. Les plus grands QBs ont conscience de cela et savent faire les ajustements nécessaires. Et ils savent prendre la gloire lorsque tout marche, tout comme accepter le blâme lorsque la déroute est toute proche. Malgré un coach qui a toujours protégé son QB, les Jets doivent commencer à prendre conscience que Mark Sanchez n'est pas nécessairement la réponse au poste de QB. Mais comment agir face à celà ? Je l'avais déjà exposé il y a quelques semaines avec Blaine Gabbert (Jaguars). Au vu de l'argent en jeu, une franchise ne sait généralement pas reconnaître une erreur de casting et s'entête pendant plusieurs années dans des résultats médiocres. En 2012, la base de salaire de Mark Sanchez sera de 8,5 M$, ce qui est moins que la moitié des QBs de la NFL - en même temps, plus de la moitié des QBs de la NFL ont mieux joué que Sanchez. Drafté en 2009, la fin du contrat du QB est pour 2013. Si les Jets décidaient de repartir pour 2012 et rataient à nouveau les playoffs, ce serait non seulement le futur de Sanchez qui serait en jeu, mais également celui de Rex Ryan chez les Jets. Les bonnes décisions doivent se prendre maintenant.  

Il n'y a pas que Mark Sanchez qui n'était pas à la fête :

La seule question qui se pose ici : est-ce que Jacobs cherchait à ce que Ryan se mette en boule ?... humm... à l'avenir, j'essaierai d'éviter les blagues sur le poids; je crois qu'il vaut mieux. 

Mike Garafolo ( Newark Star Ledger) croit savoir que Jacobs a dit durant cet échange tendu : "Hey le gros, il est temps de fermer ta gueule." La version de Jacobs en conférence de presse n'est de toute façon pas si éloignée que cela : "Je lui ai dit de fermer sa putain de gueule." Ryan lui aurait alors répondu : "Va te faire foutre !". Pour Jacobs : "Ryan est un bâtard irrespectueux. Les Jets ont une grande gueule."  Pas fier sur la photo plus haut, Rex ne la ramenait pas plus en conférence de presse : "On a eu une conversation privée, c'est tout. Il ne m'aime pas. Je respecte cela, même si je m'en fiche."




Le plus ironique tient de l'attitude de la Ligue, toujours très prompte à sanctionner d'une amende les gestes défensifs et qui joue les arlésiennes ici :




Quant à notre grande gueule de Big Daddy Rex Ryan, l'art de l'ouvrir s'accompagne inévitablement de nombreux camouflets. On appelle ça "manger son chapeau". Et là, Rex a du déguster un sacré streimel en évoquant les Giants : "Ils étaient clairement la meilleure équipe cette année. J'avais tout faux. J'assume ma responsabilité." Et, pour oublier ce goût amère qui reste en bouche, rien ne vaut que de fanfaronner à nouveau en ce début de semaine, que ce soit dans le New York Daily News, ou ailleurs :


  
Revenons un instant au match ou plutôt aux règlements de compte. Les provocations étaient de toute façon partout, à tout niveau. On rappellera que les deux New York jouent dans le même stade. Et les Giants eurent la désagréable surprise de voir qu'un rideau noir recouvrait à chaque fois les logos des 4 SuperBowl des Giants, non loin des vestiaires. "Ils ont tout simplement décidé de cacher les logos", s'exprima John Mara, le vice-proprio des Giants. Les Jets se sont défendus de toute tentative de provocation, expliquant qu'il s'agit de la procédure pour toute rencontre jouée à domicile (les Jets étaient censés recevoir les Giants, ici). Les logos sont recouverts car ils sont vus à la portée de tous dans le tunnel qui mène jusqu'à la pelouse.

Autre provoc, autre style : David Diehl (LT - Giants) exulte : "C'est pour la ville, la ville de New York et l'équipe qui veut le plus la représenter. Les autres, ils ont beaucoup parlé; ils ont raconté tout ce qu'ils souhaitaient. Depuis le point de départ, ils sont nos grands frères, des trucs comme cela. On est venu, on a joué notre match et on a montré à qui appartenait réellement ce stade."  

Vivement le prochain affrontement.


LauLau a parié sur les Jets car :

"Ces Giants-là n'ont que trop besoin de Brandon Jacobs & Ahmad Bradshaw pour permettre à Eli Manning de jouer totalement libéré dans une rencontre où le mental du QB des hommes en bleu a régulièrement failli lors des matchs importants."

L'analyse n'est pas fausse en soi. Les 2 TDs de Bradshaw ont fait du bien pour la confiance de Manning.

"Du côté des Jets, une approche ground & pound est également nécessaire. Face à la défense par moment risible des Giants mais également pour ne pas faire en sorte que cela soit à Mark Sanchez d'aller décider de l'issue du match."

Moralité : lorsque l'on joue les Jets, pas besoin de se montrer trop stratège. Il n'y a qu'à laisser jouer Mark Sanchez.

"J'aurais tendance à donner les Jets vainqueurs car je crois que Rex est un formidable meneur d'hommes lorsque son équipe est au pied du mur."

Toutes les bonnes choses ont une fin...

                                                                                                                                                                            


Cleveland Browns (4- 11) @ Baltimore Ravens (11- 4) : 14- 20 
Samedi 24 Décembre - 19h 00 - M&T Bank Stadium, Baltimore, MD



Santa Claus.



Les robes étaient quelconques...

B-More tough ! B-More purple !

Ravens Nation.





Les Harbraugh : une affaire de famille. (Allison, la fille de John)



Et soudain les Ravens se sont arrêtés de jouer et les Browns se sont mis à inscrire des points. Entre une infirmerie qui s'est mise subitement à grossir et la grande finale en Week 17 contre les Bengals, les Ravens ont levé le pied. Quel est le bilan de l'infirmerie ce Mardi ?

- Marshall Yanda (RG) : a pris un coup de genou dans la poitrine sur un regroupement. Les côtes sont touchées. Sa disponibilité évoluera au jour par jour. Sera remplacé éventuellement par André Gurode.

- Billy Cundiff (K) : son état de santé est bien meilleur. Il doit cependant être être évalué par Coach John Harbraugh. En l'état actuel des choses, la tendance serait de virer Shayne Graham (2 sur 2 contre les Browns, 48 & 43 yards) d'ici un jour ou deux.

 - Anquan Boldin (WR) : est passé sur le billard pour un problème de tendon dans le genou. Son retour est planifié pour le 1er match des playoffs (dans le scénario où Baltimore ne jouera pas la première semaine)

- Carry Williams (CB) & Dannell Ellerbe (ILB) : tout deux victimes d'un traumatisme contre les Browns. Coach Harbraugh a dit : "Ca a l'air de bien se passer mais, avec les traumatismes, on ne sait jamais comment cela évolue. On doit attendre. On croise les doigts."

- Cory Redding (DE) : absent contre les Browns pour une douleur à la hanche. Devrait être de retour contre les Bengals.

- David Reed (WR) : la dernière fois, il avait fumble 2 retours de coups de pied causant la défaite des Ravens. Cette fois-ci, il s'est blessé sérieusement au genou. Sa saison est terminée.

Bref, il y a quelques éléments essentiels dans les noms cités. Et un poste qui peut inquiéter : WR. John Eisenberg (CSN) serait prêt à envisager le retour du vieux grognard Derrick Mason. Une solution balayée par Baltimore qui préfère puiser dans son réservoir de rookies. Tandon Doss part favori devant le pur produit du Maryland, LaQuan Williams. Pourquoi ? Tandon Doss a plus la maîtrise dans le slot, où Boldin est parfois aligné dans une formation 3-Wide. Sans oublier que Boldin est le tuteur de Doss dans le fonctionnement de la franchise du Maryland. Pour ce qui est du reste, la fin de la saison de Reed a donc libéré une place dans le roster de 53 joueurs. Cette place sera pour le rookie DJ Jones (OT - Nebraska), qui était auparavant présent dans le practice squad des Miami Dolphins.

Pour ce qui est de la Week 17, les rencontres des Ravens & des Steelers auront lieu en même temps. Ce qui signifie que Pittsburgh devra prendre la décision de faire jouer ou non un Big Ben sur une patte, sans savoir si les Steelers récupéreront ou non une top seed. Si les Ravens dominent les Bengals, les Steelers conserveront la seed 5. Il n'y aurait donc aucun intérêt de risquer une rechute pour Big Ben. Si les Ravens perdent, les Steelers auraient une chance non seulement d'être couronné dans l'AFC North, mais également de prendre la seed 2. L'importance de la décision de faire jouer Big Ben est donc primordial. Après, bien entendu, Charlie Batch a mené les Steelers à la victoire 27- 0 contre les Rams; il peut tout aussi bien le faire contre les Browns. Mike Florio, éditorialiste du côté de Baltimore croit savoir que : "Finalement, ce n'est pas une décision facile. Une réponse possible, c'est d'utiliser Big Ben jusqu'au moment où l'issue du match contre les Browns semble décidée, ou alors si les infos provenant de Cinci montreraient des Ravens en position de l'emporter."  


LauLau a parié sur les Ravens car :

"La seule chose qui pourrait mettre en danger les Ravens, ce serait que Coach Pat Shurmur appelle quelques play-action passes qui marcheraient dès le 1er drive des Browns."

La seule chose qui pourrait mettre en danger les Ravens, ce sont les Ravens eux-mêmes.

"Vu comment les Browns (et notamment Colt McCoy) sont désolants cette saison, je mise sur les Ravens."

Sans oublier le staff des Browns. Il y a eu quelques décisions qui étaient purement aberrantes.

jeudi 22 décembre 2011

NewNiouz (22 Décembre 2011)


C'est un retour aux affaires des plus calmes pour moi. Je reprends donc le blog, fournissant cette article sur quatre matchs qui m'ont interpellé cette semaine. La semaine prochaine, on reprendra le rythme du traitement de tous les matchs.





Baltimore Ravens (10- 4) @ San Diego Chargers (7- 7) : 14- 34 
Lundi 19 Décembre - 02h 20 - Qualcomm Stadium


La chute des institutions a quelque chose de terrible. « Le crépuscule des idoles », disait Nietschze. Sur le même genre, Philippe Murray disait également : « Ce devant quoi une société se prosterne nous dit ce qu'elle est. » Avez-vous vu comment Tim "Petit Jesus" Tebow est perçu comme une sorte de divinité pour beaucoup de fans de foot ? Joe Flacco a eu une parole très juste ce week-end sur WNST-AM : "Je ne veux pas en arriver à espérer que Tim fasse mal les choses mais regardez comment cela se passe lorsqu'il gagne une rencontre. Lorsque vous regardez Sports Center, c'est Tim Tebow puis un autre sujet, Tim Tebow puis autre chose, Tim Tebow puis autre chose. Lorsque l'on a battu les Steelers, est-on passé à la TV ? Non. Je n'ai pas trouvé un seul highlight de la rencontre. On ne reçoit pas le respect que l'on devrait avoir mais bon, on se doit de faire avec et d'aller de l'avant, gagner des matchs. (...) le fait est que nous sommes un petit marché." Flacco n'a pas tort mais il aurait du attendre que le week-end soit passé pour tenir ce discours. Au vu de ce que les Ravens ont montré contre les Chargers, je ne suis pas sur que ces propos aient l'impact qu'ils auraient du mériter.

La chute des institutions, je disais donc. La chute des institutions, c'est par exemple lorsque vos coéquipiers ne savent plus comment écrire votre nom et plus précisément Brendon Ayanbadejo (ILB) au sujet de Matt Birk (C) :





La chute des institutions, c'est lorsqu'un triste individu se promène vêtu de ces frusques indignes, comme cela, ce Lundi après-midi dans le Wal-Mart de Baltimore :




Cela aurait été impensable il y a encore peu.

La chute des institutions, ce sont les constats terribles que l'on peut dresser sur le fait de comment rendre une défense excellente, ordinaire. La réponse : un QB d'expérience. Seul un vétéran est capable d'ajuster sa protection. Seul un vétéran sait comment éviter les hits. Philip Rivers fut donc capable de lancer le ballon rapidement et efficacement sans être mis en danger par le pass rush des Ravens. Mettre sous pression le QB adverse est un facteur primordial dans les victoires des Ravens : en 10 victoires, les Ravens ont empillé 40 sacks. En quatres défaites, les Ravens n'ont que cinq sacks à leur actif. Si on excepte Big Ben & les Steelers (forcement un match un peu à part), les Ravens ont dominé Sam Bradford, Mark Sanchez, Matt Schaub, Kevin Kolb, Andy Dalton, Alex Smith, Colt McCoy et Dan Orlovsky cette saison. C'est un signe. Comment la défense se comporterait-elle contre Tom Brady ou Aaron Rodgers ? On admirera au passage le pressentiment de Terrell Suggs : "Si on n'arrive pas à mettre la pression sur Rivers, il pleuvra des TDs". Un Suggs maîtrisé par Jared Gaither, son troisième match avec les Chargers après avoir été viré par les Chiefs. Ce fut la revanche des anciens Ravens : Gaither  - un talent pur mais une feignasse terrible à l'entraînement - Antwan Barnes (OLB), viré car devant passer derrière les inamovibles Suggs & Johnson dans la depth chart.  "C'est un bon coup de pied au cul", disait Suggs.





Quant à l'attaque, la partie visible de l'iceberg serait de s'attaquer à Joe Flacco. Même si la saison de Joe n'est pas fameuse, ce débat ne m'intéresse pas. Les mêmes vieux problèmes sont réapparus contre San Diego : un Boldin lent et prévisible incapable de générer de la séparation sur son garde du corps. Une offensive line dépassée avec un Bryant McKinnie qui a accusé le poids des ans et le poids tout court. Du coup, Flacco n'a pas le temps de miser sur la vitesse de Torrey Smith.

Autre problème : cela tourne autour du kicker Billy Cundiff. Les Ravens auraient pu mener au score rapidement, ce qui aurait mis la pression sur Philip Rivers. Mais Cundiff a raté un nouveau coup de pied potentiellement faisable (36 yards). Il apparaît que le joueur doit batailler en ce moment avec une blessure au bassin, ce qui le gène terriblement dans sa prise d'appui au sol. Peu d'entraînement dans la semaine; Harbraugh a été clair : Cundiff ne sera pas aligné coûte que coûte contre les Browns. Et je me prends à nouveau à regretter la belle époque de Matt Stover.

La satisfaction était donc terrible lorsque les Ravens ont appris que les Steelers avaient perdu pour la troisième fois de l'année contre un Harbraugh :

Joe Flacco au sujet de son coach : "Il est arrivé et demandait : "Vous avez vu le match ? Qui a gagné ? Qui a gagné ?" Il était vraiment excité par cela." Et même Little Ray : "Cela a changé l'humeur de l'équipe cette semaine. Les gens viennent et sont contents."

Le plus important désormais est de transformer l'essai. Confirmer la first round bye week. Le déplacement chez les Bengals dans deux semaines me fait peur.

LauLau avait parié sur les :
Ravens

                                                                                                                                                                            

Carolina Panthers (5- 9) @  Houston Texans (10- 4) : 28- 13
Dimanche 18 Décembre - 19h 00 - Reliant Stadium


 

La scène se déroule à ce moment-là. Sur la vidéo, nous ne pouvons voir les Texans mais Jeremy Shockey les a bien vu : le TE des Panthers accuse les joueurs de Houston de s'être montré irrespectueux envers le pays : "J'étais contrarié qu'ils ne montrent pas plus de respect que cela à l'Amérique. Il y avait environ dix joueurs qui n'ont pas mis leur main sur leur poitrine. C'est l'Amérique. Ils doivent du respect à l'Amérique. Je n'ai vu cela nulle part ailleurs dans la NFL. Je ne sais pas comment vous pouvez oublier quelque chose comme cela."

La réponse de DeMeco Ryans (ILB - Texans) ne s'est pas fait attendre : "S'il est si patriotique que cela, pourquoi regardait-il notre banc au lieu du drapeau ? Comment en est-il arrivé au compte de dix ? Est-ce qu'il comptait ? Pourquoi s'occupait-il de nous durant l'hymne national ?"

Ah ces grands enfants ! On rappellera à Ryans que le banc des Texans était dans l'angle de vue des Panthers lorsque ceux-ci regardaient Mary Sarah chanter l'hymne national. Et on rappelera à Shockey qu'il y a toujours pire.

Bref, c'est inintéressant. Mieux vaut se poser quelques secondes et tenter de comprendre la défaite des Texans.

TJ Yates a fait son lot de conneries (2 interceptions quelque peu évidentes). Mais le môme a également fait de bonnes choses. Pour un rookie, il a du potentiel. Mais il demeure un rookie. Avec tout ce que cela implique en terme de désagréments.

Le quatrième quart fut une farce pour la défense des Texans, incroyable dans sa capacité à alterner l'excellence et le pathétique. A 21- 13, les Panthers ont joué 7 plays, 5 courses, 80 yards pour un TD. A 7.25 min, les Panthers ont eu à nouveau le ballon et l'ont confisqué. Houston n'a pas été capable de récuperer la possession. 14 plays dont 13 courses pour que le temps à l'horloge puisse s'écouler. Les médias spécialisés en ont trop fait avec cette défense. Il y a certes des joueurs avec un véritable talent (Ryans, Cushing, Reed, Watt...) mais le premier signe d'une grande défense tient à se montrer régulièrement consistante. Houston ne montre aucune régularité cette année.

La fraicheur des Panthers fait plaisir à voir. Ces mecs ne se posent pas de question et veulent juste jouer. Quitte à se montrer farceur. Comment est venu l'inspiration pour ce trick play ? Les Panthers appellent ça la "Chudrooski", la version aménagée de la fumblerooski. Le pire, c'est de constater que cette inspiration est venue d'un film :




Chudzinski est venu voir Ron Rivera, lui évoquant la possibilité de tenter "un truc". Rivera a aimé; Rivera a tenté. Peut-être que la prochaine inspiration des Panthers se trouvera dans ce film :







LauLau avait parié sur les :
Texans

                                                                                                                                                                            

New York Jets (8- 6) @ Philadelphia Eagles (6- 8) : 19- 45
Dimanche 18 Décembre - 22h 15 - Lincoln Financial Field

Retenez ces paroles :

 
On sait que les Jets et notamment Big Daddy Rex ont l'habitude de noyer le poisson après une défaite. Voir l'attitude contrite de Rex a donc quelque chose d'étonnant. Le voici même qui encense son futur adversaire : "Eli Manning fait partie des QBs les plus précis de la Ligue. C'est un talent d'élite. J'espère juste qu'il ne sera pas élite contre nous." Au pire, ses joueurs parlent pour lui. Ainsi, Plaxico Burress s'est lâché en évoquant la futur rencontre contre les Giants : "Je veux être victorieux dans la end zone au moins une fois. voire même deux, trois ou quatre fois. Je vais essayer de jouer un football éclatant. Je veux jouer le meilleur football de la saison. (...) jouer à Noêl, il y en a qui vont avoir un réveillon amère. Ça ne sera pas moi."

Burress n'a pas totalement tort. Rivalité des deux New York qui se retrouvent ici dans un match essentiel pour les playoffs, le Giants vs Jets à venir promet beaucoup de coups bas. Il y a un article assez exceptionnel, que l'on peut trouver ici, où l'on apprend notamment que les Giants ont également commencé la guerre des mots : "Les équipes ne sont plus vraiment effrayées par Darelle Revis (...) à moins qu'il soit capable de nous stopper, on lancera dans sa direction.", a dit Victor Cruz. Plus peur de Revis ? Revis n'est donc plus le meilleur CB de la NFL ? "Il est décent.", juge Hakeem Nicks.

Mais revenons un instant sur la victoire des Eagles. Philly joue Dallas cette semaine. Cela avait fait un 34- 7 pour Philly plus tôt dans la saison. Les Ryan n'ont pas trouvé la formule pour battre les Eagles. Il est à noter d'ailleurs que Philly réussit plutôt bien contre les défenses en 3- 4. Ils sont à quatre victoires pour trois défaites. Contre des équipes en 4- 3, Philly est à 2- 5. Un signe ?
  
LauLau avait parié sur les :
Jets
                                                                                                                                                                            

New England Patriots (11- 3) @ Denver Broncos (6- 8) : 41- 23
Dimanche 18 Décembre - 22h 15 - Sports Authority Field at Mile High 


Message personnel à Tom "Pretty Boy" Brady : la prochaine fois que tu vois OchoCinco ouvert, tu lances ailleurs stp. Tu oublies. Parce que le Chad, il est dans un état second en ce moment :





Ça reste une bonne semaine pour les Patriots, malgré la blessure pour la saison d'André Carter. Les playoffs sont à leur portée en dominant lors des deux dernières rencontres les Bills & les Dolphins. C'est assez équivoque pour une franchise d'avoir le potentiel de terminer à 13- 3 en ayant malgré tout tous ces problèmes défensifs.

Du côté des Broncos, la grosse information, c'est que John Elway est la dernière victime de la Tebowmania. "Tim Tebow n'ira nulle part. Je veux dire qu'il demeurera un Bronco."

LauLau avait parié sur les :
Patriots


                                                                                                                                                                            












XMAS JOKE !

- Ça doit se bousculer en ce moment dans la tête de Verchain. Joey Porter est tout proche de raccrocher les crampons.

- Rob Ryan (coordinateur offensif des Cowboys) n'en rate pas une : "L'idée de devenir un head coach ne me motive pas plus que cela car je sais de toute façon que cela ne va pas tarder à arriver."

- A défaut de laisser sa trace en matière de résultats, Mel Tucker (coach intérimaire des Jaguars) a au moins le mérite d'être un gros farceur : "Blaine Gabbert est courageux dans la poche. Je le vois super dur. Je le vois être très compétitif et je pense que ses coéquipiers et ses entraineurs le voient de la même façon."

- Les lamentations de Reggie Bush, ça a quelque chose de spécial : "Les Dolphins étaient la seule équipe. J'aurais aimé dire que j'avais telle ou telle option, que je pouvais aller aux 49ers, que je pouvais aller ailleurs. J'aimerais être là à énumérer toutes les options mais le fait est que les Dolphins, c'était la seule option car toutes les autres équipes avaient déjà leur RB."

- "Tebow reçoit tout l'amour de la planète. Ce n'est pas le cas de Skelton. John fait pourtant un sacré boulot. Il trouve toujours une solution. Dans le huddle, c'est comme avoir l'impression qu'on a deux SuperBowl à notre actif." Wow ! Larry Fitzgerald en émissaire de ce qui sévit en ce moment du côté d'Arizona : la Skeltonmania !!! Quelqu'un peut m'expliquer ? Suis-je donc le seul à trouver Skelton nul ? 

- Woody Johnson, le proprio des Jets, est sorti de sa réserve pour dire tout le bien qu'il pensait de Rex Ryan. "J'ai choisi Rex pour sa personnalité. Je crois à 100% en son jugement. C'est un mec brillant sur le terrain et en dehors."



  




Week 16
Houston Texans (10- 4) @ Indianapolis Colts (1- 13) :  
Vendredi 23 Décembre - 02h 20 - Lucas Oil Stadium

La défense des Colts ne résiste pas au jeu de course. Les Texans sont monstrueux dans ce secteur là. Pour relativiser l'impact d'un front seven performant sur TJ Yates, les Texans doivent compter sur une grosse dose d'Arian Foster & Ben Tate. Même si la défaite des Texans m'a vraiment surpris - c'est pour celà que j'ai souhaité en parler, je ne crois pas que les Colts soient en mesure de faire quoi que ce soit. Enfin, je dis cela - vu mes pronos de la semaine dernière.... Bref :


Le pari de LauLau :
Texans

mercredi 7 décembre 2011

NewNiouz (7 Décembre 2011)


(le blog est le fait d'une seule personne : moi-même. Il est soumis à tout les impondérables. Un changement dans ma vie personnelle (que j'attendais depuis une semaine) vient de se produire. Concrètement, cela veut dire que je mets en sommeil le blog jusqu'au 21 Décembre (au moins). Je tiens trop à mes pronos. Ils continueront. Ma revue de presse, non. Cela demande trop de temps. Je suis désolé pour la gêne occasionnée et j'espère vous retrouver très vite. Petit bonjour aux rennais qui me suivent; nous sommes de la même ville. )





Philadelphia Eagles (4- 8) @ Seattle Seahawks (5- 7) : 14- 31
Vendredi 2 Décembre - 02h 20 - CenturyLink Field.


Un mec dans ce chaos : DeSean Jackson (WR). Pour sa dernière année de contrat, les performances de Jackson interpellent. On se rappelle que Coach Reid l'avait mis sur le banc lors du quatrième quart de l'avant-dernière rencontre des Eagles. Durant le match contre les Seahawks, Jackson a été un modèle de je m'en foustisme. Ce fut particulièrement visible sur une deep route où le WR n'a même pas pris le soin de se détourner en direction de Vince Young. Plus tard, les caméras ont montré une scène qui en disait long : Young essayait de parler à Jackson qui se tenait bien à l'écart.

Une telle attitude ne pouvait que se faire remarquer. Sur NFL Network, la jolie Alex Flanagan a expliqué que Jackson s'était délibérément isolé de tout contact avec ses coéquipiers, ne disant pas un mot de la soirée. La conférence de presse qui a suivi fut grand-guignolesque. Alors, qu'est-ce qui ne va pas, Jackson ? "Je ne répondrais pas à ce genre de question. Si vous vous voulez demander quelque chose sur le match, faites-le. En attendant, vous posez des questions qui ne signifient rien. Question suivante." Jackson ne répondra donc pas au sujet de son absence de réaction envers Vince Young : "Si c'est ce que vous avez vu... Je n'ai pas à rester assis ici à répondre à ce genre de question. Mes coéquipiers savent ce qu'il en est." Soit. Et si ses coéquipiers le savent réellement, qu'est-ce qu'ils ont pensé de son match ? "Il glandait."



DeSean Jackson, grand incompris...


Preuve que tout marche à l'envers dans la Nightmare Team; Jackson s'est trouvé un soutien de poids : Coach Andy Reid ! "DeSean, je vais vous dire : il a eu une attitude formidable durant ce match. Vous pouvez prendre une caméra, prendre des images et leur donner la signification que vous voulez mais le gamin était à fond l'autre nuit. Je suis fier de lui." Interrogé sur ce fameux play où Jackson a délaissé Young, Reid prétend que le play était pour Jason Avant & que Jackson devait occuper le défenseur. Oui, mais Young n'avait-il pas l'option d'aller sur Jackson ? Reid a des choses à dire; il est déjà passé à autre chose. Il s'en prend maintenant aux images de NFL Network sur le plan où Jackson donne l'impression de snober Young : "Est-ce qu'ils savent réellement qui parlait à qui et quelle était la conversation abordée ? Ne sachant pas ce qui s'est dit, je ne sais pas comment les gens peuvent connaître quoi que ce soit sur ce truc." Que Reid puisse défendre ses joueurs est parfaitement compréhensible. Là où c'est plus génant, c'est lorsque NFL Network a montré, à la fin de la rencontre, un petit film qui récapitulait les routes de DeSean Jackson contre Seattle, et là, on se dit, qu'en ces temps de vaches maigres et de crise, la fierté d'Andy Reid a pris un sacré coup de dévaluation.

Un qui essaie encore d'y croire, c'est Brent Celek (TE). Sa récente interview fut sans langue de bois. Comme tout ces coéquipiers, Celek a entendu les gens éclater de rire à l'évocation de la Dream Team et se frotter les mains du fait que l'équipe du battage médiatique est à 4- 8. Celek veut croire dans le sursaut d'orgueil de ses coéquipiers afin de faire changer les perceptions : "Il nous reste quatre rencontres pour prouver que nous sommes légitimes. Pour le moment, le Monde se moque de nous." Que Celek compte terminer sur une note positive est évidemment tout à son honneur. Maintenant, rien de ce que les Eagles pourraient faire dans les quatre dernières semaines ne se substituera à l'idée que cette saison est un immense échec.

Penchons-nous un peu sur l'avenir des Eagles. Michael Vick (QB) a une base salariale garantie de 12,5 M$ en 2012. A moins qu'il soit trade (au vu de ses performances, cela serait étonnant), les Eagles sont coincés avec Vick pour la saison prochaine. Reid fut un coach qui a eu au moins le mérite de tirer le meilleur du fantasque QB en 2010. Quel coach accepterait de se tirer une balle dans le pied avec Vick ? Quel coach Vick accepterait-il ? La partie garantie du contrat à 100M $ de Vick s'achève après 2012. Disons-le autrement : Philly devra tirer encore un an avec le couple Reid / Vick. Et on essaiera à la limite de sauver les apparences avec un pseudo-ultimatum de fortune : selon certaines rumeurs, s'il ne veut pas être viré, Reid devra reconnaître qu'il a commis une erreur en changeant les responsabilités de son ancien coach de l'offensive line, Juan Castillo, devenu coordinateur défensif cette saison. Castillo viré, Reid conserverait son poste.

De son côté, Reid a préparé son argumentaire. "Si vous restez longtemps dans votre taf, l'âge rattrape chacun, même les plus formidables joueurs. Ils vont remiser leur carrière et vous devez reconstruire. On est dans cela. Vous regardez notre défense; on est jeune, mais jeune..."

Quoi qu'il en est, l'effort était le maître mot du match de Jeudi dernier. Les deux franchises se trouvaient à 4- 7. Mais l'effort signifiait probablement plus d'un côté : les Seahawks se sont battus à chaque play. Coach Pete Carroll a travaillé dur avec son staff et la montée en puissance de Seattle est significative. Tarvaris Jackson (QB) a su prendre les bonnes décisions lorsqu'il fallait et cela même sous la pression. La défense est assez impressionnante, à l'aise par rapport à la course et capable de big plays dans la secondary. L'identité de Seattle se trouve là : une grosse défense et une attaque construite sur le côté guerrier de MarShawn Lynch. Le RB est auteur d'une prestation sans faille (148 yards & 2 TDs). Et sa potion magique a été dévoilée aux yeux de tous :





Après l'effort, le réconfort... et, ici, cela prend vraiment tout son sens :





J'aurais souhaité terminer par une bonne note. Cela ne sera pas le cas : preuve du climat très particulier qui règne en ce moment du côté de Philly, Trent Cole a rendu un vibrant hommage à David Douillet. Regardez bien; c'est très bref et cela se passera en bas dans le coin gauche de l'écran :





Souffrant du muscle pectoral, Russel Okung ne rejourera plus de la saison. Attendons-nous à ce que la Ligue soit particulièrement sévère avec Cole et, pour une fois, cela sera bien mérité.


Finalement le meilleur du spectacle était ailleurs que sur le terrain...

LauLau a parié sur les :
Eagles

                                                                                                                                                                            

Indianapolis Colts (0- 12) @ New England Patriots (9- 3) : 24- 31 
Dimanche 4 Décembre - 19h 00 - Gillette Stadium


Il y a certaines paroles qui étonnent par leur spontanéité. Vraiment ? L'émission "Mike & Mike" sur ESPN Radio finalisait une interview Vendredi dernier de Bill Belichick. Ce dernier a évoqué pas mal de choses, mais l'on retiendra un passage en particulier. Pour lui, il n'aurait jamais souhaité avoir un autre QB que Tom Brady - ce n'est pas une surprise; le coach des Patriots l'a répété bien assez souvent au fil des années. Belichick ajouta ensuite qu'il avait été fier lorsque les Patriots avaient gagné 11 matchs sans Brady blessé. Oh, vraiment ? En parcourant les différents articles que j'avais en main sur le sujet, je me suis aperçu que les journalistes étaient tous d'accord sur une chose : Belichick n'avait jamais prétendu cela auparavant. Alors pourquoi maintenant ? Tout simplement une irrésistible envie de se payer Bill Polian & les Colts, un adversaire de taille ces dernières années qui ne fera plus de l'ombre au tableau du vaniteux coach des Patriots.

Au demeurant, nous voici en Décembre et Belichick n'a toujours pas trouvé un line-up constant en défense. Contre les Colts, les Patriots avaient trois nouveaux défenseurs à l'entâme de la rencontre. Un ancien WR - on ne parle pas d'Edelman pour une fois, mais de Matthew Slater (à quand OchoCinco en CB ?), Nathan Jones (signé la semaine dernière) et Niko Koutouvides (4ème équipe en 5 ans pour le joueur de la special team - la dernière fois qu'il avait été starter, cela date en 2004). Slater a fini la rencontre avec 7 tackles + 1 fumble. Koutouvides termine à 6 tackles et a montré un bon sens du coverage. Le score pourrait donner l'impression que la rencontre a été serrée; je soupçonne plutôt Belichick d'avoir voulu éprouver sa défense face à un adversaire supposé plus faible.

Et, dans ce sens, Dan Orlovsky a pu très certainement donner des idées au coach des Patriots en testant cette défense à de multiples reprises. Le QB des Colts, titularisé en lieu et place de Curtis Painter, ferait presque passer Coach Jim Caldwell pour quelqu'un d'inspiré - bonne partie du joueur, auteur de 280 yards lors de la seconde moitié de la rencontre. Il y avait quelque peu de suspense durant le quatrième quart mais les Colts n'ont pas réussi à concrétiser des onside kicks.

La question qui demeure du côté de la franchise d'Indianapolis : quel QB pour l'année prochaine ? Est-ce que les Colts vont payer 28M$ sous forme d'option bonus ? La seule façon d'éviter de sortir le chéquier serait de virer le vétéran, à moins que celui-ci soit d'accord de repousser la date où cette somme devient due. Dans sa dernière conférence de presse, on lui a demandé s'il était prêt à retravailler son contrat : "Il viendra un moment où nous évoquerons cela. Beaucoup de questions vont se résoudre d'elles-mêmes, d'ici trois mois... (...) en fait, je n'ai pensé qu'à suivre les conseils de mon médecin pour être là où j'en suis actuellement. Donc tout ce qui est du contrat, de 2012, de la Draft, ce sont des choses au sujet desquelles je n'ai pas réfléchi. Le temps viendra où je devrai sérieusement m'y mettre. En attendant, je n'y pense pas."

Petit jeu : trouvez un dialogue qui irait bien à cette photo.


LauLau a parié sur les :
 Patriots

                                                                                                                                                                            


Denver Broncos (7- 5) @ Minnesota Vikings (2- 10) : 35- 32
Dimanche 4 Décembre - 19h 00 - Mall of America Field


Il n'y aura pas de changement. Peu importe votre désespoir : le coach des Vikings sera toujours le même l'année prochaine.





Avec 1.12 au chrono, l'égalité au score et les Broncos face à un 1rst & goal à la ligne des 4 yards line, Denver n'avait plus qu'à courir le temps, attendre les dernières secondes et frapper le coup de pied de la victoire. C'est ce qu'ils ont fait. Cela peut interloquer tout fan des Vikings, mais Minnesota avait d'autres plans. Coach Leslie Frazier est en plein trip : "On a déjà bloqué un coup de pied auparavant. On va essayer d'en faire de même." Kevin Williams (DT) offre ce sentiment commun; il a expliqué que laisser les autres frapper, c'était un peu comme se redonner une chance. Mais bon... Que Williams pense cela, il est difficile de le blâmer; vu comment les Vikings jouent cette année, il n'y a rien d'étonnant en soi de ne pas croire en son attaque.

Sinon, l'actualité du moment tourne autour d'une vidéo montrant Jared Allen se défoulant sur le joueur des Falcons, Ray Edwards. Allen a fourni l'explication. Il était le long snapper lorsque Cullen Loeffler s'était blessé : "Ray est un ancien coéquipier et un ami. Avant le snap, je lui ai dit qu'il est reconnu pour donner des coups au long snapper. Donc je lui ai dit : tu me fais ça, je vais te foutre un pain dans la gueule, mec."

L'autre actualité tourne autour du maire de Minnesota, d'accord pour mettre 300M $ pour un nouveau stade.

Quant aux Broncos, le patron, John Elway, ne cesse de surprendre. Peu enclin de céder à la Tebowmania, il assène : "Je sais ce que tout le monde veut mais notre futur se décide maintenant. Lorsque l'on regarde où nous en sommes, le futur, ce sont les Chicago Bears. (...) Notre futur se décide maintenant et la clé pour nous est de continuer à se focaliser sur chaque match qui vient; essayer de remporter la division et voir ce qui peut se passer en playoff." Moralité : si Elway croyait en Jesus, il le nommerait starter pour l'année prochaine. C'est bon de savoir qu'il y a quelqu'un d'intègre à la tête des Broncos.


L'incorruptible ?


LauLau a parié sur les :
Broncos
                                                                                                                                                                            


Cincinnati Bengals (7- 5) @ Pittsburgh Steelers (9- 3) : 7- 35
Dimanche 4 Décembre - 19h 00 - Heinz Field


J'ai toujours pensé que, dans le débat sur la santé des joueurs dans la NFL - la lutte contre les traumatismes et les coups casque contre casque - il y avait une bonne dose d'hypocrisie. Le dernier exemple en date nous est donné par les Steelers. Pittsburgh a toujours essayé de tenir éloigné ses joueurs du protocole roboratif et contraignant de la Ligue en matière de traumatismes. C'est arrivé notamment lors de la rencontre des Steelers contre les Chiefs avec Troy Polamalu. Au lieu d'être emmené dans les vestiaires pour une évaluation complète, les Steelers l'ont fait rester sur le bas côté du terrain pendant le reste de la première partie de la rencontre. Le joueur avait même le casque sur la tête, comme s'il s'apprêtait à revenir. Heureusement, à la pause, Polamalu est resté dans les vestiaires. Ce qui est déjà un mieux dans les habitudes de la maison jaune - cela n'avait pas été le cas pour Hines Ward plus tôt dans la saison.

Coach Mike Tomlin n'a jamais employé le terme de "traumatisme." Il préfère dire : symptomes ressemblant à un traumatisme. Sur le "Pittsburgh Post Gazette", on trouve un passage riche d'enseignement dans un article de Gerry Dulac : "Il était clair et lucide à la pause mais il a été enlevé du terrain du fait des règles de la Ligue." C'est tellement plus simple de jouer sur les mots; les Steelers avaient la flexibilité d'intégrer Polamalu au match face aux Bengals. Un traumatisme déclaré à la Ligue n'aurait pu permettre cet état de fait.

LauLau a parié sur les :Steelers




                                                                                                                                                                            


Cleveland Browns (4- 8) @ Pittsburgh Steelers (9- 3) :
Vendredi 9 Décembre - 02h 20 - Heinz Field


Le film de la victoire des Ravens a du circuler. Si jamais Pittsburgh manquait d'inspiration... 

Le pari de LauLau :Steelers